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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 19:20
 
1er Avril 2012
Le pétrole est devenu le sang de notre société technologique. Lorsque son prix augmente il en résulte une hypertension dans les artères de l’économie. Un prix excessif peut générer un accident vasculaire dont les conséquences seraient imprévisibles, et les séquelles inévitables.
La santé économique de notre société se trouve ainsi résumée dans le graphique ci-dessous:
Cours Brent 2002 2012-copie-1La dernière décennie a été marquée par une tendance haussière constante au rythme de 30% par année. La crise financière a provoqué une poussée d’hypertension assez vite résorbée mais n’a pas modifié le rythme de croissance, elle a cependant permis une pause de treize trimestres sans laquelle le cours aurait peut-être atteint 140 $ aujourd’hui au lieu de 105$.
Quelles réflexions un tel graphique peut-il nous inspirer ?
Nous connaissons certaines contraintes qui pèsent sur le marché du pétrole:
La perspective de l’épuisement des réserves et l’accroissement de la demande sont deux solides raisons de l’augmentation durable du prix de marché.
Mais cette augmentation peut être tempérée par la montée en puissance du gaz naturel, du gaz de schiste, et du charbon qui retrouve un regain d’intérêt.
D’autre part il faudra bien un jour que les énergies nouvelles arrivent sur le devant de la scène, récupérant une part du marché de l’énergie et soulageant ainsi la pression sur la demande de pétrole.
Egalement, hélas, tout porte à croire que Fukushima n’empêchera pas le nucléaire de continuer à se développer, avec le même effet que les énergies nouvelles sur la demande d’énergie fossile carbonée.
Enfin, il semble que se développe un grand mouvement vers la recherche de l’efficacité énergétique, qui devrait à terme ralentir la hausse de la demande.
Les principaux facteurs de ralentissement de la demande sont identifiés, mais la manière dont ils interviendront reste une inconnue.
Les facteurs géopolitiques auront une influence importante sur les cours, mais ils restent imprévisibles; qui peut prédire l’occurrence d’un conflit au Moyen-Orient ou au Proche-Orient ?
La probabilité d’une nouvelle crise financière n’est évidemment pas à exclure, augmentant encore le facteur d’incertitude.
En clair, seul Nostradamus (ou sa petite fille Madame Soleil) pourrait nous dire quel sera le prix du pétrole en 2030.
Le prix du pétrole est établi à partir de l’équilibre entre l’offre et la demande. Si la demande reste durablement forte le prix peut atteindre des valeurs indécentes si l’offre ne suit pas. Heureusement la négociation ne se déroule pas comme au souk de Marrakech, il y a une régulation tacite au sein de l’OPEP, personne n’a intérêt à créer les conditions d’une crise internationale. Les pays producteurs ont la possibilité d’ajuster l’offre pour éviter une flambée qui ne servirait à personne.
Mais cette possibilité n’existera pas toujours. Le fameux Peak Oil finira bien par se produire un jour.
Un pétrole à 1 000 dollars le baril est une perspective assez improbable, mais il n’est pas impossible d’atteindre 300 $ au cours des deux prochaines décennies.
En tous cas, la probabilité d’une baisse significative est voisine de zéro, et c’est très bon pour l’éolien et le solaire…
 

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