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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 09:42

27 Novembre 2011

Nous avons rappelé dans le précédent article le problème auquel EDF doit faire face: Notre parc de production électrique n’est pas capable de répondre à deux situations de crise qui se répètent systématiquement tous les ans :

En hiver, les pics de consommation dépassent les capacités de puissance instantanée toutes sources cumulées ( Nucléaire, Thermique, Eolien, etc…).

En été, la sécheresse entraîne l’obligation de baisser la production des réacteurs nucléaires situés au bord de cours d’eau, car il n’y a plus assez d’eau pour les refroidir à pleine puissance.

Dans ces deux situations il est donc nécessaire d’importer de l’électricité, ce qui n’est pas une situation confortable, ni au plan financier, ni au plan de l’indépendance énergétique.

Les pics de consommation ayant tendance à s’aggraver chaque année, ainsi que la sécheresse , il devenait urgent de trouver une solution à cet angoissant problème.

D’autant plus que nos voisins, éventuels fournisseurs en périodes de pics de consommation, s’orientent vers une stratégie de sortie du nucléaire, laquelle se traduira par une baisse de leurs possibilités d’exportation.

Problème aggravé par la menace, de plus en plus concrète, d’une réduction programmée de 20% des capacités nucléaires en France en cas de succès de l’opposition aux présidentielles.

Face à ces nuages qui assombrissent notre horizon énergétique, EDF à mis en place, dès 2007, un vaste programme de montée en puissance de la production électrique à partir de centrales thermiques.

Ce programme comprend deux volets:

Un programme « Repowering » qui consiste à remplacer, dans les anciennes centrales thermiques, le vieux matériel par du matériel moderne de meilleur rendement avec un traitement des émissions.

Un programme de construction de nouvelles centrales thermiques exploitant le procédé CCG ( Cycle Combiné Gaz ).

Par exemple, la centrale de Martigues, qui représente le plus gros investissement EDF après Flamanville ( 0,47 Milliards d’euros). Elle comprend deux unités CCG de 930 MW, capables de produire annuellement 7 TWh.

Un tel programme permettra de répondre aux besoins des deux prochaines décennies. Au terme de cette période, les énergies renouvelables sont supposées prendre la relève. Une nouvelle stratégie sera alors définie, tenant compte des nouvelles conditions environnementales:

Comment aura évolué la consommation énergétique ?

Qu’en sera-t-il de la crise ?

Comment aura évolué le problème de la dette ?

Quelle sera la majorité au pouvoir ?

Où en seront les énergies renouvelables ?

Quelle sera la nouvelle politique nucléaire ?

Quel sera le marché des énergies fossiles carbonées ?

Où en sera le projet ITER ?

Faute de connaître aujourd’hui les réponses à ces questions, toute prévision au-delà de 2030 est parfaitement fantaisiste.

Le retour au Gaz permet d’assurer nos arrières en attendant une meilleure visibilité qui seule permettra d’établir une stratégie à long terme.

 

 

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 10:49

26 Novembre 2011

Au-delà du tango médiatique sur le retrait ou non du nucléaire, débat récupéré par la campagne présidentielle, il nous a paru intéressant de regarder à nos pieds comment travaillent ceux qui sont chargés de nous fournir en électricité au jour le jour, en véritables soutiers de l’énergie.

Leur problème n’est pas de savoir quelle serait la meilleure énergie pour le prochain siècle, mais de prendre, hic et nunc, des dispositions à court terme pour être en mesure de garantir nos fournitures électriques demain matin, ce qui n’est pas tout à fait la même chose.

Leur mot d’ordre est donc « Faire du mieux possible avec ce qu’on a sous la main».

De quels éléments disposent-ils pour établir leur plan d’action ?

1- D’abord l’état des lieux de la production:

Production 2010 / Source RTE: 550 Twh

Dont Nucléaire: 407

Hydroélectrique 68

Thermique flamme 59

Eolien 9,5

Autres renouvelables 5,5

Consommation intérieure 2010 / Même source: 488 TWh

Gradient par rapport à la consommation 2009: + 1,9 %

Ces chiffres confirment ce qu’on savait déjà: production globalement excédentaire, à 74% d’origine nucléaire. Energie nouvelles encore balbutiantes ( 3,8% de la consommation ).

Ce que ces chiffres ne disent pas, c’est que, malgré une production globale excédentaire, la France doit importer de l’électricité pour répondre aux besoins en périodes de pointes, cela à cause du manque de flexibilité de la production nucléaire. En 2010 le solde des échanges frontaliers est positif, à environ 60 TWh, mais nos besoins en période de pointe sont assurés par nos voisins.

Ce bilan montre que la capacité de production instantanée est insuffisante pour couvrir les besoins de pointe. Il faut alors acheter du courant à nos voisins.

2- Ensuite, le contexte Européen et le marché:

Nos voisins, à qui nous achetons de l’électricité pour répondre aux besoins de pointe, ont engagé une stratégie de retrait du nucléaire.

Cette stratégie se traduira par une tension sur la disponibilité d’énergie électrique en Europe, avec possibles difficultés d’approvisionnement pour la France en périodes de pointe). De plus cette électricité importée sera produite par des centrales thermiques à flamme, ce qui n’est pas vraiment dans les impératifs du grenelle de l’environnement, bonjour le CO2!

3- Puis l’analyse des besoins prévisionnels:

Malgré les appels à la frugalité énergétique, on ne peut que constater une augmentation de la consommation ( + 1,9% en 2010 ) malgré la crise.

L’analyse des raisons de cette augmentation est un autre problème. Le fournisseur l’électricité se borne à constater les chiffres.

Le responsable des approvisionnements doit donc raisonnablement envisager une croissance de sa production pour pouvoir répondre à la demande.

Et ce n’est pas l’arrivée de la voiture électrique qui le fera changer d’avis !

4- Ensuite, la conjoncture politique et les retombées de Fukushima:

La pression des antinucléaires devient de plus en plus forte, la catastrophe de Fukushima a fait du nucléaire un enjeu de campagne électorale.

Il faut donc s’attendre, en cas de changement de majorité, à des décisions gouvernementales se traduisant par une baisse de la capacité de production nucléaire.

Le programme de l’opposition annonce clairement une réduction de 75% à 50% de la part nucléaire dans le mix électrique français, par un arrêt de vingt quatre réacteurs sur une période de quinze à vingt ans.

5- Enfin, les énergies nouvelles.

Aujourd’hui elles entrent pour 3,8% dans la consommation intérieure d’électricité en France.

Ce chiffre est évidemment très modeste, mais tout les indices laissent espérer une croissance lente, mais régulière. Un apport significatif n’est cependant pas attendu avant dix à quinze ans.

Ces énergies nouvelles présentent une caractéristique innovante: elles peuvent être produites par les particuliers ou les collectivités à proximité immédiate des besoins. Les installations peuvent ou non être raccordées au réseau.

Ceci veut dire qu’une partie importante des besoins nouveaux pourra être couverte de cette manière, soulageant d’autant la charge des grands opérateurs de réseaux.

A tout ces éléments viennent s’ajouter les aspects financiers

( investissements, coûts, rentabilité) , la politique d’exportation de la technologie française, l’ouverture des marchés mondiaux, les impératifs du Grenelle de l’environnement, la coopération internationale, la recherche, la formation, etc…

Le prix public de l’électricité en France est l’un des moins élevés d’Europe. Des changements radicaux de stratégie énergétique exigeront des investissements très importants, qui devront être en partie couverts par des augmentations de tarifs, que l’usager public n’est pas prêt à accepter.

 

Il en résulte une stratégie dont on peut essayer de deviner les grandes lignes:

1- Dans l’immédiat, pour éviter une pénurie de fournitures électriques en périodes de pointe, mettre sur pied un programme de construction de centrales thermiques à flamme capables de prendre la relève des fournisseurs étrangers aux abonnés absents. Ce programme est déjà en route.

2- A court/moyen terme, mettre en place un programme de rationalisation des consommations dans le but d’effacer les pointes ( projet Smart Grid).

Un tel programme peut être opérationnel dans un délai de cinq à dix ans. Il passe par la nécessité de remplacer les compteurs, et par la mise en place d’un service de communication interactif, ainsi que l‘adaptation des matériels.

3- Dans l’hypothèse d’une confirmation du programme d’arrêt progressif de vingt-quatre réacteurs, lancer un programme de construction de centrales thermiques à flamme capables de fournir annuellement les 100 TWh qui feront défaut. Il s’agit d’un programme sur vingt ans, devant accompagner la baisse de production nucléaire.

4- Soutenir un programme de développement des énergies nouvelles fondé sur des centrales solaires et des fermes éoliennes connectées au réseau.

5- Dans le même temps, prendre en charge l’arrêt et le démantèlement des réacteurs nucléaires mis à la retraite.

6- Dans le même temps, mettre sur pied le programme de sécurisation des réacteurs nucléaires conservés en exploitation.

7- Consentir un gros effort de recherche industrielle pour améliorer le fonctionnement des centrales thermiques à flamme et réduire leurs émissions de CO2.

Il va sans dire qu’un tel programme nécessitera des investissements colossaux qui ne pourront être trouvés que dans la poche des usagers consommateurs, à la fois par des augmentations de tarif et par l’émission d’emprunts.

La réalisation de ce programme ambitieux porterait alors la part des énergies fossiles carbonées dans le mix énergétique , de 12,3% aujourd’hui à plus de 25% en 2025, chiffre qui dépendra bien sûr des besoins énergétiques de l’époque, et du développement des énergies renouvelables.

Ce retour en force des énergies fossiles carbonées est la démonstration de la prééminence du principe de réalité, qui prime toujours sur les idéaux.

 

 

 

 

 

 

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 19:03

23 Novembre 2011

En ces temps de disette financière, entretenir une danseuse est assez mal vu. Aussi tous les argentiers, y compris ceux de la Communauté Européenne, sont attentifs à débusquer les divas dispendieuses susceptibles d’entretenir les fuites du tonneau des danaïdes.

A ce titre, le projet ITER a retenu l’attention par son exubérance budgétaire qui semble ne pas avoir de bornes.

Nous avons déjà présenté sommairement ce projet ( Article du 20 Novembre) .

ITER ( International Thermonuclear Experimental Reactor), n’est que la première phase d’un formidable projet international qui vise rien moins que développer une source nouvelle d’énergie, semblable à celle du Soleil, exploitant la réaction de fusion à partir de matériaux disponibles en quantité illimitée et sans pollution ni déchets radioactifs.

En cas de succès, l’échéance de l’objectif industriel est le vingt-deuxième siècle. Il s’agit donc de recherche à très long terme, délai justifié par l’extrême difficulté de l’entreprise.

ITER est donc la phase initiale, dont le but est de démontrer la faisabilité de ce type de réacteur, et de développer les connaissances nécessaires au passage à la phase de démonstration avec un réacteur opérationnel de moyenne puissance.

Le coût global de la phase ITER , estimé initialement à environ 5 Milliards d’euros, est aujourd’hui évalué à 15 Milliards, incluant le développement du démonstrateur, son exploitation sur vingt ans, et son démantèlement.

Le démonstrateur est planifié pour être opérationnel en 2020, la phase d’exploitation durera jusqu’en 2040.

La communauté Européenne en finance 45%, à travers le programme EURATOM 2007-2011, inclus dans le septième Programme cadre. Ce financement est de 2,75 Milliards d’euros, dont 2,23 Milliards pour la recherche sur la fusion, le reste sur la recherche nucléaire en général.

La France accueille ITER sur le site de Cadarache.

Après ITER viendra la phase DEMO, dont le but est de démontrer la faisabilité industrielle d’un réacteur à fusion capable de fournir de l’électricité en continu. Ce démonstrateur servira au développement des connaissances et à la formation des ingénieurs et techniciens capables d’assurer le développement de la technologie de fusion du prochain siècle.

Le budget de 15 Milliards de la phase expérimentale laisse présager des budgets autrement colossaux pour les phases ultérieures.

Des réticences se manifestent au sein de la Communauté, exacerbées par deux évènements majeurs: Le désastre de Fukushima et la position allemande sur le nucléaire civil.

De plus, des membres de la communauté scientifique émettent des doutes sur la crédibilité du projet, et souhaitent au moins un moratoire à l’occasion duquel il serait procédé à un examen du programme par une commission indépendante.

Même sans ces réserves, que l’on ne peut écarter d’un revers de main comme ce fut le cas avec le GIEC, les budgets de recherche de la Communauté Européenne ne sont pas extensibles, surtout en ce moment.

La catastrophe de Fukushima a mis en évidence un problème de sureté nucléaire, et des sommes très importantes devront être consacrées d’urgence à la sécurisation du parc maintenu en activité.

Il ne serait pas acceptable de prendre sur les budgets du développement des énergies nouvelles pour soutenir un projet de fusion qui aboutirait au mieux en 2080.

Aux dernières nouvelles, le parlement Européen suggère de réduire la contribution communautaire au projet ITER, pour 2012-2013, à 1,75 Milliards , soit 460 Millions de moins que ce qui était proposé initialement.

A suivre…

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 19:38

20 Novembre 2011

Tout le monde a entendu parler du projet ITER, qui consiste à fabriquer un démonstrateur pour valider en quelque sorte un Soleil artificiel sur Terre.

C’est un projet international auquel participe la Communauté Européenne.

La communauté scientifique a fondé de grands espoirs sur ce nouveau procédé de production énergétique. Si cela fonctionne, l’Humanité disposerait d’une énergie illimitée, sinon gratuite. Nous pourrions alors sans scrupules arrêter tous les réacteurs nucléaires.

Ajoutons que ce Tokamak amélioré est non polluant, sans déchets, et fonctionne avec des matériaux disponibles partout. Le rêve.

Mais il y a un cadavre dans le placard.

Personne au monde n’a jamais réussi à faire fonctionner ce truc autrement qu’à l’échelle du laboratoire et encore, sur de courtes durées.

Des experts ont mis en évidence des problèmes de stabilité du plasma

( disruptions) pouvant générer des dégâts dans les installations, ces dégâts pouvant se transformer en catastrophes dans des installations puissantes.

Selon ces experts, on ne sait pas garantir les installations contre ce type de risque.

Officiellement, ce problème n’existe pas.

Mais, le projet étant financé en partie par la Communauté Européenne, et le budget étant passé de 5 Milliards d’euros à 15 Milliards, la commission budgétaire, à la recherche d’économies comme tout le monde en ces temps difficiles, a voulu en savoir plus sur ce merveilleux jouet.

La députée Européenne Michèle Rivasi ( EELV) ayant eu connaissance des analyses de jean-Pierre Petit sur le sujet, a transmis ce document aux membres francophones de la Commission IRE ( Industrie Recherche Energie ) ainsi qu’à la Commission du budget, à Bruxelles.

Une version anglaise sera prochainement transmise à tous les autres membres.

Le missile étant tiré, il faut s’attendre à deux types de réaction:

Soit le missile atteint sa cible et cause des dégâts conséquents, le moindre étant des coupures budgétaires dans le projet ITER, voire même plus.

Soit le lobby ITER ( en fait le CEA) lance un leurre qui réussit à détourner le missile, et les choses continuent, le budget ITER est approuvé, voire augmenté.

Affaire à suivre …

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 11:39

19 Novembre 2011

Le débat actuel porte donc sur les vertus comparées de l’atome, du vent, et du Soleil, pour savoir lequel sera à même d’assurer nos fournitures électriques dans l’hypothèse d’un abandon progressif du premier.

Dans nos contrées, peu ensoleillées au Nord de la Loire, le Solaire ne retient pas immédiatement l’attention, on lui préfère ( peut-être à tort) le vent, qui a l’excellente idée de souffler même la nuit et d’être relativement régulier et fort dans les zones littorales.

C’est donc d’éoliennes que nous allons parler.

Selon les standards actuels tels qu’ils ressortent de l’analyse des parcs installés, la productivité moyenne annuelle dans l’éolien est de 2,2 GWh pour 1 MW installé. Ceci tient compte évidemment de la disponibilité des turbines, et du régime des vents.

Les 58 réacteurs électronucléaires du parc français ont une puissance électrique moyenne de 1 075 MW environ, pour une production annuelle de 300 TWh .

Pour fournir une production équivalente avec de l’éolien, il faudrait donc 27 000 éoliennes de 5 MW installés ( ou 45 000 de 3 MW ).

Ce n’est pas impossible, les allemands ont entrepris de réaliser un tel programme.

En France, un tel projet n’est même pas envisagé. Il pourrait l’être en cas de changement de majorité.

L’implantation de plusieurs dizaines de milliers de grosses éoliennes n’est évidemment concevable que sur une période de plusieurs décennies. Ce n’est pas une question de décision politique, mais de simple bon sens.

La sortie du nucléaire comporterait une première phase d’arrêt des réacteurs les plus anciens, ayant atteint leur limite d’âge définie initialement. Il y en a une vingtaine en France, répartis sur les sites de Fessenheim, Bugey, Dampierre, Gravelines, Tricastin, et le Blayais. Ces réacteurs ont été mis en service dans les années 79/80/81.

Ces vingt réacteurs de 900 MWe produisent annuellement environ 100 TWh, pour une disponiblité de 70%.

( On notera au passage cette disponibilité bien supérieure à celle des éoliennes, le vent souffle où il veut, comme dit l’adage ).

Il n’est bien sûr pas question de créer une pénurie en arrêtant inconsidérément des réacteurs sans avoir prévu une solution de substitution, mise en place avant l’arrêt de ces réacteurs.

Dans l’hypothèse où cette solution serait l’éolien, il faudrait donc mettre en service 15 000 éoliennes de 3 MW, ce qui ne peut être réalisé qu’avec un délais d’au moins deux décennies.

De plus, l’éolien étant capricieux, ce parc de machines devra être soutenu par quelques nouvelles centrales thermiques à flamme, pour assurer le relais en période d’absence partielle de vent.

Aujourd’hui le coût de l’investissement éolien en parc est évalué à 1,3 Millions d’euros par MW installé, ceci incluant tous les corps de métiers.

Il faudra donc investir 60 Milliards d’euros en parcs éoliens pour compenser l’arrêt des 20 réacteurs les plus anciens. L’investissement sera plus élevé pour l’off shore. A cet investissement il faudra ajouter bien sûr les centrales thermiques d’appoint, et surtout la restructuration des réseaux de distribution. Sans oublier le coût induit pas l’arrêt des réacteurs, le fameux démantèlement…

Ceci ne va pas arranger la dette de l’Etat, mais quand on aime on ne compte pas…

Et puis, qu’est-ce que 100 ou 200 milliards de plus rapportés à une dette de 1 800 milliards ?

Et il resterait encore 38 réacteurs nucléaires en service, dont l’arrêt serait programmé sur une deuxième tranche, avec les investissements éoliens ou solaire en rapport.

La simple logique voudrait qu’un réacteur ne soit arrêté que lorsque la solution de substitution sera prête à assurer le relais.

Nous sommes donc là en face de quelques menus problèmes, que la simple volonté politique ne suffira peut-être pas à résoudre.

Au cas où ce programme de sortie progressive du nucléaire serait adopté,

je conseillerais au lecteur avisé de se procurer un groupe électrogène confortablement dimensionné et d’envisager une installation solaire mixte sur son toit, complétée éventuellement d’une petite éolienne, et d’un poèle à bois.

Ce n’est peut-être pas le moment d’acheter une voiture électrique…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:51

18 Novembre 2011

Les deux décennies écoulées ont été marquées par l’émergence d’une conscience écologique et, corollairement, par la montée en force des organisations de défense de l’environnement, avec lesquelles la puissance publique doit désormais compter.

L’un des vecteurs essentiels de l’action écologique est la lutte contre le changement climatique. La mise en évidence du phénomène, la recherche des causes, et la proposition de solutions, ont été formalisées à travers les travaux du GIEC.

Ces travaux ont mis en évidence ( entre autres) l’influence directe des émissions anthropiques de CO2 sur le réchauffement climatique. Malgré la persistance d’un mouvement de contestation, ces conclusions ont été admises et un programme planétaire de lutte contre ces émissions a été mis sur pied.

Le CO2 anthropique est essentiellement lié à l’utilisation des énergies fossiles carbonées. Le programme de lutte est donc orienté en priorité vers la réduction de consommation de ces énergies, l’objectif à atteindre étant la limitation du réchauffement de la planète à 2 °C à la fin de ce siècle.

Pour atteindre cet objectif , il faut mettre en œuvre une stratégie à plusieurs volets:

- Modération de la consommation d’énergies fossiles, le but étant d’étaler sur plusieurs siècles l’utilisation des réserves.

( Il est évident que ces réserves seront consommées en totalité; mais le gradient du taux de CO2 sera d’autant plus faible que les émissions seront étalées sur une plus longue durée )

- Développement des énergies nouvelles propres, renouvelables, et décarbonées ( Eolien et Solaire, avec un apport de géothermie et d’hydraulique ).

- Développement des processus de capture et séquestration du carbone, pour piéger une partie du CO2 émis.

Cette stratégie n’a de sens que si elle est appliquée à l’échelle de la planète. Elle doit donc tenir compte des besoins nouveaux des pays émergents, et de la pression démographique, deux causes évidentes d’un fort accroissement de la demande mondiale, malgré les mesures de modération dont la mise en place ne peut être qu’étalée dans le temps.

La mobilisation générale contre les émissions de CO2 conduit donc d’une part à une recherche de l’efficacité énergétique, et d’autre part à un basculement des applications vers l’électricité, lorsque c’est possible bien entendu. En effet les sources d’énergies nouvelles produisent essentiellement de l’électricité ( Eolien, solaire photovoltaïque et thermique). C’est donc vers l’électricité qu’il faudra se tourner, et délaisser fuel, charbon, et gaz naturel.

La demande d’électricité est donc appelée à croître considérablement, afin de réduire les émissions de CO2, et de s’adapter à la nouvelle énergie disponible.

C’est en tous cas le crédo qui nous a été proposé pour les prochaines décennies.

La voiture électrique est un exemple de cette démarche logique.

La consommation actuelle d’énergie en France est de l’ordre de 2 000 TWh, toutes énergies confondues, dont 400 TWh électriques.

Même avec une modération de nos besoins, cette consommation va demeurer importante, sauf à envisager une décroissance, qui n’est souhaitée par personne, de quelque bord politique qu’il soit.

Le basculement vers l’électricité de certaines applications aujourd’hui basées sur les énergies fossiles, ne peut qu’augmenter la demande, qui pourrait passer de 400 à 800 TWh en 2050, même si la demande énergétique globale reste stable.

Cette demande sera satisfaite en principe pour partie par le réseau public, et pour partie par l’autoproduction des particuliers ou collectivités. Faute de chiffre précis, on peut considérer un partage 50/50 comme raisonnable.

Le réseau public aurait donc à fournir 400 TWh comme aujourd’hui.

Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, sauf qu’aujourd’hui 75% de cette électricité est fournie par le nucléaire, et qu’il est fortement question de sortir du nucléaire.

Dans cette hypothèse, EDF devrait installer de quoi produire environ 300 TWh avec de l’éolien ou du solaire.

Le reste ( 400 TWh ) étant produit par des installations privées à base de photovoltaïque, de Solaire thermique, de petit éolien.

Une grosse éolienne de 5 MW peut produire en moyenne annuellement

5 GWh en France. Il en faudrait donc 60 000 pour obtenir 300 TWh.

Même en répartissant l’effort entre les différentes sources ( Eolien, solaire, autre ) ceci donne une petite idée du challenge.

Rappelons que le parc éolien français a produit en 2010 une énergie de

6,5 TWh, pour environ 4 000 éoliennes et une puissance installée de

6 400 MW. Il s’agit donc de « petites » machines, qu’il faudra remplacer par des monstres de 5 MW , et en implanter plusieurs dizaines de milliers.

La réalisation d’un tel programme nécessitera plusieurs dizaines d’années et un fort consensus de la population, qui est très loin d‘être acquis.

Un programme de sortie du nucléaire un peu trop rapide conduirait donc inéluctablement EDF à construire des centrale électriques thermiques ( à gaz probablement) , sous peine de mettre la France en panne.

Inutile de préciser que ces centrales émettront abondamment du CO2, en parfaite contradiction avec les principes de base initiaux.

Les prescripteurs écologiques ont donc en mains les données du problème, et devront établir leurs exigences sur les bases du choix entre l’atome ou le CO2.

L’Allemagne a choisi le CO2, et brûle du lignite dans ses centrales. Un programme de capture et séquestration du carbone est par ailleurs en développement, utilisant la technologie Oxyfuel produisant un CO2 pur injecté dans le sol. La première centrale de ce type est prévue pour 2020, avec une puissance de 1000 MW.

En attendant, les centrales de technologie actuelle au lignite ou au gaz produiront de grande quantités de CO2 tant que les procédés d’enfouissement de ce gaz ne seront pas industriellement disponibles, et acceptés par les populations.

Notons que l’Allemagne possède actuellement 17 réacteurs nucléaires produisant 130 TWh électriques, représentant 27% de ses besoins électriques (480 TWh).

Dans ce même pays les énergies renouvelables ont fait l’objet d’un développement volontariste. Aujourd’hui elles fournissent 16% les besoins électriques, et 30% sont visés pour 2020, soit environ 140 TWh.

L’effort à fournir par la France est beaucoup plus considérable, notre parc est de 59 réacteurs produisant 75 % des besoins électriques, soit 300 TWh.

En cas de sortie du nucléaire, on voit mal comme la France pourrait échapper au schéma allemand , c’est-à-dire remplacer les réacteurs actuels par des centrales thermiques. Sauf que ces centrales fonctionneront au gaz qu’il nous faudra acheter puisque nous n’avons aucune ressource interne, contrairement aux allemands.

Nous seront donc doublement pénalisés:

D’une part notre effort de remplacement du nucléaire sera triple de celui de l’Allemagne ( 75% des besoins à remplacer au lieu de 27% ).

D’autre part il nous faudra importer la totalité de l’énergie fossile nécessaire au fonctionnement de ces nouvelles centrales, alors que l’Allemagne dispose de réserves de lignite qu’elle ne se prive pas d’utiliser.

Il semble donc acquis qu’une sortie du nucléaire, même progressive, n’est possible qu’en assurant la période transitoire vers les énergies renouvelables par un retour aux énergies fossiles carbonées. L’Allemagne est en train d’en faire la démonstration, sans pour autant d’ailleurs être assurée du succès.

En son temps, notre bon Roi Henri s’est tiré d’un mauvais pas en sachant opportunément renoncer à son crédo, « Paris vaut bien une messe… ».

Nos amis écologistes sauront-ils faire preuve d’autant de discernement, ou de malignité ?

En attendant, vous reprendrez bien un peu de CO2 ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 19:06

Une crise salutaire ?

15 Novembre 2011

Un certain nombre de pays européens viennent de se réveiller avec une sévère gueule de bois.

Bien sûr personne n’ignorait l’existence de la dette des Etats, mais on en parlait comme d’une entité abstraite, une sorte de mal inévitable mais sans conséquence pratique. Les économistes distingués ne nous affirmaient-ils pas qu’un Etat ne peut pas faire faillite ?

Tout au plus jetait-on en haut lieu un regard un peu appuyé sur le service de la dette, lequel était perçu comme une sorte d’offrande rituelle pour se concilier les faveurs des dieux de l’économie.

Et ainsi, année après année, en est-on arrivés à cumuler une dette atteignant un montant extravagant, sans que jamais aucun responsable de haut niveau de quelque bord que ce soit, ne tire un signal d’alarme pour actionner les freins.

Cette course au surendettement se poursuivait donc imperturbablement, avec comme issue inéluctable le défaut du ou des Etats concernés.

(Les observateurs attentifs auront noté que cet argent n’est pas perdu pour tout le monde. En effet, le montant de l’augmentation annuelle de la dette est très voisin du montant de l’accroissement annuel cumulé des fortunes des plus riches).

L’intervention des agences de notation américaines est venu perturber le jeu en sifflant la fin de la partie.

Nombreux ont été ceux qui ont découvert à cette occasion que l’argent de la dette est du vrai argent, prêté contre versement d’un intérêt, et que les prêteurs s’intéressent de près au capacités de remboursement des Etats emprunteurs. Il en résulte une équation simplissime, plus la confiance baisse, et plus les taux augmentent. A un certain moment le service de la dette devient impossible et c’est la faillite.

Ce raisonnement est probablement trop simple pour retenir l’intérêt des puissants qui nous gouvernent…

Cette méconnaissances ( plutôt ce mépris ) des règles les plus élémentaires de la finance moderne est confondante. Que les lois de la mondialisation aient pu à ce point échapper à nos dirigeants de tous bords laisse pantois.

On aurait pu, à tout le moins, établir un semblant de début de contrôle de la dette publique des pays européens, adossé à une agence de notation européenne, et la BCE aurait eu les outils pour introduire un début de contrôle des marchés financiers.

Il aura fallu que les américains viennent nous tirer les oreilles pour nous rappeler que la finance est une affaire de grandes personnes, et que l’insouciance se paie cash.

Mais peut-être ce séisme aura-t-il des retombées positives. Mais que de dégâts devrons-nous constater avant que la situation ne se stabilise à un niveau plus raisonnable ?

Gageons que la prochaine génération d’hommes politiques y regardera à deux fois avant de se jeter dans les bras des financiers .

Qui a dit:

«  Pour dîner avec le diable, il faut une cuillère à long manche » ?….

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:51

9 Novembre 2011

Comme il fallait s’y attendre, le problème de l’énergie s’invite dans la campagne présidentielle.

Et, comme à l’accoutumée, le débat s’est établi au niveau passionnel sur le point de décider ou non de l’abandon du nucléaire. Il y a ceux qui ont la tête près du bonnet, et qui prônent un abandon rapide et définitif de toute activité à caractère nucléaire, sans autre forme de procès; une posture dogmatique qui n’admet aucune nuance. Et il a ceux qui voudraient bien pouvoir se passer de l’atome, mais qui comprennent intuitivement ou non qu’un changement de portage aussi considérable ne peut raisonnablement se faire que sur la durée, position que l‘on traduit sommairement par «wait and see » .

La raison et le dogme étant par nature inconciliables, ceux-là ne sont pas prêts à trouver un terrain d’entente…Sauf en présence d’un incendie électoraliste les contraignant à simuler un accord de circonstance assorti d’une sorte de dessous de table constitué de concessions sur quelques circonscriptions en 2012.

Face à cette querelle sans issue, il y a ceux qui campent sur leur portefeuille nucléaire et entendent bien le faire fructifier. Leurs arguments massue sont l’indépendance énergétique, avec comme corollaires la maîtrise des coûts, une moindre pression sur la balance du commerce extérieur, une absence de rejets de gaz à effet de serre, et une solution à l’épuisement des ressources fossiles.

Certes, les dangers des réacteurs actuels ne sont pas niés, mais les nucléaristes proposent des programmes de sécurisation des installations existantes, et surtout rappellent que le programme de développement de la génération IV porte sur des réacteurs différents beaucoup plus sûrs et dont les déchets seront moins préoccupants, par exemple les réacteurs à sels fondus. Ils oublient bien sûr de préciser qu’ils n’ont nullement l’intention d’y recourir, n’ayant pas pour habitude de changer de cheval au milieu du gué.

Flamanville for ever….

Il ne nous appartient pas de porter un jugement sur ces tendances , aussi respectables l’une que l’autre, le vrai problème n’est pas là.

La vraie question est de savoir non pas ce que l’on souhaiterait faire, mais ce que l’on pourra faire à partir de la situation actuelle et de l’évolution prévisible des besoins énergétiques et de la situation économique du Pays.

Pour tâcher de faire la part des choses entre les nucléaristes convaincus et les gourous du retour à la nature, les parlementaires ont engagé une réflexion de fond qui se veut dépassionnée et avec une vision à long terme tenant compte de l’évolution réelle des besoins et de la conjoncture économique.

Dans le cadre de cette démarche, l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques a auditionné des experts à l'Assemblée nationale le 3 novembre 2011 afin de mesurer les perspectives d'évolution à moyen et long terme de la consommation électrique en France, et en général de la consommation énergétique.

En effet, si l’on ne veut pas mettre la charrue avant les bœufs, une réflexion sur les choix énergétiques doit débuter par une analyse des besoins futurs de la société du XXIè siècle.

Selon les études de EDF/RTE ( dont les données sont à la base de l’analyse ) la consommation d’électricité croitra de 0,6% par an au moins jusqu’en 2030. Cette croissance sera tirée par l’augmentation des applications électriques, les besoins des véhicules électriques, la consommation des TIC ( Ordinateurs, internet, serveurs, etc…) et du basculement vers l’électricité de certaines applications aujourd’hui consommatrices de fuel. Ceci balançant à peu près les baisses prévues grâce aux économies d’énergie programmées.

Face à cette évaluation qui se veut réaliste, les tenants des énergies nouvelles fondent leurs projets énergétiques sur des besoins notablement inférieurs, calculés sur la base d’économies d’énergie drastiques, une véritable purge .

Dans l’hypothèse d’un débat public sur la Politique énergétique de la France, il y aura donc deux scénarios face à face: L‘un, établi à partir des données de EDF/RTE, et l’autre émanant peu ou prou de l’association NEGAWATT.

Le premier est relativement conservatif, tout en intégrant des économies d’énergie significatives. Il n’est pas compatible avec l’abandon du nucléaire au profit des énergies nouvelles ( Solaire et Eolien ). Celles-ci sont supposées se développer au rythme normal du marché.

Le second est révolutionnaire car, au contraire du précédent, il ne se dissocie pas de l’abandon du nucléaire. Il prône le remplacement de l’atome par les énergies Solaire et Eolienne, ce qui suppose de considérables économies d’énergie et des investissements colossaux dans le changement de portage énergétique.

Les deux scénarios sont à ce point différents qu’un compromis paraît difficile à trouver.

Mais, y aura-t-il un débat public ?

Il se confirme donc que le problème des choix énergétiques sera au centre de la campagne présidentielle.

Nous n’en voulons pour preuve que le récent conflit qui oppose le PS et EELV, conflit qui porte non pas sur la dette publique, ni sur la politique de rigueur, mais bien sur la question de l’abandon ou de la poursuite du nucléaire.

En guise d’entremets, les médias se font le relais d’annonces implicitement alarmistes concernant une éventuelle pénurie d’électricité cet hiver, conséquence possible de l’arrêt de réacteurs nucléaires allemands.

Outre que cette occurrence est fortement probable et donc qu’un homme prévenu en vaut deux, ce petit rappel discret en période de discussions sur les choix énergétiques est de nature à faire tomber les indécis dans le « bon » camp le moment venu.

Certains mauvais esprits n’hésitent pas à «leur» prêter l’intention de nous faire le coup de la panne cet hiver pour convaincre les incrédules du réel risque de pénurie.

Le coup de la panne, certainement pas, mais de nécessaires arbitrages, probablement….

 

 

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 15:12

Les caprices d’INES.

Le 12 Septembre se produisait une explosion dans un four de retraitement de déchets radioactifs sur le site de CENTRACO près de Marcoule.

Bilan provisoire: un mort et un blessé grave.

Le communiqué officiel faisait état d’une absence de risque de contamination radiologique .

La CRIIRAD, alertée par les chiffres ridiculement bas cités dans le communiqué, et parfaitement fantaisistes eu égard à la quantité et à la nature des produits en traitement dans le four, adressa une requête d’abord à l’ASN, puis au Procureur de la République.

Le lapin étant sorti du chapeau, merci la CRIIRAD, il est désormais impossible de balayer la poussière sous le tapis.

Nous entendrons donc reparler de cette affaire.

Notre propos aujourd’hui est relatif au classement de cet évènement par rapport à l’échelle INES.

Rappelons que cette échelle définit 7 niveaux de gravité croissante.

L’explosion de Marcoule a été classée niveau 1.

Quelle est la définition du niveau 1 ?

C’est une « anomalie sortant du régime de fonctionnement autorisé » .

Explosion d’un four avec projection de déchets radioactifs, fermeture du site, un mort, un blessé grave. Les familles concernées apprécieront l’importance accordée à la catastrophe qui les frappe.

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 15:24

19 Septembre 2011

Dans les articles précédents nous avons tenté de débroussailler le problème de la voiture électrique. Notre approche nous a conduit à montrer que l’abandon du moteur thermique au profit d’un basculement sur un véhicule tout électrique n’est pas la bonne solution pour amorcer ce nouveau marché dans de bonnes conditions. Trop d’interrogations subsistent à propos des possibilités réelles de la technologie des batteries, de l’autonomie des véhicules, des infrastructures indispensables à la gestion des problèmes de recharge, et du gain réel en terme d’émissions de CO2, compte tenu de l’origine actuelle de l’électricité.

On peut donc penser que le marché de la voiture particulière, dont le démarrage en volume est espéré pour 2012, sera sagement représenté par des modèles hybrides.

Un exemple de ce que pourrait être le véhicule hybride des dix prochaines années est le modèle TOYOTA Prius PHEV 2012.

Ce constructeur a déjà engrangé une bonne expérience du concept de motorisation hybride, et possède une connaissance en situation des besoins des clients et des problèmes de gestion.

Le PHEV 2012 possède un moteur à essence couplé à un moteur électrique. Les deux moteurs sont gérés par le système propriétaire HSD

( Hybrid Synergy Drive ), qui permet d’optimiser les conditions de fonctionnement de l’un ou de l’autre, ou des deux ensemble . Le moteur thermique fonctionne selon le cycle Atkinson, qui procure une amélioration significative du rendement. La présence du moteur électrique et d’un couplage glissant permet de maintenir le moteur Atkinson dans ses meilleures limites de rendement.

Ce choix permet d’obtenir des performances de premier plan: La consommation normalisée d’essence est de 2,2 l/100 kms, et les émissions de CO2 sont de 49 g/km.

Contrairement aux premiers modèles hybrides, qui étaient équipés d’une batterie de capacité très faible, le PHEV 2012 possède une batterie Lithium-ion de 5 KWh, qui lui procure une autonomie en tout électrique de 20 kms environ, avec un surpoids modéré de 40 Kg ( contre 250 Kg pour une tout électrique).

Cette combinaison permet donc de rouler tout électrique en agglomération, avec une bonne réserve d’énergie, le moteur thermique prenant le relais hors agglomération.

La recharge de la batterie s’effectue soit par le moteur thermique, soit sur une prise extérieure.

Cette solution hybride auto-rechargeable possède de nombreux avantages:

- Les émissions de CO2 sont fortement réduites, ainsi que la consommation d’essence.

- Les émissions d’oxydes d’azote sont nulles.

- L’autonomie du véhicule n’est plus un problème.

- L’usager est libéré du problème de recharge de la batterie, qui peut être confiée au moteur thermique à haut rendement.

- En agglomération, la pollution au CO2 est nulle grâce au mode tout électrique possible sur 20 kms.

- les performances routières de la voiture ne sont pas affectées, grâce au moteur thermique de 1,8 L de 100 CV, contrairement aux concurrentes tout électriques, limitées à la fois en vitesse et en autonomie.

Ce concept, qui paraît au premier abord le résultat du mariage d’une carpe et d’un lapin, pourrait bien rallier les suffrages des acheteurs, soucieux avant tout de ne pas s’embarquer vers l’inconnu en investissant dans une tringle à rideau.

Les concurrentes tout électriques surfent sur un prix de marché notablement inférieur à celui des hybrides. Mais c’est sans compter avec le prix de l’énorme batterie, des performances dégradées, et surtout une autonomie à la limite du sérieux, aggravée par l’absence totale d’infrastructures de recharge.

Au consommateur de faire la part des choses, à condition qu’il soit honnêtement informé des avantages et des inconvénients de telle ou telle solution.

 

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