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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 15:45

6 Février 2011


Pendant que Renault discourt sur la voiture électrique dans les média, près les tribunaux, et mobilise les services de contre espionnage, Toyota vend des voitures électriques hybrides.


Les premières Toyota hybrides roulent dans la nature depuis déjà dix ans. Près de trois millions de véhicules ont été vendus, ce qui a permis à la firme de cumuler une grande expérience technique et une bonne connaissance du marché, des habitudes et des attentes des clients.


On sait que la « vraie » voiture électrique n’existera que lorsque l’on pourra disposer d’une batterie d’au moins 50 KWh pesant moins de 200Kg.


Cette batterie n’existe pas encore aujourd’hui, mais le bout du tunnel n’est pas loin, on sait déjà faire 30 KWh pour 300 Kg, grâce à la technologie Lithium-Ion ( LiMPO4 ).


les ingénieurs de Toyota ne sont pas plus forts que les autres, ils sont seulement plus culotés.


Ils ont présenté en 1997 un véhicule baptisé hybride électrique, qui n’était en fait qu’une auto ordinaire à moteur thermique, munie d’un moteur électrique auxiliaire, et d’une batterie NiMh de seulement 1,5 KWh ( seule la technologie NiMh était disponible à cette époque). Rappelons qu’une batterie classique au plomb stocke 0,8 KWh.


Ce subterfuge a permis d’occuper le terrain, en associant le concept « véhicule hybride » à la notion d’écologie, et d’économie de carburant fossile. Le gain était minime, mais bien mis en valeur par le marketing. Il s’est vendu plus de deux millions de ces engins de par le monde.


Cette première mouture a donc été bien accueillie par le marché, ce qui encourage Toyota à continuer dans cette voie.


La nouvelle version de la Prius sera donc une « vraie » hybride rechargeable ( plug-in ), équipée d’une batterie Lithium-ion de 5,3 KWh qui donnera une petite autonomie électrique d’une trentaine de kilomètres.


500 exemplaires de ce modèle circulent en essai de par le monde, la commercialisation est prévue pour 2012.


Passer de 1,5 à 5,3 KWh peut sembler un saut technologique modeste, mais il est probable que Toyota a prévu un système modulaire permettant de monter une batterie plus grosse sur demande. Le concept peut encore évoluer d’ici 2012.


Cette version permettra au constructeur d’une part de tester le concept PHEV ( Plug-in Hybrid Electric Vehicle) et d’autre part de valider la technologie de batterie Li-ion sur le terrain.


Selon un porte parole de la marque, Toyota estime que la technologie actuelle des batteries ne permet pas encore de diffuser des véhicules tout électriques.


A contrario, Renault a choisi le concept tout électrique, avec le modèle Fluence ZE qui dispose d’une batterie de 22 KWh. Il s’agit d’une approche différente du marché, puisque ce concept n’est valable que s’il existe une infrastructure permettant l’échange standard des batteries ou leur recharge rapide ( système Quick drop, ou bornes dédiées) . Il n’existe aucune infrastructure de ce genre aujourd’hui.


La Fluence ZE doit être commercialisée mi 2011.


La Société Better Place, qui fait la promotion du système « Quick Drop » d’échange standard  de batterie, procède actuellement aux tests du procédé au Japon, en Israël, et au Danemark fin 2011.


Le choix stratégique de Renault est donc risqué, puisque son succès repose sur l’existence d’une infrastructure spécifique très lourde nécessitant des investissements très importants.


Beaucoup de concurrents donneraient cher pour savoir si, et comment Renault va s’y prendre pour développer le réseau Quick Drop.


Si Renault a un secret à cacher, c’est bien de ce côté qu’il faut chercher….


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