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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 14:39

4 Février 2011


Selon le rapport Puech ( voir article précédent) , la forêt française n’est pas prête pour une exploitation vigoureuse de nature à satisfaire les objectifs 2020 du grenelle de l’environnement.


Ce rapport contient une liste de propositions pour améliorer la situation.


Voici l’essentiel de ce programme.


D’abord l’esprit des propositions:


« L’efficacité passe par l’augmentation de l’exploitation de bois d’oeuvre, porteur de bois d’énergie, et non l’inverse ; ne vouloir que du bois d’énergie serait comme « vouloir des pieds de porc sans se préoccuper des jambons ! »


L’expression imagée traduit la volonté de ne pas tout miser sur l’aspect énergétique, mais bien de mettre sur pied une filière qui préserve les capacités à fournir un bois d’œuvre de bonne qualité. Cette volonté sous-tend l’ensemble du projet.


L’idée étant que « l’énergie la moins chère est celle que l’on ne gaspille pas », le bois de construction reste un bon matériau pour réduire les pertes énergétiques, il faut donc promouvoir son utilisation.


Quelques-unes des mesures proposées ( extraits):



«Pour conserver des emplois qualifiés et éviter des licenciements, accorder la prise en charge à 100% des indemnités de chômage partiel ».



«Mettre en place les conditions de financement de stages de formation indemnisés, permettant de développer le savoir-faire et les connaissances en matière de techniques d’exploitation, de sécurité et de protection de l’environnement ».



« Revoir les directives et orientations régionales en  raccourcissant d’environ 20 % les âges d’exploitabilité pour presque toutes les essences,  en  recourant à des éclaircies plus fortes pour accroître rapidement le diamètre des arbres et la stabilité des peuplements, en  préparant le remplacement de peuplements inadaptés et susceptibles de dépérir, et en  allongeant la durée de validité des documents de gestion ».



«Créer un fonds de reboisement et d’adaptation au changement climatique, puissant et stable, hors incertitudes de l’annualité budgétaire. La forêt doit se gérer dans le long terme et seul un tel fonds peut garantir une vraie politique forestière ».



 


 


 


«Créer un Fonds Forêt Bois pour la mobilisation du bois d’oeuvre, d’industrie et d’énergie, par le lancement d’appels d’offres pouvant faire émerger des acteurs couvrant l’animation, la formation, les investissements pour une meilleure accessibilité des parcelles, l’équipement des entrepreneurs de travaux forestiers, et des plates-formes logistiques, dans le respect du plan d’action forêt de la Stratégie Nationale de Biodiversité ».



«Inviter les collectivités, des communes à l’État, à se


doter d’un patrimoine boisé ou à le développer par la voie notamment des résorptions d’enclave  et à veiller à l’intégrer dans le développement local ».



«Prolonger pour une durée de 3 à 5 ans le plan de modernisation des scieries du ministère de l’Agriculture au-delà de 2009, son échéance actuelle, en doublant ses moyens d’intervention, soit 20 M€ dont la moitié pour des aides aux investissements dans la valorisation des sciages dont le séchage et les produits techniques, et autant pour les aides aux investissements dans l’augmentation de production ».



«Créer un Fonds d’investissement stratégique pour la filière bois doté de 100 à 150 millions d’euros. Ce fonds devra être articulé avec le fonds chaleur, et également avec le Fonds Forêt Bois de mobilisation ».



«Pour déclencher l’utilisation de bois pour l’énergie électrique, il convient de tripler l’actuel tarif d’achat obligatoire d’électricité bois, en le portant à 150 €/MWh, sous conditions de puissance, au moins 3 MWe, d’incorporation de 50 % de plaquettes forestières et de garanties


d’approvisionnement visées par les cellules biomasse ».



«Recommander, ou exiger immédiatement dans le cadre des opérations aidés financièrement par l'État pour les constructions neuves ou celles du


plan de relance, de multiplier par dix ce minimum ( d’incorporation de bois) en le portant à 20 dm3/m2, pour toute opération de construction individuelle ou, en moyenne pour un ensemble ».



 


 


« Création d’un label bâtiment « biomatériaux » ou « biosourcé »pour les constructions neuves et les réhabilitations lourdes. Avec plusieurs niveaux d’exigences liés aux objectifs à court, moyen et long terme du Grenelle, il s’appuierait sur les Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire. L’État y adossera ses aides ».



 


« Accorder un crédit d’impôt sur la mise en place de lambris et parquets notamment, ce dispositif serait calqué sur celui actuellement en place pour les économies d'énergie, c’est à dire une "déduction du montant d'impôt ».



« Nombre de ces propositions ne relèvent que de simplification de la réglementation ou de l’organisation administrative, d’autres demandent la création de fonds pour enclencher cette nouvelle dynamique devant lui faire acquérir une situation d’autonomie économique.


Les propos tenus sur la forêt et le bois par Monsieur le Président de la République Nicolas Sarkozy dans les Vosges à Darney le 18 décembre 2008, ont redonné de l’espoir à la profession qui attend de ce rapport une reconnaissance et des décisions ».



Ce plan de mobilisation semble à la mesure de la tâche à accomplir.


Nous en suivrons l’application avec attention.


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