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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 11:02

5 Novembre 2010

Le mouvement écologique a permis d’identifier les dangers que l’Humanité doit affronter pour assurer sa survie à long terme:

Surpopulation, famines, pénurie d’eau potable, guerres, pollutions, pauvreté, maladies, atteinte à la biodiversité, catastrophes naturelles, etc, etc…..

Parmi toutes ces menaces , dont chacune suffirait à mobiliser les énergies, les gouvernements de la planète ont décidé qu’il était urgent de s’occuper du changement climatique . Cette décision a été prise sur la foi de rapports alarmistes sur le réchauffement climatique laissant présager les pires catastrophes naturelles à brève échéance, et désignant l’Homme comme unique responsable du cataclysme annoncé.

Le système Terre est extraordinairement complexe, impossible à décrire simplement; pour emporter l’adhésion des décideurs de la planète, et l’approbation des populations, il fallait donc exposer un concept simple, compréhensible du plus grand nombre et aisément quantifiable. On désigna donc un agent perturbateur principal, le dioxyde de carbone, et son acolyte , l’Homme. Celui-ci fournissant celui-là par la consommation excessive des énergies carbonées.

L’Homme fut donc prié de cesser d’émettre du CO2.

Toute quête du graal est un parcours initiatique semé d’embûches. En l’occurrence on s’aperçu assez rapidement que toutes les mesures visant à réduire le rythme des émissions de CO2 auraient pour résultat d’étaler la pollution sur une période plus longue , mais ne changeraient en rien la quantité de gaz émis. Le principe de réalité ne peut pas être contourné.

Restait alors une seule solution: glisser le CO2 sous le tapis, c’est-à-dire s’en débarrasser d’une manière ou d’une autre.

Il fut vite évident que la seule méthode envisageable à moyen terme était de l’enfouir dans le sous-sol de la planète.

De nombreux milliards furent alors distribués pour mettre sur pied les projets adéquats et monter des démonstrateurs, suivis plus tard des réalisations industrielles.

Survinrent alors deux problèmes:

L’enfouissement du CO2 dans le sous-sol n’est pas sans risque. les défenseurs de la Nature eurent vite fait de dénoncer cette nouvelle pollution, arguant de possibles fuites et déstabilisations des terrains. Ce qui n’est pas faux si l’on considère les quantités énormes concernées à long terme.

Par ailleurs la mise à l’index du CO2 sous-entendait de facto le recours au nucléaire comme énergie de remplacement dans le futur, un véritable sacrilège pour la communauté écologiste. On comprend leur émoi, même si on ne le partage pas complètement.

Cette diabolisation du CO2 eut pour résultat de placer ce dioxyde sur un pied d’égalité avec le nucléaire au plan des nuisances. On avait donc le choix entre la peste et le choléra.

Aussi, certains se résolurent-ils à aller voir de plus près cette histoire de réchauffement anthropique. Peut-être qu’après tout la menace pourrait ne pas être aussi catégorique ni aussi urgente, et la culpabilité « anthropique »  plus nuancée.

Le doute est une graine difficile à planter, mais qui , une fois germée, devient vite envahissante pour peu qu’elle reçoive une nourriture de bon aloi.

On ouvrit donc la boîte de Pandore.

Il s’ensuivit la polémique que l’on sait , d’une part sur la validité des modèles climatiques accusateurs, et d’autre part sur l’interprétation à l’usage des «décideurs de la planète » . Sans entrer dans les détails ( on a déjà précédemment évoqué quelques points) disons qu’il devint nécessaire d’intervenir en haut lieu. L’IAC ( Inter Academy Council ) servit d’arbitre dans ce conflit d’experts.

Le prochain rapport d’avancement de l’IPCC ( GIEC) , prévu pour 2014, devrait présenter un tableau de la situation plus réaliste, et surtout tenant compte de tous les résultats scientifiques , y compris ceux qui ne vont pas dans le sens du politiquement correct, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.

La découverte de ce dysfonctionnement d’un organisme intergouvernemental politico-scientifique a jeté , pour longtemps, le trouble dans la communauté scientifique et semé un ferment de méfiance dans les populations vis-à-vis de la Science en général et des instances de décision en particulier.

On peut toutefois en tirer quelques leçons :

- Les découvertes scientifiques ne sont jamais le résultat d’un consensus.

( ce n’est pas un vote qui a décidé que la Terre tourne autour du Soleil )

- Le principe de non recouvrement des magistères ne doit jamais être violé.

( On ne mélange pas la Science avec la Politique) .

- Les modèles mathématiques ne sont que des outils, ils ne peuvent pas remplacer l’observation, la théorie, l’analyse et la compréhension des phénomènes.

- Un résultat scientifique doit toujours pouvoir être remis en cause, la connaissance scientifique n’est jamais figée, sinon elle devient une religion.

Il nous reste à espérer que ces « quatre piliers de la sagesse » soutiendront les futurs débats « intergouvernementaux » dont l’IPCC a le secret.

Gageons par ailleurs que nos gouvernants y regarderont désormais à deux fois avant de se lancer tête baissée dans des actions planétaires fort coûteuses , sur la base d’affirmations fondées sur des données discutables et des modèles mathématiques abscons.

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commentaires

doc zaius 09/11/2010 10:13


Bonjour,
Plutôt qu’objectif réaliste, je dirais objectif souhaitable. Pour que ce programme devienne réaliste, c’est-à-dire réalisable, il faudrait remplir certaines conditions:
- Etablir un accord de coopération planétaire pour la maîtrise du développement industriel et économique. Aujourd’hui il n’existe même pas la volonté politique d’un tel accord.
- Etablir un programme de développement énergétique sur la base de l’accord précédent. Aujourd’hui c’est clairement chacun pour soi.
- Mettre en place des structures de transfert de technologies et d’assistance au développement des pays émergents, avec les financements correspondants.
Tout cela suggère le besoin d’une gouvernance mondiale, concept aujourd’hui rejeté avec juste raison.
Le contrôle des émissions de CO2 risque donc de rester un vœux pieux. Peut-être est-il plus « réaliste » de s’orienter vers la séquestration. Au moins, çà, on sait faire….
C’est en tous cas un reflexe pragmatique. Ce qui n’empêche pas de poursuivre dans la voie des accords de développement , çà ne mange pas de pain…


Bernard Vignes 08/11/2010 07:57


Il est vrai que, parmi tous les maux qui nous menacent, le choix de la lutte contre les GES n'était pas le plus évident ni le plus incontestable.
L'argument comme quoi la réduction des GES n'aurait comme conséquence que d'étaler sur une durée plus longue ses effets dévastateurs ne me parait pas juste :si ceux-ci n'augmentent plus alors
l'effet produit par l'homme sur l'augmentation de la température peut devenir négligeable et gérable.
De plus, conserver plus longtemps ce cher pétrole, et notamment les plastiques, qui permet de confectionner des substituts aux métaux eux aussi en voie de disparition ne serait pas négligeable.

Ne plus augmenter la quantité de GES (diminuer un peu dans les pays développés, augmenter un peu chez les autres) voilà déjà un objectif plus réaliste.