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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 15:57

7 Novembre 2010

Lors de la parution en 2007 du dernier rapport de l’IPCC ( GIEC ) , une bronca s’est élevée au sein de la communauté scientifique indépendante, relayée et amplifiée par les médias, sous forme de querelles ad hominem entretenues pas la parution d‘ouvrages « grand-public » souvent outranciers et non dénués d‘intentions politiques.

Une fois calmée cette effervescence, il a bien fallu instruire le dossier . Il est apparu que beaucoup de questions demeuraient sans réponses précises, ou pire, que les réponses proposées étaient insuffisamment étayées. Il devint alors évident qu’avant de mettre en œuvre des mesures correctrices lourdes et coûteuses, il était nécessaire d’établir scientifiquement un état des lieux détaillé afin de disposer d’un corpus de données fondées sur des mesures fiables , fournissant un outil d’analyse adapté à l’importance de l’enjeu.

De nombreux problèmes sont encore insuffisamment étudiés, qui ont une influence plus ou moins directe sur le climat:

- Les influences astronomiques.

- Le rôle des rayons cosmiques.

- L’influence des variations de l’activité solaire.

- La biochimie des océans.

- Le rôle exact de la couverture nuageuse.

- L’importance des GES autres que le CO2.

- Le rôle des courants marins.

- L’influence des activités humaines.

- Les cycles du carbone.

- Etc…..

La prochaine décennie sera donc consacrée à la mise en œuvre de programmes de recherches et de mesures dans chacun de ces domaines, programmes fondés sur les connaissances les plus avancées en matière de technologie, notamment l’utilisation des satellites.

L’objectif est bien sûr d’améliorer nos connaissances du système Terre, mais surtout de chiffrer précisément la responsabilité de l’Homme dans les changements climatiques.

Le témoin du changement climatique est en premier lieu la température moyenne de la basse atmosphère, dont la valeur est déterminée comme le résultat d’un équilibre radiatif obtenu grâce à l’effet de serre. Les gaz à effet de serre ( GES ) sont divers, les principaux étant la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone , le méthane, les oxydes d’azote. Les activités humaines étant directement productrices de dioxyde de carbone, c’est donc principalement ce gaz qui doit faire l’objet de recherches poussées.

Une analyse détaillée des cycles du carbone est indispensable avant de pouvoir se prononcer de manière pertinente sur l’impact des activités humaines sur le climat.

Dans ce cadre nous présentons ici le programme américain de recherche pour la décennie 2010-2020.

Ce programme pose trois questions scientifiques fondamentales:

1- Comment les processus naturels et les activités humaines affectent-elles le cycle du carbone sur Terre, dans l’atmosphère, et dans les océans ?

2- Comment les décisions politiques et de management affectent-elles les niveaux des gaz carbonés, du dioxyde de carbone et du méthane dans l’atmosphère ?

3- Comment les écosystèmes, les espèces et les ressources naturelles sont-ils affectés par l’accroissement de la concentration des gaz à effet de serre ?

Pour répondre à ces questions , le programme de travail suivant est décliné:

- Fournir des explications appropriées et claires concernant les variations observées passées et présentes des gaz atmosphériques CO2 et CH4, avec évaluation de l’incertitude.

- Vérifier et quantifier les émissions et séquestration anthropogéniques de carbone, par des méthodes claires et utiles pour les décideurs.

- Déterminer les stocks et les flux de carbone les plus vulnérables au changement de climat ou de gestion de l’environnement. Porter une attention particulière aux « feedbacks » positifs pouvant affecter les sources ou les puits dont le rôle dans la stabilisation du climat est critique.

- Décrire les modifications apportées aux écosystèmes, à la biodiversité, et aux ressources naturelles sous différents scénarios de changement du taux de CO2 et de changement climatique.

- Déterminer les chances de succès et les risques de conséquences imprévues des programmes de gestion du carbone qui pourraient être mis en œuvre pour atteindre un futur « pauvre en carbone ».

- Comprendre les besoins des décideurs en matière d’information présente et future sur le cycle du carbone, et fournir les données et les prévisions utiles, crédibles et légitimes pour leurs décisions.

- Etablir des bases de données et leurs systèmes de gestion pour les variables clés du système carbone, et entreprendre des enregistrements à long terme pour détecter les changements.

Parmi les réalisations envisagées pour ce programmes on peut citer:

- Satellites d’observation pour les paramètres relatifs au carbone.

- Investigation pour faire la part de la variabilité naturelle et des changements anthropogéniques.

- Synthèse des observations, des résultats expérimentaux, et des modèles, pour réduire l’incertitude des prévisions des modèles et accroître leur pertinence.

- Etablissement d’une communication bi-directionnelle entre la communauté scientifique du carbone et le public.

L’ensemble du dossier peut être obtenu ici:

 

http://www.carboncyclescience.gov/documents/CCSWG-Recommendations-Summary-Nov09.pdf

Un tel programme pour la prochaine décennie prouve, s’il en était besoin, que les américains n’ont pas l’intention de mettre la charrue avant les bœufs, ni de prendre des vessies pour des lanternes…..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

Clovis Simard 22/07/2012 18:06

Blog(fermaton.over-blog.com),No-22.- THÉORÈME DU CARBONE. - Cycles Aikido et Carbone ?

Clovis Simard 22/07/2012 18:05

Blog(fermaton.over-blog.com),No-22.- THÉORÈME DU CARBONE. - Cycles Aikido et Carbone ?