Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 19:11

1er Février 2011


Les granulés ( pellets ) ont un PCI de 4 700 KWh/T.


Le PCS est un peu supérieur, mais on ne peut en tirer parti que dans les chaudières à condensation.


Une habitation classée D ( moyenne ) dans l’échelle du diagnostic énergétique, consomme annuellement environ 20 000 KWh pour une surface moyenne estimée à 100 m2, soit 1,8 Tep.


( 1 Tep = 11 000 KWh )


Sachant qu’une tonne de granulés équivaut à 4 700 KWh, il faudra donc 4,25 tonnes de granulés pour alimenter l’habitation en énergie.


Dans l’hypothèse où 5 millions d’habitations individuelles seraient alimentées au bois, la consommation de granulés atteindrait 21,5 millions de tonnes par an, soit 8,9 Mtep.


Auxquels il faudrait ajouter les quantités consommées par les chauffages collectifs convertis au bois-granulé, c’est-à-dire au moins autant.


Dans cette hypothèse plutôt conservative il faudrait donc trouver plus de 40 millions de tonnes de granulés par an.


Rappelons qu’aujourd’hui le bâtiment consomme en énergie 68 Mtep, soit l’équivalent de 163 millions de tonnes de granulés.


Ces chiffres donnent une mesure de l’effort considérable que doit accomplir la filière.


Aujourd’hui la production de granulés en France est de 0,35 million de tonnes. La profession vise une production de 1 million de tonnes en 2012.


Il faudrait faire quarante fois plus en 2020.


Ce problème d’approvisionnement n’a pas échappé aux instances Européennes.


Le projet EUWOOD, soutenu par La Direction Générale le l’Energie de la Commission Européenne, avait pour but d’analyser les capacités des espaces forestiers de l’Europe à fournir la demande de bois énergie pour satisfaire les objectifs fixés aux énergies renouvelables.


Il prend acte de la nécessité de recenser les ressources forestières, d’en analyser les possibilités d’exploitation en fonction de leur disponibilité, de la législation, des dispositions sur la protection de l’environnement, et de la répartition entre les différents usages ( bois matériau et bois énergie).


La croissance de la filière bois-énergie ne pourra se faire harmonieusement sans une gestion de la ressource à l’échelon européen.



 


 


 


 


 


 


 


 


 

Repost 0
31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 19:21

31 Janvier 2011


Le bois-énergie a le vent en poupe.


Mais attention, pas n’importe quel bois. Le bois ordinaire, la bonne vieille bûche de grand’père, qui pétille, qui fume, c’est fini. La cheminée dans laquelle brûlait un bon feu convivial avec des flammes qui léchaient le tapis, c’est fini. Trop de pollution, pas assez de rendement.


Désormais il nous faudra passer de la bûche à la bûchette, ou granulé, ou encore « pellet ».


Le pellet, d’abord créé pour valoriser les sous-produits des scieries, s’est révélé un combustible de qualité idéal pour des appareils modernes automatisés de haut rendement.


Facile à stocker, facile à manipuler, il est une alternative crédible aux combustibles fossiles carbonés, et de plus c’est une énergie renouvelable.


Certes, son pouvoir calorifique est modeste ( 4,7 KWh / Kg ), mais son prix actuel est attractif, avec un KWh à quelques 6 centimes.


Les amateurs de feu de bois se sont précipités sur ce nouvel Eldorado, et actuellement la demande excède l’offre.


Il suffit de regarder l’évolution de la production:


2003:   20 000 tonnes


2008: 240 000 tonnes


2009: 250 000 tonnes


Prévisions 2012: 1 000 000 tonnes.


Remarquons qu’une fois de plus nous sommes en retard sur nos voisins qui produisent déjà trois ou quatre fois plus que nous. Le marché à peine démarré, nous sommes déjà obligés d’importer des pellets pour satisfaire la demande interne ( nous importons l‘Allemagne, d‘Italie et d‘Espagne).


Nous échappons tout de même à la malédiction du photovoltaïque, nous ne sommes pas obligés d’importer des pellets chinois !!! pour l’instant…


La France, qui est un pays où le couvert forestier représente 29% du territoire, ne saurait rester longtemps incapable de fabriquer ses propres besoins de pellets !


Il paraît que des investissements importants ont été engagés pour produire des pellets, acceptons-en l’augure…


L’accroissement de la demande risque de dépasser l’entendement. En effet, ces bûchettes miraculeuses sont convoitées par divers groupes d’utilisateurs:


- Les particuliers et les petites collectivités ( < 100 KW )


- Les réseaux de chauffage distribué ( < 5 MW )


- Les petites centrales thermiques ( < 100 MW )


Un petit calcul élémentaire nous conduit à une demande possible de plusieurs dizaines de millions de tonnes assez rapidement.


Il n’est pas  invraisemblable que la pénurie de pellets se produise avant la pénurie de pétrole…..


Etonnant, non ?

Repost 0
31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 16:20

31 Janvier 2011



La mobilisation sans précédent de ces dernières années pour la lutte contre le CO2 s’est, dans un premier temps, focalisée sur l’automobile.


De grands progrès ont été accomplis pour la réduction des émissions de CO2 de nos bolides. Cette grande cause nationale s’est traduite par un renouvellement du parc et donc une relance du marché, ce qui s’appelle faire d’une pierre deux coups.


Quelques esprits chagrins ont bien fait remarquer que réduire le CO2, c’est bien, mais qu’il faudrait un jour s’attaquer aux autres polluants automobiles que sont les oxydes d’azote et les particules, spécialement celles émises par les moteurs diesel.


Directement influentes sur le réchauffement climatique, les particules sont également nocives pour la santé et sont reconnues responsables de nombreuses maladies respiratoires.


Les motoristes français étant de chauds partisans du diesel, le problème ne leur a pas semblé urgent, et la notion de filtre à particules ne s’est imposée que mollement, sans enthousiasme excessif.


Concomitamment à cette guerre du CO2, la perspective d’épuisement des énergies carbonées fossiles a nécessité l’ouverture d’un second front, celui de leur remplacement par des énergies renouvelables.


Se sont alors trouvés en première ligne l’éolien, le solaire et la biomasse.


Si l’ont fait abstraction de l’énergie grise, l’éolien et le solaire sont des énergies propres et renouvelables.


Par contre, la biomasse a moins la cote car elle traine avec elle une  réputation d’émettrice de CO2, le péché originel.


Et puis, tirer de l’énergie à partir des excréments animaux, ce n’est pas très poétique ni très vendeur.


Heureusement, pour sauver la situation, est arrivé un chevalier blanc, le bois-énergie.


Dans une sorte de mouvement perpétuel vertueux les forêts absorbent le CO2, le feu de bois libère le CO2, qui est réabsorbé par les forêts. Le Soleil se charge de faire tourner ce moteur.


Certes, le cycle est lent, le temps qu’il faut pour faire pousser les forêts.


Certes, la réserve énergétique est limitée, elle se mesure dans une nouvelle unité, le KWh/ha/an. Il n’y en aura pas pour tout le monde. Il faudra bien réserver un peu de terres pour nourrir neuf millions de personnes et pour fabriquer quelques Mtep de biocarburants.


Mais ne gâchons pas la fête, et saluons l’aube d’une ère nouvelle qui marque notre émancipation du pétrole.


Les esprits chagrins ( ils ne dorment jamais ) ont vite fait de pointer d’un doigt vengeur les points faibles du système. La poésie d’un feu de bois s’accompagne de fortes émissions de produits dont l’énumération est consternante:


CO2, bien sûr, nous sommes dans le cycle du carbone.


COV, Composés Organiques Volatils, Méthane, Aldéides, terpènes, …


HAP, Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques


Dioxines.


Furanes.


Acide cyanhydrique.


Métaux lourds.


CO


NOx


Créosote.


Oxydes de soufre.


Etc….


Plus d’une centaine de composé ont été identifiés, les mauvaises langues disent même un millier.


Ces produits sont émis avec les fumées et la suie.


Il n’était décemment pas possible de promouvoir la filière bois-énergie sans un sérieux toilettage sous peine de reconstituer en Europe le nuage brun d’Asie.


D’autant plus que dans le même temps se déroulaient les grandes manœuvres contre l’envahissement de notre monde par les nanoparticules.


Or le feu de bois est très émetteur de ces petites bêtes. Raison de plus pour s’intéresser à lui de très près.


Le label « flamme verte » impose des limites d’émission pour les chaudières et les appareils de chauffage indépendants à bois ( poèles et cheminées), et des limites inférieures de rendements.


Le rendement doit être meilleur que 80 à 85% pour les chaudières, et 70% pour les poèles et cheminées, pour les puissances  inférieures à 50 KW..


Les taux de poussières sont limités à 150 mg/m3 et les taux de COV à 100-150 ppm.


On voit que, malgré un bon contrôle de la combustion, les émissions de polluants restent importantes, même avec le label flamme verte.


Dans le cadre du Plan National Santé Environnement, et plus particulièrement du Plan Particules, des mesures incitatives sont prévues (certaines existent déjà) pour moderniser le parc des appareils de chauffage au bois existants:


- Remplacement des appareils anciens, au besoin sous la pression d’une règlementation plus sévère.


- Durcissement des normes, dont le label flamme verte et un exemple.


- Règlementation tendant vers l’obligation de montage de filtres anti particules sur les conduits d’évacuation.


Nous devrons désormais nous passer d’admirer les flammes d’un beau feu de bois dans un foyer ouvert.


Adieu les bûches, bonjour les granulés…..

Repost 0
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 09:37

29 Janvier 2011


En Ile-de-France, le rayonnement solaire global quotidien moyen sur l’année est de 3,4 KWh/m2, soit 1 240 KWh/m2/an.


 

 

 

 

http://www.outilssolaires.com/   


Une installation photovoltaïque moyenne actuelle  présente un rendement global d’environ 8%.


L’énergie électrique produite est donc environ 100 KWh/m2/an.


Chiffre confirmé par l’outil de calcul disponible sur le site

 

http://www.energies-nouvelles.net/outil-calcul-rendement-panneau-photovoltaique-4.html  


Une surface de panneaux de 25 m2 permet donc d’obtenir une production annuelle  de 2 500 KWh.


Cette modeste production permet tout juste d’alimenter un (petit) cumulus pour l’eau chaude sanitaire ( il faut 5,8 KWh pour élever de 50 °C la température de 100 L d’eau).


La plupart des usagers choisissent de revendre cette électricité à EDF, pour profiter des  conditions actuelles extraordinaires de rachat. Ce petit business d’opportunité, qui  génère un chiffre d’affaire annuel de 1 450 euros (0,58 euros/KWh) pour 2 500 KWh, est censé permettre d’amortir l’investissement en moins de dix ans , compte tenu des avantages fiscaux consentis, a condition que l’installation fonctionne encore bien entendu, que les frais d’entretien et de maintenance ne soient pas trop élevés, et qu’on oublie les frais financiers d’un éventuel emprunt.


Une installation de deuxième génération sera basée sur la cogénération. Les capteurs solaires seront des panneaux hybrides constitués de capteurs photovoltaïques montés en sandwich avec des capteurs solaires thermiques à fluide caloporteur ( Air ou eau) .


Dans ces installations modernes on utilisera des cellules PV performantes dont le rendement atteint 25%, soit pratiquement le triple du rendement des panneaux de première génération. De plus la récupération de chaleur évitera la surchauffe des cellules et donc maintiendra leur rendement à sa meilleure valeur.


On obtiendra des rendements globaux de près de 50%.


La même surface de panneaux pourra alors fournir 15 600 Kwh ( toujours en IDF), ce qui suffira aux besoins énergétiques si l’habitation est convenablement isolée.


Cette énergie sera répartie à égalité entre l’électricité et l’eau chaude.


Une telle installation ne peut être efficace que si elle dispose de moyens de stockage car les périodes de forte demande ne correspondent en général pas avec les périodes de pointe de fourniture.


Le développement des technologies de batteries pour les véhicules électriques  laissent espérer la possibilité de stocker une cinquantaine de KWh électriques, voire plus. L’équivalent pour stocker l’eau chaude existe également, quoiqu’un peu plus encombrant.


Les installations de deuxième génération nécessiteront des investissements beaucoup plus importants que ceux qui permettent de vendre quelques KWh à EDF aujourd’hui.


Actuellement le prix moyen du KWh électrique est de l’ordre de 10 centimes; le gaz naturel est encore moins cher. Une installation autonome à cogénération et stockage de l’énergie de 15 000 KWh/an, peut être estimée à 30 000 euros. Compte tenu des frais financiers de l’emprunt et des frais d’entretien, la durée d’amortissement dépasse vingt ans.


Le bilan financier est encore plus mauvais si l’on compare avec une solution mixte qui utiliserait le bois énergie pour le chauffage.


( Le bois est aussi une énergie durable et propre dès lors que le CO2 émis est recyclé, et que la combustion est dépolluée ).


Le recours aux solutions de solaire cogénération ne se justifiera que si le coût de l’énergie conventionnelle augmente significativement, et/ou si une règlementation venait à interdire l’usage du bois énergie, ou à imposer une taxe carbone dissuasive.


L’arrivée d’une seconde génération de capteurs solaires associés au stockage de l’énergie est donc conditionnée par l’évolution du coût de l’énergie et par la règlementation, en particulier les limitations de puissance installée et les tarifs de rachat.


Un autre facteur peut influencer les choix, c’est l’arrivée de la voiture électrique. Un seul véhicule électrique pourra consommer entre 5000 et 10000 KWh par an selon l’usage, ce qui augmentera d’autant les besoins en énergie de l’habitation.


La politique de tarification de l’électricité « automobile » aura une influence certaine sur le marché des énergies nouvelles.


Nous pourrions donc avoir (en France) un tassement du marché du photovoltaïque de première génération, due à la disparition progressive de l’effet d’aubaine du « cadeau EDF », conjuguée avec un retard du développement de la deuxième génération, dû à un manque de rentabilité face aux prix de l’énergie conventionnelle, notamment nucléaire.


Ce que confirme le rapport Charpin:


 « Les spécificités françaises (coût faible de l’électricité, taux d’ensoleillement moyen) impliquent que le déploiement se produira d’abord dans d’autres pays du monde : les opportunités industrielles se situent au niveau mondial ».



 


 

Repost 0
27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 18:44

27 Janvier 2011


Actuellement il y a en France environ 100 000 installations photovoltaïques < 3 KW raccordées au réseau EDF ( 0,3 % des 33 millions d’abonnés).


Dans l’hypothèse d’une « rentabilité » estimée en moyenne à 1000 euros par an et par installation, le montant global de la rente versée par EDF sous forme de rachat de cette production photovoltaïque s’élève à 100 millions d’euros (rachat à 50 cents le KWh).


Cette rente est financée par prélèvement sur la facture des autres usagers.


Il y a environ trente  millions d’abonnés , ce qui fait 3,3 euros/an par abonné.


Ce prélèvement modeste est tolérable dès lors qu’il est présenté comme contribution au développement des énergies durables.


Grâce à ce soutien financier la filière s’est développée, un marché s’est créé, et une nouvelle génération de produits apparaît.


Il est donc logique de prévoir une évolution dans plusieurs directions:


D’une part une forte croissance du nombre des installations raccordées. Aujourd’hui, environ 0,7% des 15 millions de bâtiments éligibles sont raccordés. On peut raisonnablement prévoir qu’ils pourraient être 10% dans dix ans, si les conditions restent attractives.


L’énergie rachetée par EDF est aujourd’hui plafonnée:


Les installations résidentielles de petite puissance ( la grosse majorité) sont limitées à E max= (Pmax installée) x ( 1 500 heures) en KWh.


Ce qui fait  4 500 KWh pour la très grosse majorité des installations.


Aujourd’hui la moyenne est autour de 2000 Kwh, ce qui fait 1 000 euros/an à 50 centimes le KWh.


La technologie permet de prévoir un doublement des rendements dans les années qui viennent, ce qui permettra de doubler la production tout en restant dans les limites du plafond.


Dans cette perspective, 1,5 millions de raccordements et doublement des rendements, la rente annuelle versée par EDF atteindrait un montant considérable, dépassant le milliard d’euros.


Le mode de financement actuel ne convient plus pour de telles sommes.


Nous aurions une distorsion de concurrence, les particuliers-fournisseurs étant en situation privilégiée par rapport à d’autres fournisseurs d’électricité français ou européens.


Sans compter avec les autres usagers qui n’accepteront pas longtemps de verser une rente à leur voisin photovoltaïque.


L’expansion du photovoltaïque doit donc s’accompagner d’un retour progressif au vrai prix du KWh.


Il se posera alors la question de la vraie place du particulier dans la filière de production électrique raccordée au réseau.


On peut se demander si c’est vraiment son rôle de se substituer aux grands acteurs professionnels pour la production d’énergie distribuée en réseau national.


D’autre part, la gestion de plusieurs millions de petites unités de production posera d’énormes problèmes de l’offre et de la demande, eu égard au caractère sporadique de leur fourniture, qui dépend le l’ensoleillement.


En effet, on aura remarqué que le Soleil brille en général le jour et de préférence aux heures où la demande d’énergie électrique est faible.


Pour calmer le jeu, Il est d’ores et déjà prévu de diminuer la rente photovoltaïque de 10% chaque année, ce qui conduit à un tarif de rachat de 20 euro cents en 2020 ( contre 58 euro cents aujourd’hui).


Plutôt que de chercher à transformer les particuliers en épiciers du Kilowatt, on peut se demander s’il n’eut pas été plus astucieux d’orienter ce marché vers des installations particulières optimisées pour servir avant tout les besoins du foyer, ce qui correspond à des matériels différents, notamment des panneaux hybrides couplés à des système de récupération et de stockage de chaleur par accumulation. Le développement des batteries de haute capacité pourrait de plus apporter une solution de stockage.


Avoir choisi l’option qui exploite un effet passager d’aubaine financière comporte le risque d’aboutir à une impasse.


Il est possible qu’à partir de 2015 les demandes de raccordement fléchissent, en regard de l’intérêt financier décroissant, qui compromettra sérieusement la rentabilité du placement.

Repost 0
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 19:25

26 Janvier 2011

 

Les constructeurs de panneaux photovoltaïques se livrent à une surenchère à propos de la garantie de puissance de leurs produits sur la durée.

 

En effet, ces dispositifs vieillissent, comme tout le monde et, comme nous, ne peuvent plus donner la puissance de leur jeunesse après quelques décennies.

 

La perte de puissance en fonction du temps est donc un paramètre important, puisqu’il affecte le calcul de rentabilité de l’installation.

 

On trouve par exemple les indications suivantes:

 

Perte inférieure à 10% sur dix ans, et 20% la vingtième année.

 

Le client qui lit rapidement le document peut en déduire que puisque la puissance est garantie à 80% sur vingt ans, c’est que pour le moins le panneau est garanti fonctionner sur vingt ans.

 

Que nenni,

 

Le produit n’est souvent garanti que cinq ans ( c’est la garantie produit).

 

Cela signifie que, si par chance le produit fonctionne vingt ans, sa puissance est garantie.

 

Mais si , par malchance, il claque au bout de six ans, vous perdez toute garantie.

 

Etonnant, non ?

 

Les usagers malins commencent à lire les petits caractères et certains fournisseurs ont revu leurs propositions, pour annoncer une « vraie » garantie sur 10 ans, parfois plus, et les plus sérieux incluent l’onduleur.

 

Il ne suffit pas d’acheter moins cher, encore faut-il regarder ce qu’il y a dans le panier.

 

A bon entendeur……



 

Repost 0
26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 15:06

26 Janvier 2011


Les installations photovoltaïques de première génération ont un rendement énergétique désastreux.


Pour une irradiance de 1 KW/m2 la puissance électrique dépasse rarement 130 Wc/m2 en sortie de panneaux, et 105 W/m2 en sortie du module électrique de conversion.


Et ceci dans les meilleures conditions de température ambiante ( 25 °C).


Dans la réalité la température des panneaux posés sur un toit peut atteindre 70 à 80 °C, entraînant une chute de puissance de 0,4%/°C en moyenne, soit plus de 20%.


La puissance utile finale recueillie tombe alors à environ 85 W/m2, pour une « puissance d’entrée » de 1000 W/m2.


Ce rendement global de 8,5 % pour la génération 1 n’est pas satisfaisant.


Il n’est acceptable que parce que l’énergie solaire est gratuite. Mais il n’est pas compatible avec une solution d’avenir en raison de la très mauvaise utilisation de la surface disponible.


La génération 2 est en cours de développement, certaines réalisations sont déjà proposées sur le marché.


Deux axes de développement  sont exploités:


Le premier est l’axe d’amélioration des matériaux photovoltaïques. Le but est d’augmenter le rendement de conversion, par exemple avec une technologie multicouches pour élargir le spectre de la sensibilité. Ces matériaux étant très onéreux, on doit réduire les surfaces et donc recourir à des procédés de concentration du rayonnement. L’objectif restant de conserver des niveaux de prix compatibles avec des applications de grand volume. Un exemple de ces nouveaux procédés est le système « CPV Concentrix » utilisant des cellules à triple jonction dont le rendement dépasse 38%. Des mini centrales raccordées au réseau sont en exploitation au moyen Orient et en Afrique du Nord.


Le second porte sur la récupération de chaleur . Les installations de génération 1 n’utilisent que quelques pourcents de l’énergie solaire, le reste se perd en chaleur . En récupérant cette chaleur il est possible d’offrir des rendements globaux voisins de 50%.


La récupération utilise un fluide caloporteur qui peut être de l’air ou de l’eau. La chaleur est utilisée pour le chauffage des locaux, pour la production d’ECS, ou éventuellement stockée.


Un système de ce type est développé par SUN-Energy et distribué par l’Edifice. Les éléments constituent un monobloc contenant les panneaux photovoltaïques et le radiateur à eau. Le rendement global atteint 48 %.


L’AMI ( Appel à Manifestations d’Intérêt) lancé pour le photovoltaïque a entre autres pour but d’encourager les développements technologiques de ces nouveaux procédés pour les rendre financièrement attractifs dans les applications de masse.


Il est probable que dans l’avenir ne seront subventionnées que les installations faisant appel à des procédés performants en rendement énergétique.


Le modèle économique de l’énergie solaire est encore loin d’avoir trouvé son équilibre.



 


 


 


 


 


 


 

Repost 0
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 16:50

25 Janvier 2011


Une boîte plate, bien fermée par un couvercle en verre, l’intérieur peint en noir , et exposée face au soleil, normalement cela s’appelle une serre, ou un four solaire.


Cela peut fournir un peu d’électricité si l’on place ce qu’il faut à l’intérieur, on a alors un panneau photovoltaïque.


Un tel panneau va donc accumuler beaucoup de chaleur. Au Soleil d’été , par temps dégagé et sur le coup de 12 h TU il peut recevoir une puissance rayonnée proche de 1 KW/m2 dans le Sud de la France.


Une partie de cette énergie est réfléchie, le moins possible, grâce à un revêtement mat.


Une autre partie, de l’ordre de 12%, est convertie en électricité.


Le reste doit impérativement être évacué sous peine d’une élévation de température considérable qui endommagerait le dispositif.


De par sa constitution le panneau n’est pas précisément un radiateur, ni par la forme, ni par la disposition, ni par les matériaux qui le constituent.


Un radiateur normalement constitué dissipe la chaleur par trois méthodes:


La convection, le rayonnement, et la diffusion .


La diffusion, c’est l’écoulement de la chaleur vers un corps dissipatif auquel le radiateur est fixé. Rien de tel pour un PV. Aucune diffusion  possible, le panneau n’est au contact de la structure que par les petites brides de fixation.


Le rayonnement, c’est le renvoi de la chaleur par le rayonnement infrarouge de tout corps chauffé. Le PV rayonne moyennement car le couvercle en verre et l’arrière en Tedlar ne sont pas précisément de bons matériaux de dissipation.


La convection, c’est l’évacuation de la chaleur par le fluide en mouvement dans lequel de radiateur est plongé. Le PV est dans l’air, c’est donc le courant d’air qui va le refroidir.


Mais encore faut-il qu’il y ait un courant d’air suffisant. C’est pourquoi il est essentiel de monter les panneaux en ménageant en-dessous un espace suffisant pour permettre à l’air de circuler.


Le problème devient critique dans le cas des panneaux intégrés au toit, l’air ne peut pratiquement plus circuler en-dessous, et seule la face supérieure contribue au refroidissement.


Le panneau étant assimilable à une serre, si le refroidissement naturel est insuffisant la température interne peut monter à des valeurs importantes, 70 ou 80 °C.


Or il faut savoir que le rendement de la cellule diminue quand la température augmente. Le coefficient est de l’ordre de 0,4%/°C, parfois davantage.


Les valeurs de rendement sont indiquées dans les catalogues pour une température de cellule de 25°C ( STC, Standard Test Conditions). Pour une température de 80 °C, le rendement diminuera donc de plus de 20%.


D’autre part la durée de vie des composants est indiquée pour des conditions normales d’utilisation. Ces conditions ( NOTC, Normal Operating Test Conditions), sont assez clémentes:


Rayonnement solaire : 800 W/m2


Température ambiante: 20 °C


Vent: 1 m/s


Le panneau étant exposé au flux d’air  par ses deux faces, le flux étant parallèle au panneau.


On donne pour ces conditions la température atteinte par la cellule, en général entre  45 et 50°C.


On imagine la température si le panneau est intégré au toit ( refroidi d’un seul côté), si le vent est nul, et si le Soleil tape dur.


Il est donc intéressant à tout points de vue de penser à refroidir les panneaux par un dispositif annexe si le climat est particulièrement ensoleillé.


Des études sont en cours bien sûr pour développer des systèmes de refroidissement des panneaux intégrables aux bâtiments.  Le but étant d’une part de refroidir les panneaux pour améliorer le rendement, et d’autre part de récupérer la chaleur pour produire l’ECS ou satisfaire tout autre besoin de l’habitat.


On peut citer deux projets soutenus par l’ANR dans le cadre du programme PREBAT:


AERAUSOL 2,  projet ANR-07-PBAT-009


COOL-PV, projet ANR -07- PBAT 010


Il existe également des réalisations utilisant un refroidissement par brumisation d’eau, mais non homologuées.


Les prochaines générations de panneaux intègreront une possibilité de refroidissement pour constituer une structure hybride de rendement très supérieur aux dispositifs actuels.



 

 
Repost 0
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 12:09

24 Janvier 2011


Dans une installation photovoltaïque,  les panneaux eux-mêmes sont garantis par le constructeur sur des durées extrêmement impressionnantes, parfois jusqu’à 25 ans, ce qui constitue un argument décisif de vente.


Mais les conditions d’application de cette garantie, que l’utilisateur final ne lit jamais évidemment, comportent des restrictions assez inquiétantes.


Par exemple, voici ce qu’on trouve ( entre autres) dans la documentation SHARP:


« La garantie de puissance et la garantie de produit ne comprennent pas les pertes de puissance et/ou d’autres vices causés notamment:


- Par l’exploitation dans des conditions environnementales inadéquates ….


- Par l’entretien  inadapté…


- Par les salissures sur le verre , la pollution ou la détérioration par les fumées, du sel, des substances chimiques et d’autres pollutions.


- Par les phénomènes naturels (…. Foudre, foudre indirecte, dommages causés par la neige, effet de gel, ….) » .


Bien entendu il n’est pas précisé ce qu’il faut entendre par


« Conditions environnementales inadéquates »


« Entretien inadapté »


« Salissures sur le verre »


« substances chimiques et autres pollutions »


Quant à la clause restrictive appliquée à la neige, au gel, à la fumée, et au sel, elle se passe de commentaire.


Face à de pareilles restrictions, on imagine aisément ce qu’il adviendra de la garantie au bout de seulement dix ans dans un environnement exposé aux fumées , aux embruns en zone côtière, aux pluies acides, aux dépôts graisseux, à la neige et au gel, bref dans les conditions normales.


Il n’y a que la foi qui sauve…..


Repost 0
24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 11:40

24 Janvier 2011


L’éolien est une voie incontournable dans la route vers les énergies renouvelables.


Le parc éolien terrestre européen s’est développé dès les années 2000 et compte aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de machines.


Les possibilités d’extension des parcs terrestres sont limitées à cause de l’emprise foncière, des nuisances sonores, de l’acceptabilité par les populations, des atteintes à l’environnement, et de la relative rareté des sites éligibles pour des très grosses machines.


Les zones maritimes côtières ont très vite été perçues comme propices à l’installation d’éoliennes de forte puissance. Ces zones sont généralement battues par des vents forts et réguliers, ce qui garantit une excellente productivité. L’existence d’un plateau continental très vaste permet des implantations à plusieurs dizaines de kms du rivage, supprimant ainsi les problèmes d’emprise foncière, de nuisances sonores, et d’acceptabilité par les populations.


La technologie permet aujourd’hui d’envisager des fermes éoliennes off-shore, le surcoût étant largement compensé par une meilleure rentabilité.


L’Angleterre vient d’inaugurer le plus grand parc off-shore, composé pour le moment de cent grosses machines, extensible à trois-cent-quarante vers 2015.


Le Danemark possède des installations off-shore de 370 MW.


L’Allemagne a ouvert en 2010 un parc off-shore de 12 éoliennes de 5 MW, qui constitue un test . Si les essais sont concluants, le parc doit être étendu à 80 machines .


La France ne fait rien. Pour l’instant.


Le retard français dans le développement des énergies renouvelables est lié au choix du nucléaire pour la production électrique, choix confirmé par les projets de développement des réacteurs à neutrons rapides dans le cadre du programme Génération IV,  initié par le DEO (Département de l’Energie des Etats-Unis).


Pourtant notre Pays possède 3 500 kms de côtes et dispose du deuxième potentiel européen pour l’éolien off-shore.


Il est difficile, dans ces conditions, de ne rien faire tout en affichant des postures internationales de défenseurs des énergies nouvelles.


A la décharge des éventuels initiateurs de projets off-shore, il faut rappeler que, si les populations de l’intérieur sont pointilleuses concernant les nuisances, c’est encore pire sur les côtes, où les projets d’éoliennes sont perçus comme des menaces pour le tourisme, des atteintes à l’environnement, des nuisances pour la pêche, et un danger pour la navigation.


Les multiples associations de défense de tout sont disposées à utiliser toutes les ressources juridiques pour contrer ce genre de projets, avec parfois l’aide de certains responsables politiques locaux (voir l’affaire de Noimoutiers) .


Le Président Sarkozy doit annoncer demain à Saint-Nazaire le lancement d’un appel d’offres pour des projets de fermes éoliennes off-shore. Ces projets entreront dans le cadre du programme défini par le Grenelle de la mer, qui prévoyait 6 000 MW off-shore à l’horizon 2020.


Le contenu de cet appel d’offres sera un bon indicateur des réelles intentions du Gouvernement en matières d’énergies nouvelles.


Repost 0