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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 19:18

10 Mai 2013

On sait que les énergies renouvelables solaire et éolienne sont capricieuses. Le Soleil et le vent sont ce qu’est la météo et l’alternance des jours, des nuits et des saisons ne saurait être asservie à la demande énergétique!

Impossible donc de faire reposer nos approvisionnements électriques sur ces sources sans un moyen de stocker massivement l’énergie fournie par ces merveilleuses machines, afin de faire face aux périodes de pénurie de vent et/ou de soleil.

Les énergéticiens montrent que sans un tel système de stockage la part confiée aux énergies renouvelables intermittentes ne saurait dépasser 30% sans créer un risque de panne. Et encore faudra-t-il prévoir des moyens conventionnels pour pallier les longues périodes de météo défavorable.

Le seul moyen de stockage de masse efficace technologiquement praticable aujourd’hui est le pompage-turbinage, technique déjà utilisée pour la régulation des réseaux électriques, mais avec des capacités de stockage insuffisantes pour les nouveaux besoins.

Son utilisation en stockage de masse nécessite des installations spéciales dédiées à cette fonction, installations évidemment onéreuses et très envahissantes puisqu’il s’agit de constituer d’immenses réserves d’eau couplées à des chutes de faible hauteur ( les réservoirs et barrages de grande hauteur son à peu près exclus car il n’y a plus d’emplacements disponibles et ceux qui existent sont réservés à d’autres fonctions comme la régulation des approvisionnements sur les marchés).

Malgré ces inconvénients ce système est incontournable pour rendre possible le développement du solaire et de l’éolien.

On imagine sans peine les levées de boucliers qui seront provoquées par ces projets de réservoirs de basse chute, il suffit d’observer les réactions actuelles associées aux projets de parcs éoliens offshore!

Aussi, en prévision de ces difficultés, d’autres voies sont explorées pour le stockage du courant.

Pour des volumes moyens de stockage une solution efficace est proposée par la filière Hydrogène. En période de faible consommation, l’électricité produite est utilisée pour électrolyser de l’eau, les gaz produits étant stockés sous haute pression. Ensuite l’électricité est restituée grâce à une pile à combustible aujourd’hui bien au point.

Il est également possible d’injecter cet Hydrogène dans le réseau de distribution de Gaz, jusqu’à hauteur de 20% . Une séparation ultérieure peut être effectuée si nécessaire grâce à des filtres à membranes.

Ces dispositifs permettent de stocker des quantités moyennes d’énergie, ils ne remplacent pas une installation de pompage-turbinage.

Le problème reste donc entier dès que l’on envisage plus de 30% de part de solaire+éolien.

Mais la Providence est (peut-être) venue au secours des énergéticiens.

Une découverte récente est en passe d’apporter une réponse définitive à l’impasse créée par l’intermittence du solaire et de l’éolien, il s’agit d’importantes sources d’Hydrogène naturel qui seraient disponibles un peu partout dans le monde, et susceptibles de constituer une nouvelle source d’énergie renouvelable, et sans Carbone.

Ce phénomène avait été pressenti par les quelques scientifiques ayant émis la théorie du pétrole abiotique. Les expériences à haute température et haute pression dans la chambre à enclumes de diamant avaient mis en évidence la formation de molécules d’hydrocarbures . L’Hydrogène, précurseur des hydrocarbures en milieu carboné, se forme par oxydation du fer par l’eau présente dans la roche à l’état libre ou lié. La réaction peut se poursuivre vers le Méthane , voire même des hydrocarbures à chaînes plus longues, en présence de carbone. L’Hydrogène, grâce à sa ténuité, migre facilement vers la surface.

Cet Hydrogène naturel était jusqu’à présent confirmé au niveau des résurgences sous-marines des dorsales océaniques. L’IFPEN vient de confirmer le caractère systématique de ce phénomène et son existence également sur le plateau continental. Un programme est en cours pour caractériser ces émissions, les quantifier et analyser les possibilités d’exploitation comme nouvelle source d’énergie renouvelable sans carbone.

Si ce mécanisme est confirmé il s’agirait d’un processus continu, laissant espérer une production de masse quasiment illimitée.

Trop beau pour être vrai !

Voilà qui donnerait à la filière Hydrogène un relief inattendu. Ce gaz ne serait plus simplement un intermédiaire de stockage et de transport de l’énergie produite par l’éolien et le solaire, mais une nouvelle source d’énergie propre peut-être inépuisable.

Elle permet donc, en théorie, de régler le problème du CO2, et de fournir une électricité propre à l’aide d’une pile à combustible.

On peut également injecter une partie de l’Hydrogène dans le réseau de distribution.

Les gaziers avaient depuis longtemps prévu le problème de l’intermittence des ENR, et la mise en service de stations d’électrolyse pour stocker la production en période de basse consommation sous forme d’Hydrogène précisément. Un premier programme d’étude de distribution d’un mix Hydrogène + Méthane dans les réseaux a permis de déterminer l’acceptabilité dans les limites de 20% d’Hydrogène (projet NATURALHY) . Un autre projet (GRHYD) de 2012 à 2014, mené par GDF-Suez, doit permettre de finaliser les conditions de la mise en œuvre pour la distribution du mix baptisé « Hythane ».

Cette possible nouvelle source d’énergie propre arrive à point nommé pour sortir la transition énergétique de l’impasse actuelle.

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