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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 14:59

3 Octobre 2010

Dans cette période marquée par une mobilisation planétaire pour contrer le réchauffement climatique, il n’est pas inutile de faire périodiquement un point de la situation des forces en présence et de mesurer le terrain conquis ( ou perdu) par l‘ennemi.

En matière de températures de la planète, la source de référence se trouve à la NASA, plus particulièrement au Coddard Institute for Space Studies ( GISS).

 

http://data.giss.nasa.gov/gistemp/graphs/

Le graphe ci-dessous donne l’évolution de la température de surface depuis 1996.

Temperatures-des-dix-dernieres-annees.gif

 

 

Ce graphe est actualisé au 10 Septembre 2010.

Please address questions about the figures to Dr. Sato or to Dr. James Hansen.

( SVP adressez toutes questions concernant ce graphe au Dr.Sato ou au Dr.Hansen)

A première vue on constate une relative accalmie de la montée des températures. La croissance est à peu près nulle sur les dix dernières années.

Pourvu que çà dure…..

Il faut se garder de tirer des conclusions pour le futur, car une période de dix années n’est pas vraiment significative d’un changement profond. Il fallait cependant noter ce répit, même s’il est provisoire.

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 09:18

30 Septembre 2010

Il nous faudra donc vivre avec le dioxyde de carbone, comme un vieil ivrogne avec son breuvage qui le tue mais dont il ne peut se passer. La cure de désintoxication sera longue et difficile. En guise de méthadone nous allons tenter de remplacer notre drogue par l’électricité, avec le sentiment de tomber d’une drogue dans une autre, l’énergie électrique n’est-elle pas fille de l’atome ? Les neutrons rapides seront-ils moins dangereux que le CO2 ?

Pour commencer la cure il faut d’abord cacher la bouteille, la seringue, les doses. Piéger le coupable et le séquestrer pour qu’il cesse ses ravages.

Comment le piéger ? combien cela va-t-il coûter ? comment convaincre les malades d’accepter le remède ? Et où séquestrer ? comment ? quels sont les risques ? Autant de questions auxquelles il va falloir répondre avant de débuter la cure.

Cela prendra du temps, vingt ans ? trente ans ? avant d’obtenir un résultat tangible.

Un peu décourageant, surtout lorsque l’on constate que de nouvelles foules se pressent pour goûter le breuvage qui nous fait tant de mal . Quels arguments pour les dissuader ? Le sevrage brutal est impensable, il faudra s’accommoder d’une méthode plus douce et accepter le « business as usual » au moins pendant un certain temps.

Le taux de dioxyde de carbone continuera donc d’augmenter , fortement même , lorsque la Chine et d’autres atteindront leurs objectifs industriels. Il nous reste à espérer que nos stratégies de séquestration seront mises en œuvre rapidement pour, à tout le moins, limiter les dégâts.

Voici quelle pourrait être la courbe d’évolution du CO2 atmosphérique, dans le meilleur des cas:

 

Taux de CO2

 

 

 

 

 

Mais s’il se confirme que l’augmentation du taux de CO2 entraine un réchauffement climatique notable, alors le « meilleur des cas » pourrait se révéler quand même catastrophique . Notre seul espoir serait que les modèles du GIEC soient faux, ce que certains n’hésitent pas à proclamer.

Mais ceci est une autre histoire…..

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 16:18

Connaitre son ennemi, le CO2

 

29 Septembre 2010

Actuellement l’atmosphère contient environ 3000 Gigatonnes de CO2.

Sa concentration est de 385 ppm(volume) ou encore 582 ppm(masse).

ppm = parties par million, soit 10--6 .

Soit plus simplement 0,0385% en volume et 0,0582% en masse.

( Le poids de l’atmosphère est de 5,13x106 Gt )

Le taux de ce dioxyde de carbone est le résultat d’un bilan entre les émetteurs et les récepteurs de CO2.

Parmi les émetteurs nous avons le volcanisme, les incendies de forêts, la respiration animale et végétale, la combustion des énergies fossiles, les micro-organismes du sol, etc….

Parmi les récepteurs nous avons essentiellement la croissance végétale (photosynthèse) et les océans ( puits de carbone).

Les océans jouent un rôle de tampon. Ils absorbent du CO2 si la pression partielle de ce gaz augmente dans l’atmosphère, et ils rejettent du CO2 dans le cas contraire. Ils jouent un rôle de régulateur de la pression partielle du CO2. Ces échanges dépendent fortement de la température de l’eau , de son acidité, et de bien d’autres facteurs.

Les organismes marins assimilent le carbone pour fabriquer leur squelette et leurs coquilles, qui se déposent après leur mort au fond des bassins océaniques. Cette séquestration naturelle du carbone entraine une baisse de pression partielle du CO2 océanique, et donc une dissolution du CO2 atmosphérique par le mécanisme d’équilibrage des pressions partielles.

Nous avons donc en permanence une dynamique de recherche d’équilibre entre les mécanismes émetteurs de CO2 et les mécanismes récepteurs, qui fait partie du système de la physique du globe incluant la biosphère et les influences cosmiques.

Cette dynamique de recherche d’équilibre se manifeste également bien entendu sur le climat , le niveau des océans, la cryosphère, l’atmosphère, et aussi la biosphère.

Le taux de CO2 atmosphérique a ainsi varié donc tout au long des ères géologiques, en fonction de causes naturelles qui modifiaient les conditions de l’équilibre dynamique du système Terre. On observe une forte corrélation entre le taux de CO2 et la température moyenne de l’atmosphère, sans que l’on puisse dire avec certitude si l’un est la cause de l’autre. Les avis restent partagés sur la question.

Il existe donc , à un moment donné, diverses influences naturelles qui tendent à modifier l’équilibre dynamique, et donc le taux de CO2, et beaucoup d‘autres composantes. En l’absence d’activité humaine , ces influences déstabilisatrices existent , entrainant des fluctuations naturelles des paramètres du système Terre.

Les activités humaines constituent un ensemble d’influences déstabilisatrices qui viennent s’ajouter aux influences naturelles. Parmi ces influences humaines perturbatrices, on peut citer:

La surpopulation humaine et animale.

la déforestation.

L’agriculture intensive.

la surpêche.

Les modifications de l’environnement.

Les atteintes à la biodiversité.

Les pollutions des milieux terrestres et marins.

La détérioration des sols.

L’utilisation intensive des énergies fossiles.

Etc….

Toutes ces influences sont importantes pour l’équilibre dynamique du système Terre.

Leurs actions conjuguées perturbent l’équilibre général et en particulier le taux de CO2 dans l’atmosphère.

On attache une importance particulière à l’utilisation des énergies fossiles car elle se traduit directement par l’émission de grandes quantité de CO2 et l’on estime, sans réelle certitude, que ce « forçage anthropique » est le premier responsable du réchauffement climatique, par l‘intermédiaire de l‘effet de serre.

En fait, d’autres influences perturbatrices humaines ont probablement autant d’importance, sinon plus, sur l’évolution du climat. On pense en particulier aux effets de la déforestation, qui affaiblit les puits de carbone naturels, à la mauvaise gestion des sols qui conduit à la désertification, et donc à une modification de l’albédo, à la pollution atmosphérique qui perturbe le régime des nuages, et donc l’effet de serre, à la destruction de la faune marine ( notamment les coraux), qui modifie le régime de la séquestration naturelle du carbone, à l’urbanisation envahissante, qui modifie le régime d’écoulement des eaux, etc…

Néanmoins, les émissions de CO2 consécutives à l’utilisation des combustibles fossiles, sont particulièrement désignées comme responsable principal du changement climatique, et à ce titre font l’objet d’une mobilisation planétaire en vue d’en réduire les effets.

L’atmosphère contient donc environ 3000 Gt de CO2, correspondant à un taux de 385 ppm(en volume). L’utilisation des énergies fossiles se traduit par l’émission de 35 Gt de CO2 par an environ. Une partie de ce dioxyde de carbone est absorbée par les puits naturels que sont les océans et les forêts.

Les avis divergent sur la quantité ainsi recyclée, les connaissances sont encore insuffisantes sur le fonctionnement des puits océaniques et forestiers, de nombreux programmes de recherche sont en cours pour obtenir des données précises afin d’améliorer la compréhension des mécanismes en jeu.

Une partie du CO2 généré par l’utilisation des énergies fossiles se trouve donc injectée dans l’atmosphère ( on parle généralement de 25 Gt CO2/an ) , et constitue un forçage perturbateur de l’équilibre dynamique.

Quelles que soient les bonnes résolutions affirmées dans les instances internationales par les pays industrialisés, la mécanique génératrice de CO2 anthropique ne peut pas être arrêtée en quelques années. Les pays en voie de développement vont continuer à se développer, certains avec une technologie fortement émettrice de CO2.

Le développement de technologies propres peu émettrices de dioxyde de carbone est engagé, de même que l’utilisation d’énergies « durables » ; mais ce virage industriel nécessite des investissements colossaux, le lancement de nombreux programmes de recherche et développement, et ne pourra donner ses pleins effets que dans quelques dizaines d’années.

La solution conservatoire, sur laquelle un large consensus s’est établi , est le piégeage et la séquestration du dioxyde de carbone excédentaire , avec l’objectif de stabiliser le taux de CO2 atmosphérique autour de 550 ppm en 2050 ( source AIE).

Des financements considérables ont été mis à disposition des organismes de recherche et développement pour explorer toutes les pistes permettant d’atteindre l’objectif fixé.

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 18:09

27 Septembre 2010

Le livre audio connaît un grand succès notamment en Allemagne, en Grande Bretagne, dans les pays d’Europe du Nord, aux Etats-Unis et au Japon.

En France, décidément pays de l’exception culturelle, il ne connait qu’une diffusion confidentielle. Faut-il y voir une crispation face à la nouveauté, ou simplement l’absence d’initiatives commerciales de la part des grandes maisons d’édition déjà grandement perturbées par l’arrivée du livre numérique , perçu comme une menace.

Mais les choses ont commencé à bouger. Plusieurs maisons d’éditions, traditionnelles ou nouvelles, proposent des catalogues de livres audio. Certes le choix est restreint mais la chose est récente et ne demande qu’à croître . La plupart des circuits habituels proposent des livres audio sous forme de CD, de CD MP3, ou même de cassettes . Des sites comme audible.fr offrent des téléchargements MP3 et des abonnements permettant d’obtenir des prix selon l’article 4 de la loi Lang.

Un livre audio est vendu sensiblement au même prix qu’un livre papier grand format, ce qui peut être mal perçu par certains clients qui attendent d’un nouveau média qu’il offre des prestations moins coûteuses .

D’autres clients , qui recherchent des fonctionnalités nouvelles, apprécieront de pouvoir « écouter » un livre en marchant, en voiture, dans les transports en commun, ou en effectuant des tâches domestiques. Ils apprécieront également un texte mis en valeur par un comédien , et la possibilité de s’épargner une fatigue visuelle inévitable après deux heures de lecture « classique ». Sans oublier l’écoute collective, impossible avec le livre papier.

Le livre à écouter sera-t-il un concurrent du livre à lire ?

Ecouter au lieu de lire, est-ce vraiment une révolution culturelle ?

Il y a probablement un partage des tâches. Les ouvrages documentaires, les récits, les essais, semblent devoir être bien servis par l’écoute. Par contre la poésie, le roman, semblent davantage mis en valeur par la lecture.

Souhaitons bonne chance à l’un et à l’autre…..

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 09:50

26 Septembre 2010

Si la menace d’un réchauffement anthropique catastrophique à court terme doit être nuancée, le risque sur le moyen et le long terme est bien réel si des mesures correctrices ne sont pas mises en œuvre rapidement .

On a pu croire un moment, dans l’euphorie suscitée par la vague écologiste, que le problème du dioxyde de carbone serait aisément résolu par l’arrêt de la fuite en avant vers le progrès grand consommateur d’énergie, et le recours aux énergies propres pour satisfaire des besoins devenus minimaux.

Mais on n’arrête pas facilement un train en marche, surtout lorsqu’il conduit vers le progrès des peuples jusque là laissés au bord de la route. Il n’est pas pertinent de songer à priver d’énergie les régions en voie de développement alors que nous-mêmes avons fondé notre civilisation sur cette même énergie. Il nous faut donc renoncer à un retour en arrière et composer avec les nuisances inhérentes au progrès.

Composer ne veut pas dire subir passivement. Il n’est pas interdit de faire appel au progrès pour combattre les nuisances induites par ce progrès. La production de dioxyde de carbone doit être prise en compte comme un paramètre incontournable d’accompagnement du développement de nos sociétés, au moins pour le XXIè siècle.

S’agissant d’un problème planétaire, il ne peut être résolu que par une collaboration internationale sous l’égide du Secrétariat Général de l’ONU.

La communauté internationale s’est préoccupée de ce problème et le GIEC a chargé le Groupe de Travail WGIII d’une étude générale pour répondre à une invitation formulée en 2001 par la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Il en est résulté en 2005 un Rapport Spécial du WGIII «Piégeage et stockage du dioxyde de carbone ».

Ce rapport analyse les aspects scientifiques, techniques, environnementaux, économiques et sociaux du piégeage et du stockage du CO2.

 

http://www.ipcc.ch/pdf/special-reports/srccs/srccs_spm_ts_fr.pdf

Tous les aspects du problème sont étudiés:

. Les sources de CO2

. Le piégeage du CO2

. Le transport du CO2

. Le stockage dans des formations géologiques

. Le stockage dans les océans

. La carbonatation minérale et les usages industriels

. Le coût et le potentiel économique

. Les inventaires et la comptabilisation des émissions

. Les lacunes en matière de connaissances

Aujourd’hui l’atmosphère contient 700 Gt de CO2, pour un taux de 370ppm. La combustion des combustibles fossiles génère aujourd’hui 23 Gt de CO2 par an. On estime qu’elle sera de 50 Gt/an en 2050 si rien n’est fait pour freiner cette progression.

Les objectifs visés par l’AIE ( Agence Internationale de l’Energie) sont de stabiliser le CO2 atmosphérique à un niveau de 550 ppm à l’horizon 2025, avec un coût de traitement inférieur à 10 $ la tonne de CO2.

 

 

Etat des recherches, développements, et industrialisations.

Le piégeage et la séquestration du CO2 vont générer dans un proche avenir une activité industrielle et commerciale très importante.

Dans une hypothèse de stabilisation du taux de CO2 en 2025, il faudra traiter 50 Gt par an , soit un coût de 500 milliards de dollars à 10 $ par tonne.

C’est donc un nouveau marché qui s’ouvre pour l’étude, le développement et l’industrialisation des procédés qui permettront d’atteindre les objectifs:

Réduction des émissions de CO2

Piégeage du CO2 à la source.

Transport du CO2.

Séquestration du CO2

Protection de l’environnement.

De nombreux programmes de R&D sont actifs dans la plupart des pays industrialisés. On trouvera une liste des programmes les plus importants sur ce site:

 

http://www.sourcewatch.org/index.php?title=Carbon_Capture_and_Storage_demonstration_projects_worldwide

Note:

Le projet ULCOS ( Ultra-low Carbon Dioxyde Steelmaking) présenté comme français dans la liste est un consortium de 48 entreprises et organisations issues de 15 pays européens, réunies au sein d’une initiative de coopération en R&D afin de réduire de manière drastique les émissions de dioxyde de carbone liées à la production d’acier. Ce consortium regroupe toutes les principales entreprises sidérurgiques de l’Union européenne, ainsi que des partenaires du secteur de l’énergie et de l’ingénierie, des instituts de recherche et des universités. Il est soutenu par la Commission européenne.

Les projets européens soutenus par le septième programme cadre ne figurent pas dans cette liste. On les trouvera ici:

 

http://www.ifpenergiesnouvelles.fr/notre-engagement-dans-la-recherche/nos-collaborations/l-ifp-et-l-europe/projets-europeens/projets-sur-le-co2

Ce rapide( et incomplet) panorama des activités de R&D dans le domaine du piégeage et de la séquestration du CO2 démontre la prise de conscience des acteurs industriels et leur volonté de traiter le problème sur le terrain au niveau mondial.

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 18:28

25 Septembre 2010

L’Europe soutient la Recherche et le Développement des pays adhérents en finançant des projets et en assurant leur coordination au sein de vastes programmes cadres.

Ces programmes cadres sont établis pour des périodes de six années, le programme actuel étant le septième ( PC 7, ou encore FP7 pour seventh Framework Program ).

Pour information, il existe un portail Européen pour la Recherche et le Développement, le CORDIS ( Community Research and Development Information Service)

 

http://cordis.europa.eu/home_fr.html

Auprès duquel des informations détaillées peuvent être obtenues.

Le budget indicatif total prévu pour le FP7 est de 47,5 Milliards d’euros , pour la période 2007 à 2013, dont 32 Milliards pour les projets thématiques coopératifs, répartis de la manière suivante:

TIC/ Technologies de l’Information et de la Communication: 9 Milliards.

Santé: 6 Mds

Transports: 4 Mds.

Nano Sciences et Nano Technologies: 3,5 Mds

Energie: 2,35 Mds

Agriculture, Alimentation et biotechnologies 1,9 Mds

Environnement et changement climatique: 1,9 Mds

Espace: 1,43 Mds

Sécurité: 1,4 Mds

Sciences socio économiques: 0,6 Mds

On notera le poids considérable du financement prévu pour les NTIC, et la « relative » portion congrue réservée à l’énergie et à l‘environnement.

En France, l’ADEME a été missionnée par ses ministères de tutelle pour servir de point de contact National pour quatre programmes inclus dans le septième programme cadre Européen de Recherche et Développement:

Energie

Environnement

Energie Intelligente Europe

Eco-innovation

Les projets Européens approuvés dans ces quatre programmes seront financés à hauteur de 4,5 milliards d’euros environ.

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 17:07

24 Septembre 2010

Avant l’invention de Gutenberg, l’oralité était l’unique véhicule de transmission de la culture populaire. Les livres , recopiés sur parchemin, étaient réservés à l’élite.

Le procédé de Gutenberg permit de reproduire rapidement les ouvrages, mais le procédé resta longtemps artisanal, donc très onéreux.

La modernisation des procédés d’impression donna son essor au livre dans le milieu de la bourgeoisie, mais il fallut attendre le XIXè siècle pour le voir atteindre les classes populaires lorsque se répandit l‘apprentissage de la lecture.

L’usage du livre comme véhicule de la culture dans le peuple est donc récent à l’échelle historique.

Le livre audio est un retour à l’oralité, au temps des conteurs et des veillées au coin du feu. Ce retour aux sources est d’abord passé par la radio, tout le monde se souvient des « maîtres du mystère » et des pièces de théâtre régulièrement diffusées en soirée, que nous écoutions religieusement après le repas du soir. On ne peut mettre en doute le caractère émotionnel de l’écoute , il suffit de se rappeler la panique déclenchée par la diffusion de « La guerre des mondes » sur les radios américaines.

L’invention de la cassette et du baladeur a permis une diffusion plus large des productions audio. Les premiers livres audio étaient destinés aux personnes malvoyantes , mais ont très vite trouvé un plus large public notamment pour la diffusion des cours de langues.

Lors de l’arrivée du numérique c’est donc tout naturellement l’audio qui a bénéficié de ce progrès, grâce au CD qui a remplacé la cassette dans la continuité.

Les éditions de livres audio , d’abord destinées aux malvoyants, se sont ensuite orientées vers des productions pour la jeunesse , pour l’enseignement des langues, pour des dictionnaires interactifs. Une nouvelle clientèle s’est manifestée pour des productions plus généralistes d’ouvrages habituellement édités en format papier.

Le marché du livre audio devient significatif, il attire une clientèle plus réceptive à l’écoute , peut-être moins formée à la lecture. De plus , si l’édition est de qualité, le comédien lecteur donne vie au texte. Beaucoup de personnes viennent au livre audio, qui n’auraient pas fait la démarche d’acheter le livre papier.

Enfin, faut-il le rappeler, l’écoute d’un livre audio ne nécessite aucun matériel spécial onéreux , un simple lecteur MP3 suffit, ou même un vieux lecteur de CD.

En France le marché du livre audio est encore balbutiant, mais il représente déjà 10% du volume de l’édition aux USA, l’Angleterre et l’Allemagne sont également en plein développement.

La production d’un livre audio est onéreuse. Pour une lecture vivante donc attractive, il faut faire appel à un comédien de valeur , dont la rémunération sera en rapport. Rien à voir avec les livres audio gratuits enregistrés par des bénévoles dont les performances ne sont pas toujours à la hauteur de leur dévouement. De plus il faut ajouter la rémunération du propriétaire des droits , assurer la production soit sur CD, soit sur Internet au format MP3 et gérer la commercialisation sans oublier la TVA.

Les problèmes de contrefaçon sont les mêmes que pour les productions musicales et en général la diffusion des œuvres de l’esprit.

Il se pourrait donc que le livre audio, grâce à sa grande facilité d’utilisation, devienne un concurrent du livre homothétique, ou au moins se taille une part complémentaire de marché importante.

Affaire à suivre….

 

 

 

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 18:28

24 Septembre 2010

Dans l’euphorie de la période GIEC/IPCC boosté par les campagnes alarmistes des groupes écologistes, l’Humanité s’est trouvé un ennemi commun, le CO2.

Dès lors, combattre cet ennemi commun était ( est toujours) devenu un devoir sacré, justifiant l’organisation d’une croisade visant à sa neutralisation.

La première stratégie envisagée fut aussi la plus élémentaire: il fut décidé de combattre le CO2 à la source, en comptant sur l’épuisement rapide des réserves fossiles pour résoudre le problème. Les gourous prédisaient alors la fin du pétrole pour 2010 ou 2020 au plus tard.

Une première difficulté vint compromettre ce plan de bataille: Les spécialistes ( les vrais) attirèrent l’attention des stratèges sur le fait que la notion de réserves était extrêmement floue, et que, les améliorations technologiques aidant, il se pourrait bien que l’on ne puisse voir le fond du puits avant très longtemps , peut-être cinquante ans, peut-être cent….Et que, de toutes manières, il restait le gaz et le charbon pour prendre la relève pour les deux prochains siècles.

Par ailleurs , il devint vite évident que toutes ces réserves fossiles seraient consommées jusqu’à la dernière goutte et que le CO2 résultant se retrouverait dans l’atmosphère jusqu’à la dernière molécule.

Le seul paramètre inconnu étant le temps mis pour épuiser les réserves.

La seule stratégie de l’économie devient donc obsolète. Elle n’aurait pour résultat que d’étaler dans le temps les dégagements gazeux sans en affecter la quantité.

Un malheur n’arrive jamais seul. Le pétrole et le gaz sont devenus des denrées tellement indispensables à nos sociétés que nos scientifiques ont vite sorti de leurs manches des solutions de remplacement. Plus de combustible fossile ? Qu’à cela ne tienne, nous allons en fabriquer du synthétique. Non pas en transformant du charbon en essence comme le fit feu Adolf en son temps, mais en utilisant des méthodes plus subtiles.

Pour cela il est fait appel aux biotechnologies , des soupes mystérieuses sont concoctées à base d’algues et/ou de bactéries méthanogènes . Des centaines de millions de dollars sont investies chaque années pour financer ces recherches qui sont d’ores et déjà très prometteuses.

Citons par exemple la société « Synthetic Genomics » couverte de millions de dollars par le groupe ExxonMobil, un plaisantin en matière de carburant comme chacun sait. Un ambitieux programme de travail prévoit un aboutissement pour une solution industrielle avant 2020.

Il nous faut donc oublier ce vieux rêve écologiste de fin du pétrole, et édifier une autre stratégie tenant compte de cette nouvelle donne, puisque nous allons devoir vivre avec le CO2 pour de nombreuses années encore.

Cette nouvelle stratégie ne remet pas en question la nécessité de faire des économies, en réduisant les besoins énergétiques, en améliorant les rendements , et en ayant un large recours aux énergies propres. Il s’agit maintenant de reconnaître que ces mesures seules ne nous permettront pas de réduire nos émissions de CO2 à un niveau acceptable par le climat, et que la seule solution efficace sera le piégeage et la séquestration de ce gaz.

Des sommes considérables sont investies dans cette recherche, avec un objectif de piéger environ 50% des émissions vers 2050.

Plus d’informations sont disponibles sur les site de l’IFP et de Synthetic Genomics Inc.

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 19:30

20 Septembre 2010

Nous voulons présenter ici les recherches de Nicola Scafetta*, travaux présentés dans un article paru en Avril 2010 dans la revue « Journal of Atmospheric and Solar_Terrestrial Physics »

(* Department of Physics, Duke University, Durham, USA).

Ref: Scafetta, N., Empirical evidence for a celestial origin of the climate oscillations and its implications. Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics (2010), doi:10.1016/j.jastp.2010.04.015

L’auteur propose une analyse mathématique de la courbe des températures afin de rechercher une corrélation entre les oscillations climatiques et les cycles astronomiques du système solaire.

Ce type de recherche est doublement justifié: D’abord par le constat d’ignorance actuelle des causes des oscillations climatiques constatées, et ensuite par référence aux travaux précédents, comme ceux de Milankovic qui ont permis d’expliquer les cycles glaciaires de cent mille ans par les influences conjuguées de Jupiter et Saturne. Ajoutons-y les travaux récents de divers auteurs sur les cycles solaires de onze années, dont l’importance sur le climat n’est pas contestée, et bien d’autres études du même type qui apportent la preuve d’une interaction entre les différents cycles astronomiques et le climat. Citons également les travaux récents sur l’influence des rayons cosmiques ( Svensmark ).

Voici les principales étapes de la réflexion de Nicola Scafetta:

Le graphique des relevés de température de la basse atmosphère depuis 1850 met en évidence deux phénomènes: D’une part une élévation de la température moyenne d’environ 0,8 °C, et d’autre part des fluctuations semi-périodiques autour de la courbe moyenne.

L’auteur étudie particulièrement ces fluctuations semi périodiques de température du point de vue de leur possible relation avec les fluctuations gravitationnelles induites par les phénomènes astronomiques du système solaire, essentiellement les couplages entre orbites planétaires.

L’examen de la courbe des fluctuations montre quatre caractéristiques remarquables: D’une part des cycles répétitifs d’une périodicité de soixante années, d’autre part une amplitude crète à crète de 0,4°C, la présence de composantes harmoniques dans le signal, et enfin une constance de forme et d’amplitude , au moins sur la période considérée.

Une première remarque concerne l’aspect du signal de fluctuation et son amplitude: ils sont à peu près constants sur toute la période considérée, sans aucune corrélation avec la courbe d’augmentation du taux de CO2, ce qui permet d’exclure ce GES ( Gaz à Effet de Serre ) et donc une quelconque influence anthropique.

L’auteur estime alors qu’il est légitime de rechercher une éventuelle cause astronomique, dans une démarche similaire à celles des auteurs précédents à propos des cycles climatiques anciens.

La méthode utilisée par l’auteur consiste d’une part en l’analyse spectrale du signal de fluctuation de température pour en extraire les fréquences particulières, et d’autre part en la comparaison de ces résultats avec les fréquences orbitales des différentes planètes et de leurs couplages, telles qu‘elles figurent dans les éphémérides classiques. Il s’agit donc d’une recherche de corrélation permettant, ou non, de mettre en évidence une synchronisation entre les mouvements planétaires et les fluctuations des variations climatiques pour la période historique englobant l‘ère industrielle.

L’analyse spectrale du signal représentant les fluctuations de la courbe des températures ( hors l’augmentation moyenne constatée) met en évidence plusieurs fréquences , les principales étant 60 ans, 20 ans, et 9 ans. Rappelons que ces résultats sont obtenus à partir des relevés de température officiels ayant servi de base aux conclusions de l’AR4/IPCC ( Quatrième rapport du GIEC) .

D’autre part la recherche des fréquences caractéristiques des fluctuations gravitationnelles du système Solaire est effectuée à partir des données classiques disponibles dans tout les éphémérides.

Les grosses planètes ( Jupiter et Saturne ) donnent , par la combinaison des orbitales, les périodes caractéristiques de 60 ans, 30 ans, 20 ans , 12 ans, et 10 ans, approximativement.

Il faut y ajouter le cycle solaire de Schwabe de 11 ans ( activité des taches solaires ) , le cycle solaire magnétique de Hale ( 22 ans), et le cycle lunaire.

Pour la recherche de corrélation entre ces deux groupes de données l’auteur propose d’utiliser un paramètre représentatif des fluctuations du système solaire ; le paramètre retenu est le mouvement du centre de masse du système solaire ( CMSS ) sur l’écliptique et plus particulièrement sa vitesse ( SCMSS, Speed of Center of Mass of Solar System ). Les valeurs utilisées sont établies à partir des éphémérides du Jet Propulsion Lab de la NASA.

La corrélation entre les deux types de données s’est révélée plus que satisfaisante, justifiant la poursuite des travaux de recherche des modes d’action de ces influences astronomiques sur le climat de la planète.

 

Ces résultats confirment la nécessité de prendre en compte les travaux récents en climatologie, tant il est vrai que les méthodes modernes d’investigation sont de nature à modifier les jugements précédemment établis sur des bases de données incomplètes.

Sous réserve de confirmation de ces résultats par la communauté scientifique, agissant en conformité avec les récentes recommandations de l’IAC ( Inter Academy Council ), il y a lieu de reconsidérer les causes des fluctuations de température en tenant compte des influences astronomiques.

 

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 19:11

 

 

18 Septembre 2010

En dépit des exhortations des organismes intéressés à la survie de l’humanité, et/ou de la planète ( ce qui n’est pas la même chose…), la consommation mondiale de pétrole ne cesse de croître linéairement au rythme de 1,7% par an. L’AIE prévoit 88 millions de barils par jour en 2011, malgré la crise dont les retombées ne semblent pas affecter les appétits de croissance. Oserions-nous en déduire que les victimes de la crise ne sont pas forcément les gros consommateurs de pétrole ?

Il faut donc se faire une raison, cette croissance ne s’arrêtera que lorsque le robinet ne coulera plus. Le pétrole est le sang de notre civilisation et, à moyen terme, rien ne peut remplacer ce sang dans les domaines clés que sont les transports par exemple. Ce n’est pas demain la veille que les camions, les voitures, les bateaux, les avions, fonctionneront avec autre chose que des dérivés du pétrole. Pour les transports l’électricité restera encore longtemps réservée au chemin de fer, malgré une timide percée dans les transports individuels. Ayons une pensée émue pour les navires à propulsion nucléaire, ils seront peut-être bien utile un jour….

Faute d’une politique mondiale de modération concertée de nos dépenses d’énergie , nous sommes donc condamnés à affronter durement la pénurie de pétrole qui ne manquera pas de survenir à plus ou moins brève échéance.

Le premier signe avant-coureur de l’orage sera vraisemblablement donné par l’envolée des cours du brut. D’ailleurs le drapeau à damiers est peut-être déjà sous nos yeux. Le graphique ci-dessous montre l’évolution du cours du brut . Les premier et deuxième chocs pétroliers passés ont été digérés car ils étaient causés par une situation internationale tendue ( Guerre du Kippour, embargo, puis guerre Iran-Irak ) . Une fois la situation « normalisée » le cours du brut s’est assagi, certes à un niveau plus élevé, mais l‘envolée s‘est calmée.

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Le troisième choc pétrolier, dont nous vivons les prémisses, est en grande partie dû à des causes structurelles, internes au système « pétrole » et n’ayant que peu à voir avec quelque bruit de bottes ( Les gesticulations militaires actuelles du Moyen-Orient peuvent être considérées à première vue comme une composante du système « pétrole » ) .

Les causes structurelles sont toujours difficiles à corriger.

La raison le l’envolée du prix du brut depuis les années 2000 est assez évidente, il suffit de regarder le graphique ci-dessous qui montre la croissance de la consommation de pétrole en Chine.

 

Conso-petrole-chine.gif

 

L’abreuvoir est presque vide et de nouveau troupeaux arrivent pour s’abreuver. Il est vraisemblable que l’envolée actuelle marque le début d’une période d’incertitude qui sera marquée par l’interaction de nombreux paramètres d’ajustement:

- Rééchelonnement de la date du « Peak Oil » , date qui rappelle un peu les annonces de la fin du monde pour demain matin, et qui doivent être repoussées lorsque demain arrive sans catastrophe.

- Annonces de découverte de nouveaux gisements. On croit voir le fond du seau et hop un nouveau jack-pot arrive à point pour rassurer les marchés.

- Réévaluation permanente des réserves du Moyen-Orient. Réserves élastiques ajustées en fonction de la production désirée, et de la valeur capitalisée de la compagnie.

- Mise en œuvre de nouveaux procédés d’extraction. Plus le prix monte et plus il devient rentable d’aller chercher du pétrole difficile à extraire.

- Forages en eau profonde.

- Schistes et sables bitumineux.

- Et pourquoi pas, pétrole abiotique.

Le tout dans un environnement hautement spéculatif, sur un fond de stratégies d’appropriation des ressources disponibles.

On peut donc penser que la courbe du prix du brut subira moult fluctuations , mais qu‘elle a peu de chance de s‘inverser durablement.

Les besoins des pays émergents, Chine en tête bien entendu, outrepasseront les économies réalisées par certains pays vertueux, en sorte que la consommation mondiale va continuer d’augmenter.

Les coûts d’extraction dans les nouveaux gisements seront très supérieurs à ceux des anciens puits, pesant lourdement sur les cours, en dehors de toute spéculation.

On considère généralement que l’exploitation d’un gisement doit être abandonnée lorsque l’énergie dépensée pour extraire le produit est à peine inférieure à l’énergie que peut fournir le produit extrait. Cela tombe sous le sens , mais lorsque le pétrole est une denrée stratégique cette loi peut ne pas être respectée. Il faut donc s’attendre à voir exploitées toutes les réserves existantes de la planète. La seule question est de savoir au bout de combien de temps la source sera tarie.

La quantité de pétrole qu’il nous reste à brûler est inconnue. Les évaluations ne peuvent anticiper le résultat des recherches dans les domaines nouveaux comme les forages profonds ou les sables bitumineux. Les chiffres annoncées doivent donc être considérés comme des estimations très libres.

Si les réserves de pétrole sont inconnues, la consommation l’est tout autant. En effet, l’élévation du prix du brut pèsera sur les structures économiques, induisant de nouvelles habitudes de consommation. Si par exemple le carburant atteint dix euros le litre, l’organisation des transports routiers devra être reconsidérée, la production se rapprochera des lieux de consommation ( ou l’inverse), on hésitera à traverser l’Europe avec un camion de fraises, les usagers délaisseront la voiture pour les transports en commun, les voyages en avion seront réservés à des besoins réels , grand’mère se passera l’aller visiter les pyramides, on ne pourra plus dépenser quarante Mwh pour chauffer un pavillon de banlieue, etc.

Pour peu que le nucléaire reprenne du poil de la bête, la consommation de pétrole pourra diminuer fortement .

Il est donc impossible de dire si le robinet du pétrole sera coupé dans dix ans ou dans cinquante ans. Mais une chose est sûre, c’est à nous qu’il appartient de faire en sorte que l’échéance arrive le plus tard possible, et de profiter de ce délai pour préparer pour nos enfants un monde vivable sans pétrole.

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