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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 19:11

11 Janvier 2011


Les pays en voie de développement se sont regroupés dès 1964 au sein de l’ONU en une organisation autonome chargée de défendre leurs intérêts. Cette organisation, le G77, formée au départ de 77 pays membres, en compte aujourd’hui 130.


Cette organisation se voulait un contre poids à l’OCDE créée en 1960 et regroupant les pays les plus riches de la planète.


Face au G77 ( nous pourrions dire au-dessus) , nous trouvons au sein de l’ONU le G20, créé en 1999 avec 19 pays membres plus l’Union Européenne.


Le G20 est l’héritier du G6 créé en 1975.


Tout le monde connait le G20, qui représente 85% du commerce mondial, 90% du produit mondial brut, et les deux tiers de la population de la planète.


Le poids démographique, la richesse et la puissance du G20 pourrait en faire le germe d’un gouvernement mondial , mais eu égard à la disparité des intérêts de ses membres, et aux antagonismes séculaires qui les opposent, il n’est qu’une sorte de conférence permanente chargée d’harmoniser la gouvernance économique de la planète, sous la tutelle de l‘ONU pour les affaires politiques.


Le G20 mène ses actions avec le souci des intérêts de ses pays membres, mais aussi, du moins en théorie, avec le souci du développement harmonieux et durable du reste du monde.


Le développement durable suppose la prise en charge de la protection de la planète en terme de changements climatiques, de pollution , de protection de l’environnement et de la biodiversité.


Rappelons que le GIEC a été créé en 1988 à la demande du G7 (Aujourd’hui G20) pour l’analyse du changement climatique.


En Décembre 2010 l’Assemblée Générale de l’ONU a approuvé la création de l’IPBES ( Intergovernmental Science Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services ). Le principe en avait été adopté en Juin 2010 en Corée du Sud par plus de 90 pays.


Cet organisme peut être considéré comme le GIEC de la biodiversité.


Le contenu des missions de l’IPBES a suscité des réticences au sein des pays en voie de développement ( Les représentants du G77 plus la Chine ont d’abord jugé prématurée sa création ).


On peut les comprendre.


Le GIEC/IPCC a déclenché la chasse au CO2 et recommandé des mesures conservatoires pour stopper la croissance des émissions. L’application de ces mesures impose un basculement vers des énergies non émettrices de CO2. Les pays industrialisés ont les moyens de faire face à ces exigences, leur technologie permet à la fois des économies d’énergie, le captage et la séquestration du CO2, et le développement des énergies de remplacement.


Les pays en voie de développement n’ont pas ces possibilités, leur développement n’est possible que par le recours aux énergies traditionnelles polluantes, c’est-à-dire en opposition avec les recommandations du GIEC. Ces contraintes sont ressenties comme un frein au développement.


La monté en puissance des organismes de protection de l’environnement et de la biodiversité risque de rajouter une couche de contraintes supplémentaires sur ces pays et de les rendre encore plus dépendants des pays riches .


En clair, ils craignent de se voir interdire l’accès au standard de vie « occidental »  et réduits au rôle de gardiens et  protecteurs de l’environnement et de la biodiversité et de n’intéressez le monde que par leurs richesses minières et leurs capacités d’accueil touristique.


Ils n’ont pas l’intention de se laisser ainsi marginaliser….



 


 


 


 

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