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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 16:21

 

21 Mai 2010

Christine Albanel a remis son rapport sur le livre numérique au Premier Ministre le 16 Avril 2010.

Les propositions essentielles sont les suivantes:

- Extension au livre numérique de la loi Lang du 10 Août 1981 sur le prix unique du livre.

- Interdiction de pratiquer des rabais supérieurs à 50% pour éviter de concurrencer le livre de poche.

- Application au livre numérique du taux réduit de TVA à 5,5%.

- Création d’un GIE chargé de prendre en main tous les problèmes de mise en oeuvre d’une plateforme commune interprofessionnelle de distribution.

- Extension du concept Gallica vers un grand portail français du livre numérique ( Gallica 2).

- Appel aux éditeurs pour qu’ils se groupent au sein de l’ALPA ( Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle) , et qu’ils définissent leur politique de protection des œuvres afin que la loi Hadopi puisse s’appliquer.

Il ne reste plus qu’à légiférer pour que , au moins en France, le livre numérique soit fermement tenu par les éditeurs et encadré par l’Etat. Plus aucune tête ne devra dépasser.

Mais cela sera-t-il suffisant pour faire trembler Google, Amazon et Apple ?

 

 

 

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 11:42

Faut-il avoir peur des DCU ?

 

 

21 Mai 2010

Internet est une source inépuisable d’information et d’accès gratuit à la culture. La possibilité est offerte à tout usager de télécharger gratuitement de très nombreux documents et ouvrages avec l’accord des auteurs, les fichiers étant alors diffusés en clair .

Le commerce des œuvres de l’esprit , audiovisuel et livre numérique au sens large, a fait apparaître la nécessité de développer un ensemble de mesures techniques de protection des œuvres ( MTP) afin d’éviter leur détournement au profit de réseaux commerciaux parallèles ( marché noir) ou dans le but de nuire aux ayant-droits en offrant l’œuvre en téléchargement gratuit ( donc illégal en l’occurrence).

La loi Hadopi a pour but de trouver et de sanctionner les usagers qui

Se livrent au téléchargement d’un fichier diffusé en clair et obtenu grâce à un contournement illégal des MTP.

Note.

De nombreux ouvrages sont offerts sur internet en téléchargement gratuit et dans des conditions parfaitement légales. Mais parmi ces ouvrages il peut s’en trouver certains dont l’origine est illégale. Rien ne permet à l’usager d’identifier un tel fichier . C’est une faille de la loi Hadopi qui pourra donner lieu à moult procès.

Les MTP sont généralement constituées d’un cryptage classique des fichiers complété par un Dispositif de Contrôle d’Usage ( DRM in English, Digital Rights Management) .

Les DCU implémentent un certain nombre de fonctions comme par exemple:

-anti-copie

Interdisant la copie ou limitant le nombre de copies possibles.

-anti-usage :

La lecture n'est possible que sur certains types de matériels et/ou avec certains logiciels propriétaires.

-identification de l'utilisateur :

Lecture autorisée uniquement pour l'utilisateur identifié .

-tatouage de l'oeuvre :

Un signal identifiant unique caché dans chaque exemplaire d'une oeuvre permet de traçer sa redistribution.

-traçage de l'usage :

Transmission d'informations (collecte de données personnelles : utilisateur, date, heure, titre,...) via internet à usage commercial ( logiciel espion).

 

Il est indispensable que le contenu des DCU soit règlementé par la loi, sous peine d’ouvrir la voie à des débordements regrettables.

 

 

 

 

La loi définit les « mesures techniques de protection »:

 

article 9-3 de la directive 2001/29/CE1:

 

« toute technologie, dispositif ou composant qui, dans le cadre normal de son fonctionnement, est destiné à empêcher ou à limiter, en ce qui concerne les oeuvres ou autres objets protégés, les actes non autorisés par le titulaire d'un droit d'auteur ou d'un droit voisin du droit d'auteur prévu par la loi. Les mesures techniques sont réputées efficaces lorsque l'utilisation d'une oeuvre protégée, ou celle d'un autre objet protégé, est contrôlée par les titulaires du droit grâce à l'application d'un code d'accès ou d'un procédé de protection, tel que le cryptage, le brouillage ou toute autre transformation de l'oeuvre ou de l'objet protégé ou d'un mécanisme de contrôle de copie qui atteint cet objectif de protection »

 

Mais cette formulation n’entre pas dans les détails de la réalisation, et ne prend pas en compte explicitement la nécessité de respecter les droits des usagers comme par exemple:

- Le droit à la copie privée.

- Le droit de pouvoir lire une œuvre sur n’importe quel matériel commercialisé à cette fin ( interopérabilité).

- Le droit à la protection des données personnelles.

- Le droit de conserver accès à l’œuvre sans limite de temps.

- Le droit de pouvoir lire l’œuvre sur un ordinateur avec n’importe quel système d’exploitation et notamment les systèmes ouverts ( Linux ).

- Etc….

 

Ces lacunes sont actuellement la porte ouverte à tout les abus, y compris l’introduction de logiciels espions de bas-niveau ( Rootkits) impossibles à désinstaller ( voir class action ( procès collectif) contre Sony aux USA).

 

L’usager se trouve donc devoir supporter une double menace:

- Celle de la loi Hadopi , susceptible de frapper aveuglément même un usager de bonne foi .

- Celle des DCU/DRM qui introduisent des limitations drastiques dans l’usage de l’œuvre, et qui outrepassent les droits élémentaires individuels.

 

On peut se demander quel avenir est réservé au livre numérique en particulier lorsque les usagers auront réalisé l’ampleur des risques qu’ils prendront en téléchargeant un ouvrage même légalement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 19:32

19 Mai 2010

La protection des droits d’auteurs doit-elle passer

par l’atteinte aux droits des citoyens ?

Depuis plusieurs années, la lutte contre le téléchargement illégal sur internet est au centre des préoccupations de tout les participants à la chaîne de diffusion numérique des œuvres de l’esprit. Auteurs et ayant-droits, éditeurs, distributeurs, tous se préoccupent de protéger leurs intérêts.

La protection des œuvres peut être envisagée selon la méthode classique qui consiste en un cryptage du fichier , le décryptage étant effectué à partir d’un code obtenu en échange du paiement. On peut raffiner le procédé en en rendant le décryptage seulement possible sur un matériel de lecture déterminé. Bien entendu l’usager « normal » n’a jamais accès au fichier en clair !

C’est le rôle des DCU ( Dispositif de Contrôle d’Usage), dont les DRM ( Digital Rights Management) sont une application,.

Mais à côté des usagers «normaux » gravitent les pirates informatiques qui auront tôt fait de casser le code de cryptage des fichiers, lesquels fichiers se trouveront rapidement diffusés en clair sur internet aux fins de téléchargement illégal.

Dans le cas du livre numérique plusieurs procédés de piratage peuvent être mis en œuvre:

La première méthode consiste à scanner le livre papier acheté chez le libraire du coin. Méthode longue ( sauf si on s’y met à plusieurs), qui délivre des fichiers images. C’est la méthode la plus simple.

La deuxième méthode consiste à « entrer » dans une tablette de lecture et à prélever les données qui transitent pas la carte mémoire avant d’être affichées à l’écran.

La troisième méthode consiste à « craquer » le code de cryptage.

Il n’y a donc pas de difficulté majeure pour un pirate spécialiste organisé à se procurer le fichier en clair .

La protection des œuvres ne peut donc être réalisée efficacement que grâce à une surveillance inquisitoriale des internautes , pour détecter quelle œuvre est téléchargée illégalement par un usager et déclencher une procédure judiciaire pour contrefaçon ou usage de contrefaçon.

Et c’est là que le bât blesse car un tel réseau de surveillance implique la violation de certains droits civiques. Ce problème de violation des droits civiques est la pierre d’achoppement de la loi qui doit nécessairement être votée pour valider la procédure, après avoir reçu l’approbation de la CNIL et du Conseil Constitutionnel.

Au départ il y avait la directive Européenne 2001/29/CE issue des accords ADPIC de 1995 sous l’égide de l’OMC , et des accords OMPI ( Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle). Le but étant «  d’adapter le droit d’auteur aux évolutions technologiques de la société de l’information ».

Le projet de loi française DADvSI ( Droits d’Auteurs et Droits voisins dans la Société de l’Information) avait pour objectif de transposer dans le droit français la directive Européenne. Cette loi a été votée en 2006 et n’a jamais pu être appliquée car c’est une tringle à rideau juridique et que les moyens matériels pour l’appliquer n’existent pas.

Le législateur ne s’est pas découragé et est revenu à la charge avec la loi dite « Création et Internet » ,

Qui pose les principes permettant l’identification de la ligne d’abonné présumé coupable ( adresse IP) et détermine les sanctions applicables.

Une Haute Autorité est créée pour prendre en charge l’application de la loi. Il s’agit de la «Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet » ( HADOPI), la loi étant maintenant désignée par cet acronyme.

L’Hadopi remplace l’ancienne ARMT (Autorité de Régulation des Mesures Techniques), créée pour accompagner la loi DADvSI , chargée entre autres de l’intéropérabilité des mesures de protection ( DCU).

Des modifications ont été apportées à la loi hadopi, justifiant le vote d’une loi complémentaire dit «Hadopi 2« , publiée au JO le 29 Décembre 2009.

Cette loi définit la composition de la sauce à laquelle les internautes vont être mangés. Elle comporte deux grands volets:

Un premier volet définit la procédure et les méthodes qui permettront à l’Hadopi d’identifier l’adresse IP suspectée se servir d’interface à un téléchargement illégal.

Le second volet définit la procédure et l’importance des sanctions appliquées à l’abonné correspondant à cette adresse IP. Le principe retenu est celui de la «riposte graduée ».

Les « lois » diverses qui se sont succédées jusqu’à « Hadopi2 » étaient surtout dirigées contre le piratage audiovisuel. Mais il est bien évident que le monde du livre numérique est également visé.

Le premier ministre François Fillon a confié à Christine Albanel une mission sur la numérisation des livres et la lutte contre le piratage des contenus dans l'édition. Ses conclusions ont été rendues le 16 Avril 2010. 

Il avait été demandé à l’ex-ministre de la Culture d’« expertiser les conditions dans lesquelles le secteur de l'édition pourrait le mieux tirer parti des mesures de protection et de dissuasion qui seront mises en œuvre par Hadopi ».

Plusieurs entités participent à la surveillance des internautes et aux sanctions infligées aux pirates:

- Les ayant-droits, à qui incombent la charge de détecter les adresses IP des terminaux qui téléchargent illégalement, et de prévenir l’Hadopi.

- L’Hadopi, qui utilisera les informations fournies par les ayant-droits pour identifier les responsables ( abonnés) avec la coopération du FAI.

- Les FAI, qui sont tenus de transmettre à l’administration tous renseignements concernant l’abonnés correspondant à l’IP incriminé.

- Le juge, chargé de prononcer les peines pour les prévenus qui n’auraient pas obéi aux injonctions de l’Hadopi. Les peines pourront aller de la suspension de l’abonnement jusqu’à deux ans de prison et 300 000 euros d’amende !!!!

Avant de transmettre le dossier au juge , l’Hadopi enverra à l’abonné des courriers de mise en garde. C’est la « riposte graduée ».

L’abonné qui désire s’assurer contre tout téléchargement illégal effectué à son insu sur son terminal devra utiliser un logiciel de sécurisation . L’Hadopi devra fournir un tel logiciel ou une liste de logiciels qu’elle aura homologué. Il appartiendra à l’abonné de prouver que le logiciel de sécurisation était activé au moment des faits qui lui sont reprochés.

L’Hadopi n’est pas en mesure de fournir un tel logiciel actuellement.

Pour le développement des logiciels qui seront utilisés pour la surveillance du réseau , l’Hadopi a choisi la société Trident Media Guard.

 

En plus de cette sécurisation du PC l’abonné devra sécuriser sa connexion WiFi bien entendu.

Ces précautions valent pour tout les internautes, même ceux qui ne téléchargent jamais rien.

Il s’agit donc d’une procédure inquisitoriale qui concernent l’ensemble des abonnés, qui sont considérés comme des criminels en puissance.

Pour Michèle Alliot-Marie, la ministre de la Justice, l’abonné dont la ligne aura été piratée à son insu se rend coupable de «négligence caractérisée», voire de «complicité» avec le pirate. Le titulaire de l’abonnement pourra être sanctionné par une contravention (jusqu’à 3.750 euros) et une suspension de l’accès au Net pendant un mois.

Il n’est pas sûr qu’un tel déploiement de menaces soit de nature à favoriser le développement du livre numérique.

 

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 18:46

GOOGLE se pose en législateur du livre numérique.

 

18 Mai 2010

Google n’a jamais caché son intention de conquérir le marché mondial de la diffusion de l’information. Alors que notre culture européenne nous fait un devoir de longuement discuter , d’écouter toutes les parties, d’élaborer des codes, de légiférer, de mettre la ceinture et les bretelles, avant éventuellement d’agir, Google a fait l’inverse. Il a commencé par agir, pour éventuellement discuter après.

Fort de son expérience de la chose numérique et armé de ses formidables bénéfices engrangés, Google a entrepris de numériser tout ce qui lui tombait sous la main, sans plus se préoccuper de subtilités comme les droits d’auteurs, l’urgence étant de prendre position sur le marché. Les discussions viendraient plus tard.

Remarquons au passage que cette stratégie est calquée sur les enseignements délivrés dans les écoles militaires.

Etant de loin le plus fort sur le terrain des opérations, le moteur de recherche s’est vite transformé en moteur de conquête.

Après un réveil difficile, les adversaires potentiels se sont réveillés et ont entrepris d’allumer un contre-feu. L’AAP ( Association des Editeurs Américains) et l’AG ( Authors Guild) , ont intenté un procès en recours collectif ( la loi américaine permet cela). Comme il fallait s’y attendre Google a sorti son argument imparable, un gros paquet de dollars.

125 Millions de dollars ont été mis sur la table pour faire avaler la pilule, et un compromis a été proposé , qui laisse la part belle à Google. Ce compromis , connu sous le nom de « Règlement Google livres » a été accepté en première instance.

Mais le contenu de ce « règlement » , en plus d’être outrageusement favorable à Google, contenait implicitement la possibilité pour icelui de l’appliquer au monde entier. Les instances internationales ont protesté ( surtout la France et l’Allemagne) , et les concurrents ont invoqué la loi anti-trust. L’affaire a du mal à passer et se trouve toujours entre les mains du juge fédéral, malgré une nouvelle mouture du fameux « règlement ». La nouvelle version serait paraît-il plus acceptable.

Il est donc probable que le marché de la diffusion des œuvres numérisées sera dominé par Google, d’abord aux Etats-Unis, puis dans le monde.

L’Europe n’a évidemment pas la possibilité de s’opposer à ce rouleau compresseur , et devra accepter le « Règlement Google livres » , même si certains auraient préféré une législation concertée.

Affaire à suivre….

 

 

 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 12:08

18 Mai 2010

China Mobile a annoncé la mise en ligne du plus grand e-bookstore chinois. Destiné aux abonnés 3G , un marché de 200 millions d’utilisateurs est attendu d’ici cinq ans.

La compagnie propose soit le téléchargement simple, soit l’abonnement donnant droit à un certain nombre de téléchargement par mois. Sept modèles de lecteurs sont proposés.

Nul doute que ce marché intérieur donnera à la Chine un avantage sérieux le marché mondial.

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 10:19

18 Mai 2010

EUROPEANA est la librairie en ligne de l’UE. Son but est de «rendre l'héritage culturel et scientifique de l'Europe disponible à tous gratuitement sur Internet » .

Il s’en faut de beaucoup que ce but soit atteint, ou même en voie de l’être.

Pour le moment seulement 5% des ouvrages éligibles sont disponibles, la moitié fournis par la France, 16% par l’Allemagne, le reste par le Royaume Uni et les Pays-bas. Des restrictions juridiques freinent paraît-il le développement du projet.

Les législateurs de l’UE encouragent (!) les Etats membres à coopérer plus efficacement afin d’éviter que se creuse le fossé sur la connaissance entre l’Europe et le reste du monde.

Paroles, paroles…..

Pendant ce temps Google avance.... 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 09:42

18 Mai 2010

 

La Bibliothèque Municipale de Lyon souhaitait numériser environ 500 000 ouvrages de son fonds antérieur au XXè siècle. Un appel d'offre passé en Janvier 2007 n'a reçu qu'une seule réponse, celle de Google. L'accord a été signé en 2008.

Google s'engage à numériser gratuitement les ouvrages sur une période de 10 ans, et obtient en échange l'exclusivité de l'exploitation des fichiers numériques pour 25 ans.

Ce qui s'appelle apporter de la nourriture au monstre afin qu'il devienne plus fort pour nous dévorer.

Ou comment on perd une guerre avant même de l'avoir commencée.

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 12:26

17 Mai 2010

Dans lequel on tente d’analyser le concept de bibliothèque numérique par rapport aux besoins d’une petite collectivité rurale en passant en revue quelques-uns des avantages et des inconvénients.

 

-Accès aux nouveautés.

 

Dans une petite bibliothèque de village les nouveautés sont généralement achetées à l’unité et sont prêtées pour une durée de quinze jours. Il en résulte que, seulement une douzaine de lecteurs y ont accès pendant les six premiers mois; au-delà ce n’est plus une nouveauté, surtout s‘il s‘agit d‘ouvrages d‘actualité .

Une petite bibliothèque de village ne peut donc pas offrir l’accès aux nouveautés, c’est une grosse lacune.

Le problème existe d’ailleurs également dans les médiathèques de villes moyennes, où les nouveautés sont généralement aussi achetées à l’unité, sauf exceptions.

La bibliothèque ne sert alors que de relais publicitaire par le bouche à oreille des premiers lecteurs privilégiés vers les autres, qui n’ont plus comme seule ressource que d’aller acheter le livre chez le plus proche libraire ( qui ne s’en plaindra pas ).

Au contraire, un serveur numérique peut distribuer un fichier quasi simultanément à un très grand nombre de lecteurs. Il est donc la solution (technique) idéale pour donner un large accès aux nouveautés ,

à condition que le contrat de prêt prévoit un nombre suffisant d’accès simultanés.

 

- Accès simultané aux ouvrages scolaires , didactiques, et de documentation.

 

L’accès simultané à certains ouvrages se pose de manière dramatique dans le secteur éducatif. Lorsqu’un sujet proposé à une classe suppose la consultation ou la lecture d’un ouvrage de la bibliothèque , vingt-cinq élèves ( non, en fait les cinq meilleurs ) se précipitent sur l’unique exemplaire papier disponible, qui profitera à un ou deux élèves , les autres devront se débrouiller autrement, c’est-à-dire acheter l’ouvrage chez le plus proche libraire ( qui ne s’en plaindra toujours pas).

Il est donc d’un grand intérêt de disposer d’un serveur local dans lequel seraient stockés ce type d’ouvrages à disposition en consultation et/ou téléchargement gratuit pour lecture sur PC ou sur tablette numérique.

Ce qui suppose bien entendu une collaboration étroite entre la médiathèque et les établissements d’enseignement.

 

 - Service à domicile.

Dans une commune rurale de nombreuses personnes ne peuvent se déplacer facilement:

- Les personnes malades, accidentées, à mobilité réduite ou handicapées.

- Les personnes âgées ne conduisant pas ou n’ayant pas ou plus de véhicule.

- Les personnes n’habitant pas à proximité de la bibliothèque.

- Les personnes actives ne pouvant se libérer aux heures d’ouverture.

 

L’existence des services de bibliobus sont la preuve de la nécessité d’un service à domicile.

Le livre numérique téléchargeable à la bibliothèque locale peut être une réponse à ce problème.

 

- Réveiller une bibliothèque qui s’endort.

Une bibliothèque communale classique ne peut guère proposer que cinq à dix-mille ouvrages compte tenu du faible lectorat potentiel ( de l’ordre du millier d’abonnés ), et donc du budget réduit alloué à l’achat des nouveautés.

Il en résulte automatiquement un vieillissement des collections qui n’encourage pas l’augmentation de la fréquentation. D’autant plus que , comme expliqué par ailleurs, l’accès aux nouveautés est pratiquement inexistant dans des délais raisonnables au-delà duquel les « nouveautés »  n’en sont plus.

Quand on sait que 60 000 nouveautés sortent chaque année des maisons d’éditions en France, on réalise que le maigre choix proposé par une bibliothèque de village ne peut que constituer un échantillonnage de ce qui est disponible sur le marché.

Une telle bibliothèque est donc condamnée à végéter autour d’un fonds assez ancien , avec quelques rares nouveautés achetées avec parcimonie et à peu près inaccessibles sauf aux quelques privilégiés habituels ( les membres du fameux club de lecture), les autres devant patienter plus de six mois avant d’accéder à un ouvrage qui a cessé d’être une nouveauté.

Le corollaire de cette situation de demi-sommeil est une grande pauvreté de moyens humains et donc des heures de fonctionnement insuffisantes .

Une offre de raccordement à une bibliothèque numérique est un moyen de réveiller l’établissement en proposant un autre service, susceptible d’intéresser un lectorat beaucoup plus important, et sans nécessairement procéder à des investissements somptuaires.

 

-Ouverture sur une bibliothèque de niveau national.

La bibliothèque communale classique offre donc un choix parmi quelques milliers de livres , anciens pour la plupart, et quelques rares nouveautés difficilement accessibles. Autant dire un choix très limité.

Une bibliothèque numérique offre un choix minimum de cinquante à cent mille ouvrages, et parfois beaucoup plus. Il n’y a donc aucune comparaison sérieuse entre les deux cas.

600 000 ouvrages papier sont disponibles en librairies en France. En supposant même que seulement dix pour cent d’entre eux présentent un intérêt réel , il est aisé de constater que seule une bibliothèque numérique permet d’y accéder.

 

- Accès aux métadonnées.

Sauf exceptions, le lecteur vient à la médiathèque un peu comme il va au supermarché. Il sait à peu près quel type d’ouvrage il veut trouver mais il a du mal à faire son choix parmi une offre de plusieurs milliers de titres et plusieurs centaines d’auteurs. Il apprécierait une présentation ergonomique facilitant la navigation dans le labyrinthe des rayons, et lui évitant la gymnastique fastidieuse imposée par la disposition des lieux. Je pense surtout aux personnes âgées auxquelles les rayons du bas sont quasiment interdits ( ce n’est pas pour rien que dans un supermarché les produits les moins chers sont sur le rayon du bas…).

La bibliothèque numérique offre le service des métadonnées, en permettant de consulter sur écran les rayonnages virtuels. Un système de navigation simple ( penser aux personnes âgées) permet de se promener dans la bibliothèque sans quitter sa chaise, choisir le genre, découvrir les auteurs, lire leur biographie, obtenir la liste de leurs ouvrages, se voir proposer d’autres auteurs , et même lire un chapitre du livre choisi. On peut également lire les avis des autres lecteurs, et bien d’autres choses encore…

 

- Donner accès à des ouvrages épuisés en librairie.

Un avantage indéniable du livre numérique sur le livre papier est que l’ouvrage n’est jamais épuisé. Il n’est pas nécessaire d’attendre que l’éditeur procède à une réédition pour avoir accès à l’ouvrage.

 

- Donner accès à tout les médias.

Ce qui est vrai pour les livres l’est également pour les autres médias. Il n’est plus nécessaire de rappeler que le numérique c’est du texte bien entendu, mais aussi des images fixes et animées et des sons, ainsi que l’accès aux journaux et aux magazines.

 

- Eviter les déplacements.

Une médiathèque moderne est un petit centre culturel qui a pour vocation non seulement le prêt d’ouvrages, mais aussi l’ouverture sur la culture vivante par l’organisation de conférences, séminaires, ateliers, la projection de films, les salons divers.

Ces évènements permettent des rencontres fructueuses mais n’ont pas lieu tout les jours.

Lorsqu’il s’agit de choisir un ou plusieurs ouvrages il peut être agréable d’effectuer ce choix sans avoir à se déplacer, et réserver les déplacements pour les évènements culturels.

La bibliothèque numérique offre cette facilité et permet en plus la participation à des ateliers de lecture virtuels.

 

- Economie de moyens.

Dans l’hypothèse d’une bibliothèque entièrement numérisée il n’est même plus nécessaire de disposer d’un local , un simple abonnement à un distributeur suffit. La bibliothèque est alors un fichier de noms ( adresses IP et codes d’accès ) négociés par la collectivité avec le fournisseur.

La bibliothèque devient alors entièrement virtuelle

Dans la pratique il y aura coexistence des deux systèmes. Le lecteur pourra choisir entre un fond d’ouvrages papier et un accès numérique vers un fournisseur extérieur. Si l’accès numérique est choisi de manière significative il en résultera une économie de moyens matériels et de personnels.

 

Pour conclure

Le concept de bibliothèque numérique est particulièrement adapté aux petits établissements n’ayant pas les moyens de stocker plusieurs dizaines de milliers d’ouvrages, ni d’offrir l’accès à toutes les nouveautés .

Ce concept ne remplace en aucune façon le concept de médiathèque « classique », qui répond parfaitement aux besoins d’une partie des abonnés , qui continueront à préférer le livre papier et ne souhaitent pas modifier leurs habitudes.

 

Les obstacles à lever

 

La mise en application du concept de bibliothèque numérique rencontrera beaucoup d’obstacles.

Passer de l’univers familier du livre papier au monde virtuel des nouvelles technologies représente pour beaucoup une révolution copernicienne. Il sera extrêmement difficile de convaincre le lectorat traditionnel , on peut même penser que, au moins dans les premières années, seule une clientèle nouvelle adoptera ce nouveau médium. Ce nouveau lectorat sera constitué en majorité de personnes déjà familiarisées avec les NTIC et donc qui ne sont pas à priori rebutées par la technologie.

On peut compter sur ce noyau de pionniers pour promouvoir le concept auprès des autres usagers et les amener progressivement à accepter la nouveauté.

Rappelons aussi que certaine médiathèques pratiquent déjà le prêt de tablettes de lecture. Initiative à saluer.

 

 

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 12:08

Quel prix pour le livre numérique ?

 

Situation du livre papier.

 

Avant toute chose il est important d’éviter la confusion entre les notions de « prix unique du livre » et « prix du livre ».

Le prix de cession éditeur est le prix décidé par l’éditeur , qui comprend son prix de revient et sa marge commerciale ( ne perdons pas de vue que l’édition est un commerce). Dans le prix de revient sont inclus l’acquisition des droits, le marketing, la fabrication, l’impression, la distribution, la rémunération de l’auteur.

A ce prix de cession il convient d’ajouter la marge du distributeur et du libraire, et bien sûr la TVA, pour avoir le prix de vente.

La loi sur le prix unique du livre impose que ce prix de vente soit le même quelque soit le lieu de vente et le circuit commercial utilisé. Ceci pour un ouvrage donné bien entendu. Des ouvrages différents auront des prix de ventes différents, mais uniques. Cette loi a pour objectif de garantir la survie des petites librairies . Les seuls rabais tolérés ne doivent pas dépasser 5 %.

Le respect de la règle du prix unique du livre est dû pour une période de deux années. Au-delà le prix d’un ouvrage donné devient libre et il peut être soldé. C’est généralement à cette échéance qu’il est réédité en livre de poche si l’éditeur le juge utile, ce qui lui confère une seconde vie.

Ainsi par exemple un livre vendu 20 € en primo-édition grand format se retrouve deux ans plus tard soldé à un prix très inférieur, et éventuellement disponible en format poche à 6 ou 7 €.

Ces mêmes ouvrages ont une troisième vie en occasion et peuvent alors être acquis pour quelques euros.

 

La notion de prix du livre papier est donc extrêmement vague , selon que l’on parle d’une primo-édition grand format ou de la seconde ou de la troisième vie du livre.

 

 

Où peut se placer le prix du livre numérique ?

 

 

Nous avons vu que le prix d’un livre papier est très variable, le prix d’un même titre peut évoluer entre plus de vingt euros et moins de deux euros selon que l’on considère la version primo-édition grand format ou la version livre de poche d’occasion.

 

Le livre numérique a ceci de particulier qu’il n’existe pas de version de luxe, ni de livre d’occasion, ni de version « de poche ». Il existe un fichier unique qui ne permet pas de décliner l’ouvrage en plusieurs versions. La politique de prix devra donc s’appliquer sur un objet non diversifié.

Pour concurrencer le livre papier en édition de poche, vendu 5 à 6 euros neuf et 2 euros d’occasion, la version numérique du même ouvrage ne doit évidemment pas être vendue plus de 5 euros pour présenter un intérêt réel autre que le simple effet de mode.

Le marché des nouveautés est différent. Une primo-édition grand format papier vendue 20 euros demeure sans concurrence pendant le délai légal de deux ans. Pendant cette période la version numérique peut être vendue par exemple entre 10 et15 euros , la décote étant justifiée par l’obligation d’accepter certaines contraintes:

- Nécessité d’une tablette de lecture ( Dans un foyer il faut autant de tablettes de lecture qu’il y a de lecteurs).

- Impossibilité de « faire circuler » l’ouvrage aux amis par manque de compatibilité entre les tablettes, et parce que tout le monde n’a pas une tablette de lecture.

- Impossibilité de revendre l’ouvrage en occasion.

- Impossibilité d’offrir l’ouvrage en cadeau .

- Impossibilité d’échanger l’ouvrage dans une bourse d’échange.

Ces inconvénients sont facilement acceptés si le prix ne dépasse pas 4 ou 5 euros , mais à 15 euros le lecteur y regardera à deux fois avant d’acquérir un fichier dont l’usage est si restrictif, sachant qu’il peut avoir la version papier pour quatre euros de plus ( en effet les ouvrages dont le prix unique est affiché à 20 € sont vendus la plupart du temps avec le rabais de 5%, soit 19 €).

Pour faire accepter un prix élevé de la version numérique il faut lui apporter des fonctionnalités supplémentaires spécifiques de la technologie numérique.

Ces fonctionnalités ne sont pas proposées aujourd’hui.

De plus le livre papier est perçu comme un objet culturel durable et de nombreux lecteurs, surtout en France, seront réticents à abandonner l’objet concret pour choisir la dématérialisation.

Une tablette de lecture peut contenir plusieurs dizaines de titres. Ceci est souvent présenté comme un avantage considérable. Mais en fait on ne lit en général qu’un livre à la fois, on a donc rarement besoin d’emporter une bibliothèque avec soi.

 

 

Il apparaît ainsi que le livre numérique n’est pas d’un très grand intérêt pour le lecteur disposé à acheter l’ouvrage. La version numérique n’apporte pas d’avantages particuliers si elle n’est que la duplication du livre papier pour un prix quasiment identique. Au contraire, elle n’apporte que des contraintes.Il en est tout autrement pour les bibliothèques de prêt. Dans ce cas l’accès à une bibliothèque numérique offre un choix d’ouvrages beaucoup plus vaste , sans commune mesure avec la bibliothèque papier.

Ces contraintes ne seront acceptées que si le prix d’un téléchargement est inférieur au prix d’un livre de poche papier.

 

 

Reste à savoir si le modèle économique du livre numérique sera compatible avec cette application.

 

Nous venons de présenter le problème du livre papier face à sa version numérique. Mais tous les livres numériques ne seront pas nécessairement une duplication numérique d’un livre papier déjà existant.

On peut s’attendre à un développement du marché vers une forme d’édition numérique « libre » , c’est-à-dire indépendante des grandes maisons d’édition et prenant ses distances avec le livre papier.

Ce segment de l’édition numérique vivra sa vie propre par l’intermédiaire du réseau internet sans interférer avec le monde du livre papier . Cette activité pourra cohabiter avec l’édition numérique de duplication du livre papier alimentée par les éditeurs classiques. Les politiques de prix seront différentes .

Les distributeurs de livres numériques « libres » endosseront alors les habits de l’éditeur en proposant des services équivalents adaptés à ce nouveau monde.

 

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 11:54

17 Mai 2010

 

Les réactions actuelles à l’arrivée du livre numérique montrent clairement qu’il existe un lectorat complètement allergique à l’envahissement du monde du livre par les NTIC. On peut penser que cette situation perdurera longtemps encore . Pour ces irréductibles Le livre numérique est perçu comme une menace, au mieux comme un gadget qui ne les concerne pas. Pour eux l’objet-livre papier reste inséparable du plaisir de la lecture .

 

(Ce groupe résistant n’est pas uniquement constitué de personnes âgées réfractaires au progrès. Les personnes âgées d’aujourd’hui étaient « jeunes » dans les années 70-80, et ont connu et accompagné tous les progrès technologiques de cette période. Il faut abandonner cette image du « petit vieux » d’avant guerre du temps de la lampe à huile, les anciens sont de nos jours une catégorie dynamique et aussi ouverte au progrès que beaucoup de jeunes souvent éteints par la télé et le foot. Parmi les résistants aux livre numérique beaucoup sont utilisateurs d’internet).

Etre un irréductible du livre papier ne signifie pas forcément que l’on est un rat de bibliothèque, bien que la plupart le soient. Néanmoins cette catégorie justifie le maintien des bibliothèques papier.

Même lorsque  le livre numérique sera devenu un objet courant, la tablette de lecture restera un objet relativement lourd, encombrant et fragile, que l’on hésitera à emporter sur la plage ou en promenade, et a avoir avec soi en toutes circonstances. Il ne se plie pas comme un téléphone portable, et il ne se glisse pas facilement dans une poche. Le livre papier est là pour ces circonstances, il se glisse dans une poche, il peut s’acheter dans n’importe quelle librairie , maison de la presse, supermarché, ou emprunté à la bibliothèque, et se lire immédiatement n’importe où.

 

Il y a plusieurs catégories d’ouvrages:

 

Les livres plaisir,

Les romans qu’on lit en principe une fois, que l’on ne désire que rarement conserver ( sauf les classiques), et qui sont la matière de base des bibliothèques de prêt . Dans la mesure où le lecteur n’est pas exigeant sur la nouveauté, il trouvera satisfaction dans une bibliothèque pour une somme dérisoire. Le livre numérique n’apporte dans ce cas que des contraintes supplémentaires.

 

Les livres utiles,

Que l’on consulte pour développer sa culture, et que l’on ne souhaite pas acquérir pour des raisons de place disponible ou simplement de coût. Ces livres traitent d’Histoire, de Géographie, de Sciences, de Technique, de littérature, de voyages, de médecine, de religion, de psychologie, de sociologie, de folklore, d’économie, etc… Ils forment l’autre part importante du fonds de toute bibliothèque .

 

Parmi les « livres utiles » se trouvent les ouvrages scientifiques et techniques, les traités sur la vie pratique, les livres de médecine. Ces catégories sont déjà fortement concurrencées par internet , qui offre de très nombreux sites bien documentés et facilement accessibles. On peut penser que dans le futur le lecteur se tournera davantage vers internet pour trouver des informations sur un sujet précis d’ordre scientifique ou technique, et délaissera l’ouvrage papier de bibliothèque rarement à jour et encore moins exhaustif ( un livre portant sur un sujet scientifique ou technique fige la connaissance de pointe et se trouve dépassé au bout d’un an ).

 

Les livres d’Art,

 généralement très onéreux et encombrants. Leur numérisation est également discutable, sauf cas particuliers.

 

Les ouvrages d’actualité

.

- Les journaux et magazines , qui sont devenus un pôle important des médiathèques.

- Les essais ( économie, finance, politique, sociologie, religion, etc…)

- Les romans nouveaux.

On souhaite accéder rapidement à ces ouvrages puisque leur contenu est utile dans un délai court. L’accès sous forme numérique est dans ces cas une amélioration du service.

 

 

La bibliothèque papier conserve donc tout son intérêt pour la majorité des catégories d’ouvrages. Le livre numérique peut apporter un réel service pour les journaux, les magazines, les essais d’actualité, les romans nouveaux.

 

Dans ce contexte, le livre numérique doit être considéré comme une extension du service de la médiathèque, un peu comme l’ont été les CD audio et les DVD en leur temps. Il n’y a donc aucune révolution à craindre, la chose se fera en son temps .

De même que le prêt des CD audio et des DVD s’adresse à des abonnés qui ont acquis un lecteur de CD audio et un lecteur de DVD, l’accès au prêt du livre numérique sera ouvert aux abonnés possédant un lecteur approprié*.

Chacun pourra alors choisir d’emprunter des livres papiers ou des livres numériques selon ses besoins et selon les disponibilités.

 

*

Cependant certaines médiathèques pratiquent déjà la location de tablettes de lecture . C’est une initiative qui permet de faire connaître le nouveau médium à un lectorat souvent réticent.

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