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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 18:40

1er Février 2014

La Commission Européenne a cru bon d’annoncer à la Cantonade qu’elle ne se fâcherait pas si quelqu’un s’avisait d’extraire le fameux gaz, à condition toutefois que toutes les précautions soient prises pour ne pas empoisonner l’environnement.

Les exégètes ont bien sûr tenté d’interpréter cette annonce en termes de stratégie énergétique, voire d’encouragement au vice. On peut y voir au minimum la levée d’une excommunication que certain auraient bien voulu au contraire voir confirmée.

En somme, on peut y aller mais en faisant attention.

Le feu vert vient certes un peu tard puisque, à part la France et la Bulgarie, tout le monde y a déjà trempé plus ou moins ses bottes, la Pologne ayant même lancé l’exploitation pour 2015.

( Voir Institut Thomas More: « Gaz de schiste en Europe, Analyse comparative dans 14 pays européens » , Décembre 2012).

Seule la France fait chambre à part, avec la Bulgarie.

Il est vrai que de subtiles précautions sémantiques furent prises lors de l’énoncé de l’interdiction:

Ce n’est pas l’exploitation des gaz de schiste qui est prohibée, c’est l’usage de la fracturation hydraulique.

Dans l’hypothèse, de plus en plus probable, où toute l’Europe exploiterait les gaz de schiste, la situation de la France deviendrait évidemment intenable. Pour éviter de perdre la face il nous faut donc trouver une autre méthode que la fracturation hydraulique pour extraire le produit convoité.

Car il est bien sûr convoité.

A l’heure ou la dette publique s’ accroit de un million d’euros toutes les six minutes (Voir le compteur dans le Figaro) et où 98% de notre gaz naturel est importé au coût de 23 euro le MWh, pour un total de 500 TWh annuels, quel est le Chef d’Etat qui ne souhaiterait pas creuser un peu dans son jardin pour y chercher des ressources gazeuses ?

Même du charbon serait le bienvenu.

Diverses méthodes sont étudiées pour trouver un succédané acceptable (ou faut-il dire succès damné ?) , le remplacement de l’eau par du fluoropropane semble avoir retenu l’attention de quelques membres du Gouvernement, surtout parce qu’il permettrait de contourner l’interdiction.

Le procédé est évidemment loin d’être au point, et surtout son coût sera très élevé comparé à celui de l’eau. Quant aux inconvénients, ils restent à découvrir en installant un ou deux démonstrateurs, à condition que les associations de défense de l’environnement n’en prennent pas ombrage.

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