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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 19:25

26 Janvier 2011

 

Les constructeurs de panneaux photovoltaïques se livrent à une surenchère à propos de la garantie de puissance de leurs produits sur la durée.

 

En effet, ces dispositifs vieillissent, comme tout le monde et, comme nous, ne peuvent plus donner la puissance de leur jeunesse après quelques décennies.

 

La perte de puissance en fonction du temps est donc un paramètre important, puisqu’il affecte le calcul de rentabilité de l’installation.

 

On trouve par exemple les indications suivantes:

 

Perte inférieure à 10% sur dix ans, et 20% la vingtième année.

 

Le client qui lit rapidement le document peut en déduire que puisque la puissance est garantie à 80% sur vingt ans, c’est que pour le moins le panneau est garanti fonctionner sur vingt ans.

 

Que nenni,

 

Le produit n’est souvent garanti que cinq ans ( c’est la garantie produit).

 

Cela signifie que, si par chance le produit fonctionne vingt ans, sa puissance est garantie.

 

Mais si , par malchance, il claque au bout de six ans, vous perdez toute garantie.

 

Etonnant, non ?

 

Les usagers malins commencent à lire les petits caractères et certains fournisseurs ont revu leurs propositions, pour annoncer une « vraie » garantie sur 10 ans, parfois plus, et les plus sérieux incluent l’onduleur.

 

Il ne suffit pas d’acheter moins cher, encore faut-il regarder ce qu’il y a dans le panier.

 

A bon entendeur……



 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 15:06

26 Janvier 2011


Les installations photovoltaïques de première génération ont un rendement énergétique désastreux.


Pour une irradiance de 1 KW/m2 la puissance électrique dépasse rarement 130 Wc/m2 en sortie de panneaux, et 105 W/m2 en sortie du module électrique de conversion.


Et ceci dans les meilleures conditions de température ambiante ( 25 °C).


Dans la réalité la température des panneaux posés sur un toit peut atteindre 70 à 80 °C, entraînant une chute de puissance de 0,4%/°C en moyenne, soit plus de 20%.


La puissance utile finale recueillie tombe alors à environ 85 W/m2, pour une « puissance d’entrée » de 1000 W/m2.


Ce rendement global de 8,5 % pour la génération 1 n’est pas satisfaisant.


Il n’est acceptable que parce que l’énergie solaire est gratuite. Mais il n’est pas compatible avec une solution d’avenir en raison de la très mauvaise utilisation de la surface disponible.


La génération 2 est en cours de développement, certaines réalisations sont déjà proposées sur le marché.


Deux axes de développement  sont exploités:


Le premier est l’axe d’amélioration des matériaux photovoltaïques. Le but est d’augmenter le rendement de conversion, par exemple avec une technologie multicouches pour élargir le spectre de la sensibilité. Ces matériaux étant très onéreux, on doit réduire les surfaces et donc recourir à des procédés de concentration du rayonnement. L’objectif restant de conserver des niveaux de prix compatibles avec des applications de grand volume. Un exemple de ces nouveaux procédés est le système « CPV Concentrix » utilisant des cellules à triple jonction dont le rendement dépasse 38%. Des mini centrales raccordées au réseau sont en exploitation au moyen Orient et en Afrique du Nord.


Le second porte sur la récupération de chaleur . Les installations de génération 1 n’utilisent que quelques pourcents de l’énergie solaire, le reste se perd en chaleur . En récupérant cette chaleur il est possible d’offrir des rendements globaux voisins de 50%.


La récupération utilise un fluide caloporteur qui peut être de l’air ou de l’eau. La chaleur est utilisée pour le chauffage des locaux, pour la production d’ECS, ou éventuellement stockée.


Un système de ce type est développé par SUN-Energy et distribué par l’Edifice. Les éléments constituent un monobloc contenant les panneaux photovoltaïques et le radiateur à eau. Le rendement global atteint 48 %.


L’AMI ( Appel à Manifestations d’Intérêt) lancé pour le photovoltaïque a entre autres pour but d’encourager les développements technologiques de ces nouveaux procédés pour les rendre financièrement attractifs dans les applications de masse.


Il est probable que dans l’avenir ne seront subventionnées que les installations faisant appel à des procédés performants en rendement énergétique.


Le modèle économique de l’énergie solaire est encore loin d’avoir trouvé son équilibre.



 


 


 


 


 


 


 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 16:50

25 Janvier 2011


Une boîte plate, bien fermée par un couvercle en verre, l’intérieur peint en noir , et exposée face au soleil, normalement cela s’appelle une serre, ou un four solaire.


Cela peut fournir un peu d’électricité si l’on place ce qu’il faut à l’intérieur, on a alors un panneau photovoltaïque.


Un tel panneau va donc accumuler beaucoup de chaleur. Au Soleil d’été , par temps dégagé et sur le coup de 12 h TU il peut recevoir une puissance rayonnée proche de 1 KW/m2 dans le Sud de la France.


Une partie de cette énergie est réfléchie, le moins possible, grâce à un revêtement mat.


Une autre partie, de l’ordre de 12%, est convertie en électricité.


Le reste doit impérativement être évacué sous peine d’une élévation de température considérable qui endommagerait le dispositif.


De par sa constitution le panneau n’est pas précisément un radiateur, ni par la forme, ni par la disposition, ni par les matériaux qui le constituent.


Un radiateur normalement constitué dissipe la chaleur par trois méthodes:


La convection, le rayonnement, et la diffusion .


La diffusion, c’est l’écoulement de la chaleur vers un corps dissipatif auquel le radiateur est fixé. Rien de tel pour un PV. Aucune diffusion  possible, le panneau n’est au contact de la structure que par les petites brides de fixation.


Le rayonnement, c’est le renvoi de la chaleur par le rayonnement infrarouge de tout corps chauffé. Le PV rayonne moyennement car le couvercle en verre et l’arrière en Tedlar ne sont pas précisément de bons matériaux de dissipation.


La convection, c’est l’évacuation de la chaleur par le fluide en mouvement dans lequel de radiateur est plongé. Le PV est dans l’air, c’est donc le courant d’air qui va le refroidir.


Mais encore faut-il qu’il y ait un courant d’air suffisant. C’est pourquoi il est essentiel de monter les panneaux en ménageant en-dessous un espace suffisant pour permettre à l’air de circuler.


Le problème devient critique dans le cas des panneaux intégrés au toit, l’air ne peut pratiquement plus circuler en-dessous, et seule la face supérieure contribue au refroidissement.


Le panneau étant assimilable à une serre, si le refroidissement naturel est insuffisant la température interne peut monter à des valeurs importantes, 70 ou 80 °C.


Or il faut savoir que le rendement de la cellule diminue quand la température augmente. Le coefficient est de l’ordre de 0,4%/°C, parfois davantage.


Les valeurs de rendement sont indiquées dans les catalogues pour une température de cellule de 25°C ( STC, Standard Test Conditions). Pour une température de 80 °C, le rendement diminuera donc de plus de 20%.


D’autre part la durée de vie des composants est indiquée pour des conditions normales d’utilisation. Ces conditions ( NOTC, Normal Operating Test Conditions), sont assez clémentes:


Rayonnement solaire : 800 W/m2


Température ambiante: 20 °C


Vent: 1 m/s


Le panneau étant exposé au flux d’air  par ses deux faces, le flux étant parallèle au panneau.


On donne pour ces conditions la température atteinte par la cellule, en général entre  45 et 50°C.


On imagine la température si le panneau est intégré au toit ( refroidi d’un seul côté), si le vent est nul, et si le Soleil tape dur.


Il est donc intéressant à tout points de vue de penser à refroidir les panneaux par un dispositif annexe si le climat est particulièrement ensoleillé.


Des études sont en cours bien sûr pour développer des systèmes de refroidissement des panneaux intégrables aux bâtiments.  Le but étant d’une part de refroidir les panneaux pour améliorer le rendement, et d’autre part de récupérer la chaleur pour produire l’ECS ou satisfaire tout autre besoin de l’habitat.


On peut citer deux projets soutenus par l’ANR dans le cadre du programme PREBAT:


AERAUSOL 2,  projet ANR-07-PBAT-009


COOL-PV, projet ANR -07- PBAT 010


Il existe également des réalisations utilisant un refroidissement par brumisation d’eau, mais non homologuées.


Les prochaines générations de panneaux intègreront une possibilité de refroidissement pour constituer une structure hybride de rendement très supérieur aux dispositifs actuels.



 

 
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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 12:09

24 Janvier 2011


Dans une installation photovoltaïque,  les panneaux eux-mêmes sont garantis par le constructeur sur des durées extrêmement impressionnantes, parfois jusqu’à 25 ans, ce qui constitue un argument décisif de vente.


Mais les conditions d’application de cette garantie, que l’utilisateur final ne lit jamais évidemment, comportent des restrictions assez inquiétantes.


Par exemple, voici ce qu’on trouve ( entre autres) dans la documentation SHARP:


« La garantie de puissance et la garantie de produit ne comprennent pas les pertes de puissance et/ou d’autres vices causés notamment:


- Par l’exploitation dans des conditions environnementales inadéquates ….


- Par l’entretien  inadapté…


- Par les salissures sur le verre , la pollution ou la détérioration par les fumées, du sel, des substances chimiques et d’autres pollutions.


- Par les phénomènes naturels (…. Foudre, foudre indirecte, dommages causés par la neige, effet de gel, ….) » .


Bien entendu il n’est pas précisé ce qu’il faut entendre par


« Conditions environnementales inadéquates »


« Entretien inadapté »


« Salissures sur le verre »


« substances chimiques et autres pollutions »


Quant à la clause restrictive appliquée à la neige, au gel, à la fumée, et au sel, elle se passe de commentaire.


Face à de pareilles restrictions, on imagine aisément ce qu’il adviendra de la garantie au bout de seulement dix ans dans un environnement exposé aux fumées , aux embruns en zone côtière, aux pluies acides, aux dépôts graisseux, à la neige et au gel, bref dans les conditions normales.


Il n’y a que la foi qui sauve…..


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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 11:40

24 Janvier 2011


L’éolien est une voie incontournable dans la route vers les énergies renouvelables.


Le parc éolien terrestre européen s’est développé dès les années 2000 et compte aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de machines.


Les possibilités d’extension des parcs terrestres sont limitées à cause de l’emprise foncière, des nuisances sonores, de l’acceptabilité par les populations, des atteintes à l’environnement, et de la relative rareté des sites éligibles pour des très grosses machines.


Les zones maritimes côtières ont très vite été perçues comme propices à l’installation d’éoliennes de forte puissance. Ces zones sont généralement battues par des vents forts et réguliers, ce qui garantit une excellente productivité. L’existence d’un plateau continental très vaste permet des implantations à plusieurs dizaines de kms du rivage, supprimant ainsi les problèmes d’emprise foncière, de nuisances sonores, et d’acceptabilité par les populations.


La technologie permet aujourd’hui d’envisager des fermes éoliennes off-shore, le surcoût étant largement compensé par une meilleure rentabilité.


L’Angleterre vient d’inaugurer le plus grand parc off-shore, composé pour le moment de cent grosses machines, extensible à trois-cent-quarante vers 2015.


Le Danemark possède des installations off-shore de 370 MW.


L’Allemagne a ouvert en 2010 un parc off-shore de 12 éoliennes de 5 MW, qui constitue un test . Si les essais sont concluants, le parc doit être étendu à 80 machines .


La France ne fait rien. Pour l’instant.


Le retard français dans le développement des énergies renouvelables est lié au choix du nucléaire pour la production électrique, choix confirmé par les projets de développement des réacteurs à neutrons rapides dans le cadre du programme Génération IV,  initié par le DEO (Département de l’Energie des Etats-Unis).


Pourtant notre Pays possède 3 500 kms de côtes et dispose du deuxième potentiel européen pour l’éolien off-shore.


Il est difficile, dans ces conditions, de ne rien faire tout en affichant des postures internationales de défenseurs des énergies nouvelles.


A la décharge des éventuels initiateurs de projets off-shore, il faut rappeler que, si les populations de l’intérieur sont pointilleuses concernant les nuisances, c’est encore pire sur les côtes, où les projets d’éoliennes sont perçus comme des menaces pour le tourisme, des atteintes à l’environnement, des nuisances pour la pêche, et un danger pour la navigation.


Les multiples associations de défense de tout sont disposées à utiliser toutes les ressources juridiques pour contrer ce genre de projets, avec parfois l’aide de certains responsables politiques locaux (voir l’affaire de Noimoutiers) .


Le Président Sarkozy doit annoncer demain à Saint-Nazaire le lancement d’un appel d’offres pour des projets de fermes éoliennes off-shore. Ces projets entreront dans le cadre du programme défini par le Grenelle de la mer, qui prévoyait 6 000 MW off-shore à l’horizon 2020.


Le contenu de cet appel d’offres sera un bon indicateur des réelles intentions du Gouvernement en matières d’énergies nouvelles.


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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 19:21

22 Janvier 2011


Le coup de sang du Premier Ministre à propos du photovoltaïque a été provoqué par un constat, certes prévisible, mais difficile à avaler.


La ruée sur le photovoltaïque, déclenchée par des mesures incitatives un peu trop alléchantes, a provoqué une forte montée de la demande sur les précieux panneaux.


Or, selon une étude de l’inspection des finances, 80% des panneaux installés en France sont importés de Chine, avec plusieurs inconvénients:


- D’abord un constat d’impuissance. On nous répète que notre industrie ne pourra être sauvée que grâce aux technologies innovantes, et voilà qu’à la première occasion ce sont les chinois qui fournissent !


- Ensuite un grand trou dans le portefeuille car ces panneaux il faut bien les acheter à la Chine.


- Enfin, selon NKM, la fabrication de ces panneaux génère 80% de CO2 de plus que les panneaux français !


Mais alors, que faire ?


Les anciens se souviendront avec attendrissement de l’affaire des magnétoscopes de Poitiers dans les années 80.


Difficile de répéter la même farce, les temps ont changé.


Alors, le moins que l’on puisse faire, c’est d’éviter de demander aux français clients de EDF de subventionner les fabrications chinoises de panneaux photovoltaïques !


Voilà la raison profonde du coup du père François. Peut-on lui en vouloir ?


Au-delà de cette réaction d’humeur, le problème de fond demeure, les panneaux français, bien que moins polluants, restent plus chers que les panneaux chinois.


L’affaire des magnétoscopes de Poitiers s’était terminée par une défaite, Il nous reste à espérer que la bataille du photovoltaïque aura une issue plus favorable.


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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 13:59

23 Janvier 2011


Le peu d’enthousiasme manifesté jusqu’à présent par les pouvoirs publics pour le soutien concret aux énergies renouvelables, en contradiction avec les déclarations tonitruantes du Grenelle de l’environnement, a créé un malaise dans le milieu des professionnels  de l’énergie.


Le récent décret portant sur le moratoire et la réorganisation du système de soutien au développement du photovoltaïque, n’est pas de nature à détendre la situation.


Il faut donc saluer l’initiative récente du Gouvernement en faveur de la recherche dans le domaine des énergies nouvelles.


Sous la tutelle commune de:


- Nathalie Kosciusko-Morizet ,Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement.


- Valérie Pécresse , Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.


- Eric Besson , Ministre de l’Industrie, de l’Energie, et de l’Economie numérique.


- René Ricol  , Commissaire Général à l’investissement.


L’ADEME a été chargée de deux « Appels à Manifestations d’Intérêt » (AMI ), l’un sur le solaire, l’autre sur le photovoltaïque.


Mieux vaut tard que jamais , diront les mauvaises langues.


Avec un tel parrainage l’opération ne peut être qu’une réussite. Bien que l’on puisse craindre une certaine complexité dans la gestion des dossiers…


Voyons de quoi il s’agit:


AMI solaire.


« développer et expérimenter en conditions réelles des techniques innovantes de production d’énergie à partir du soleil (solaire thermodynamique, thermique et photovoltaïque à concentration).

Il vise notamment à améliorer leur efficacité énergétique par la mise en place de dispositifs performants de suivi du soleil ou de stockage de chaleur. »


AMI photovoltaïque.


« réduire les coûts de fabrication, accroître les performances des produits, et expérimenter des modèles économiques afin d’optimiser la rentabilité de la filière. L’objectif est notamment de diviser par deux le coût du kWh produit en innovant sur toute la chaîne de valeur et favoriser une offre de panneaux « intégrés au bâti ».


Extrait de:


 

 

http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&m=3&id=74258&ref=24691&p1=B 


Les dépôts de candidatures doivent parvenir avant le 2 Mai 2011.


Dans la mesure où le Gouvernement souhaite sincèrement rattraper le temps perdu, on ne peut que se réjouir de cette initiative.


Il est en effet souhaitable que le basculement vers les énergies nouvelles soit créateur d’emplois industriels en France, et pas seulement en Chine….






 

 
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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 11:04

22 Janvier 2011


Les énergies renouvelables recueillent une grande sympathie parmi les foules. Mais l’usager considère en général que l’énergie est le problème de son fournisseur. Il se moque de savoir si l’électricité qu’il reçoit à la maison est produite par l’atome, le charbon, le gaz, le pétrole, le vent, l’eau, ou la géothermie, pourvu qu’elle soit en 220 volts/ 50 Hz.


C’est du moins à cela qu’il a été habitué depuis les débuts de l’ère industrielle, et il n’a pas très envie de changer ses habitudes.


Selon ce schéma c’est donc à l’Etat, ou aux grands fournisseurs, de prendre en charge le basculement vers les énergies propres, en utilisant le réseau électrique existant pour y raccorder les nouvelles centrales, qu’il s’agisse de centrales solaires, de parcs éoliens, de barrages  hydro-électriques, ou de centrales photovoltaïques.


Seul l’Etat et/ou les grandes compagnies ont la compétence, les moyens industriels et les ressources financières pour développer un grand projet énergétique.


Qu’en est-il concrètement en matière d’énergies renouvelables ?


En France il existe deux sites photovoltaïques, qui méritent à peine le nom de centrales: Dans le Gers ( 9 MW) et à Vinon-sur-Verdon ( 4 MW ).


En Espagne et en Italie nous trouvons deux centrales de 60 et 70 MW.


Pour le solaire thermodynamique, les grands acteurs  n’ont pas fait très fort non plus: en France on se souvient de l’essai de Thémis, resté sans suite.


Il faut aller en Californie pour trouver une centrale solaire de 350 MW, ou en Espagne.


L’éolien a été plus favorisé, du moins dans certains pays. En France le démarrage a été assez tardif ; fin 2009,  3000 éoliennes étaient raccordées au réseau, contre plus de 20 000 en Allemagne.


Les énergies renouvelables sont donc, du moins en France, modérément exploitées par les grands acteurs de l‘énergie.


On connait la raison: L’électricité est à  85% d’origine nucléaire, la France est à la pointe de cette technologie, que ses partisans réussissent à faire passer pour une énergie propre. Alors pourquoi dépenser des milliards à faire tourner des moulins à vent ?


Mais l’industrie a besoin du marché pour prospérer. Il faut vendre des éoliennes et du photovoltaïque.


Alors on a pensé aux usagers .


L’éolien domestique est rendu impossible par une règlementation sévère sur le bruit, la hauteur, et l’obligation d’être en ZDE pour bénéficier des crédits d’impôts. C’est donc une affaire de collectivités territoriales, qui suit son cours avec une croissance honorable.


Reste le photovoltaïque.


L’usager  a donc été incité à s’équiper de panneaux, en lui faisant miroiter l’avantage financier d’un crédit d’impôt et d’un bénéfice réalisé sur la revente de sa « production » à EDF à tarif préférentiel.


Beaucoup d’usagers propriétaires de logements individuels, d’immeubles, ou de locaux tertiaires  se sont laissés séduire par la présentation du montage financier, et ont garni leurs toits de quelques mètres carrés de panneaux.


Une installation de ce type est censée être bénéficiaire au bout de quinze ans. Les dépliants ne précisent pas quelle est la durée de vie des équipements…..


La puissance utile de ces petites installations est évidemment modeste, on peut espérer récupérer une centaine de KWh /an/m2.


Le montage financier incitatif repose sur une sorte de mutualisation de la dépense. C’est assez curieux: L’argent que EDF dépense pour acheter la production des usagers équipés est imputé sur la facture des autres usagers. Ce système ne peut évidemment pas durer, pour deux raisons:


D’abord les « autres » usagers n’accepteront pas de continuer à subventionner les fantaisies photovoltaïques de leurs voisins ou du supermarché .


Ensuite, des petits malins ont profité de l’effet d’aubaine pour monter des panneaux n’importe où, y compris sur des parkings.


Le Premier Ministre a donc décidé de siffler la fin de la récréation.


Le 2 Décembre 2009 ( peut-être en souvenir d’un certain coup d’Etat ? ) François Fillon annonçait une remise à plat du système de soutien de la filière photovoltaïque et prononçait un moratoire sur les nouvelles installations, jusqu’en Mars 2011, date à laquelle Nathalie et Christine sont censées présenter un projet, approuvé par Eric Besson bien entendu.


Pour l’instant les installations domestiques ne sont pas concernées. Elles sont occupées à digérer les baisses du tarif de rachat .


Ce coup du père François est moyennement apprécié des industriels  dont certains pensaient avoir décroché le jackpot et s’étaient  mis à fabriquer des panneaux à tour de bras.


Il était bien prévu dès le départ que les mesures incitatives financières ne dureraient pas. Elles furent mises en place pour soutenir la filière dans sa phase de lancement afin de  permettre aux industriels de trouver un rythme de production, et donc des prix de revient, compatible avec les possibilités du marché.


Cette remise à plat est cependant perçue comme un coup d’arrêt par la profession, et comme une remise en question des programmes du Grenelle de l’environnement.


Le prétexte de distorsion de concurrence invoqué par le Premier Ministre ne tient pas si l’on regarde ce qui se passe outre-Rhin en matière d’incitations financières.


D’ailleurs qui fait concurrence à qui ?


On constate une fois de plus qu’en matière de progrès , les freins ne viennent pas de la technologie, mais de l’administration.



 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 17:29

20 Janvier 2011


Le modèle suédois est fréquemment cité en exemple à suivre en matière de gestion intelligente des problèmes qu’une nation moderne doit résoudre.


Qu’en est-il à propos de la gestion de l’énergie ?


Les besoins électriques de ce pays sont satisfaits pour moitié par l’hydraulique et pour moitié  par le nucléaire ( 10 réacteurs), les autres énergies contribuant pour quelques pourcents.


En 1980 il avait été décidé par référendum d’arrêter progressivement la production nucléaire, à l’échéance de 2020.


Les réalités de l’existence en ont décidé autrement:


En Février 2009 les quatre partis de la coalition de gouvernement ont conclu un accord pour lever l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires et remplacer les centrales existantes vieillissantes.


Comme en Allemagne, le principe de réalité a prévalu, sans pour autant remettre en cause le programme de développement des énergies nouvelles.


L’objectif reste à terme de faire appel aux énergies renouvelables pour fournir 50% des besoins électriques, et 10% des besoins énergétiques des transports ( voiture électrique).


Dans le même temps un programme d’économies d’énergie est mis en œuvre dans l’industrie et l’habitat, ainsi qu’un programme de capture et séquestration du carbone.


Voilà un modèle raisonnable qui évite les excès tout en préservant l’avenir.



 


 

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 15:31

21 Janvier 2011


La chasse au CO2 , lancée depuis maintenant une décennie, a fait remonter en première ligne le problème de l’énergie. La perspective de devoir renoncer aux énergies fossiles carbonées a mis en évidence la nécessité de trouver une ou des énergies de substitution non émettrices de CO2.


Les énergies « vertes » sont privilégiées car durables, propres, et non dangereuses. Le solaire et l’éolien ont montré leurs possibilités, et sont une alternative crédible à condition d’être accompagnés d’une politique drastique de réduction des consommations.


Ce basculement , au moins partiel, vers les énergies vertes n’est possible que s’il est soutenu par une politique globale d’incitation sur la durée, et par un consensus populaire. Plusieurs décennies seront nécessaires pour réaliser l’adaptation des structures, et des investissements importants devront être consentis.


Un exemple proche de nous est donné par l’Allemagne, qui s’est fixé des objectifs ambitieux:


- Sortir du nucléaire, en stoppant progressivement ses 17 réacteurs d’ici 2020. Décision prise en 2000.


- Réduire ses émissions de CO2 au-delà des objectifs de l’Union, ce qui suppose le remplacement progressif des centrales à combustible fossile carboné par des ressources vertes.


- Soutenir énergiquement le développement du solaire et de l’éolien, pour disposer en temps utile de l’énergie de remplacement.


Ce programme s’est révèlé à l’usage trop ambitieux , malgré l’implantation de plus de 20 000 éoliennes et l’opération 100000 toits pour le photovoltaïque.


Le gouvernement allemand vient de décider de surseoir à la décision d’arrêt des réacteurs nucléaires , en leur accordant un sursis d’une douzaine d’années. La raison officielle est la crainte d’une pénurie d’électricité .


Cette décision est évidemment controversée. Certains considèrent que c’est une sage décision qui tient compte des réalités, d’autres estiment qu’il s’agit d’une victoire du « lobby » nucléaire . Cette diversité d’opinions montrent que rien n’est possible sans un consensus populaire pérenne , et qu’une révolution énergétique ne peut se faire que dans la durée.


L’exemple allemand est révélateur du risque d’une stratégie qui consisterait à renoncer un peu vite à un système connu et qui marche, pour un autre plus attractif mais qui n’est pas disponible immédiatement .


Ce contretemps a bien sûr redonné du lustre à l’énergie nucléaire, dont les partisans rappellent qu’elle est une énergie bien maîtrisée, largement industrialisée et non émettrice de CO2.


On escamote le problème des déchets en les présentant comme du combustible pour les réacteurs à neutrons rapides, ce qui , en plus, transforme l’énergie nucléaire en énergie propre et durable.


En dénonçant le CO2, les climatologues, qui n’en demandaient pas tant, se sont donc trouvés bien malgré eux transformés en VRP du nucléaire!


Les choses étant ce qu’elles sont, voici donc l’industrie nucléaire nantie d’un blason redoré et proposant ses services sur l’air du « On vous l’avait bien dit… ».


Le nucléaire, dans les pays développés gros consommateurs d’énergie, a été implantée sur la base de structures existantes, c’est-à-dire un réseau de distribution maillé couvrant tout le pays, et quelques très grosses centrales fournissant ce réseau. Peu importe si une centrale coûte la peau des fesses, car dans les pays riches il y a beaucoup de fesses avec une peau bien grasse.


Mais dans les pays en voie de développement c’est le contraire. Sortir plusieurs milliards de dollars pour à la fois créer un réseau et acheter des centrales, il n’y faut pas compter.


L’idée a donc germé de fabriquer des petites unités nucléaires modulaires de puissance modeste, quelques dizaines de mégawatts, pour satisfaire les besoins ( également modestes) de certains clients peu argentés.


De plus ces petites centrales pourraient très bien être utilisées aussi pour créer un petit réseau local dans une région peu ou pas desservie. Si elles sont transportables, elles pourraient être disséminées assez largement.


« Disséminées assez largement », voilà de quoi inquiéter à juste titre car le risque de prolifération est de plus en plus probable.


Mais ce risque n’arrête pas les industriels , dès lors qu’ils entrevoient la possibilité d’un marché.


Voici deux exemples de ce qui se trame et pourrait se voir bientôt de par le monde.


Le premier est un projet baptisé « Flexblue », concocté par la DCNS ( Ex Direction des Constructions Navales) sur la base de ses compétences en matière de sous-marins nucléaires. Il s’agit d’une centrale sous-marine monobloc capable de fournir quelques dizaines de mégawatts électriques. Le tout dans un container ressemblant à un sous-marin, de 100 mètres de long sur 15 de diamètre. Personne à bord bien entendu, automaticité totale, autonomie de plusieurs années.


L’engin pourrait être installé clés en mains n’importe où ( pas trop profond tout de même !), là où l’on a besoin d’électricité. Les arguments exposés sont la sécurité ( !), le coût modeste ( tout est relatif), la rapidité de fabrication, la protection contre les attentats, les chutes d’aéronefs, et les fuites radioactives.


Autour de ce projet on retrouve les trois mousquetaires de la profession: AREVA, EDF, et le CEA.


On ne sait pas encore s’il s’agit d’une plaisanterie de potache ou si le projet est sérieux.


Le second exemple paraît à peine plus réaliste. Il émane de la société HYPERION POWER GENERATION, et consiste en un petit réacteur nucléaire modulaire facilement transportable et conçu pour les mêmes usages que le précédent, sauf qu’il n’est pas sous-marin.


Le cœur est scellé et  enfoui dans le sol , dans un petit silo n’excédant pas les dimensions d’un caveau de famille.


Les accessoires sont à l’extérieur: Echangeur de chaleur, turbine, générateur électrique, tour de refroidissement, poste de transformation.


Un obstacle majeur semble être l’homologation par le NRC ( Nuclear Regulatory Commission), le dispositif devant satisfaire les exigences du cahier des charges Génération IV.


Si cet obstacle est levé, HPG se déclare prêt à livrer en 2013.


Il y a là de quoi alimenter la colère des anti-nucléaires, mais que peuvent les bonnes intentions face à l’avidité énergétique des pays émergents ?



 


 

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