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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 19:18

 

13 Septembre 2012

Dans un article récent ( « Gaz à tous les étages ») nous avons montré que les perspectives de retrait du nucléaire et de tension sur le pétrole avaient rendu quasiment obligatoire un repli sur le gaz afin de maintenir à moyen terme les fournitures d’électricité en attendant que la relève soit prise par les énergies durables ( la fameuse transition énergétique).

Nous avons succinctement présenté le programme de construction de nouvelles centrales à gaz à cycle combiné, destinées d’une part à remplacer la production des centrales nucléaires qui doivent être arrêtées, et d’autre part à soutenir les futures centrales solaires et éoliennes dont la production est par nature intermittente.

Le résultat de cette stratégie sera donc une augmentation mécanique de nos importations de gaz naturel, c’est-à-dire du déficit du commerce extérieur.

Ce qui va exactement à contresens de la recherche de l’équilibre budgétaire.

Certains n’hésitent pas à se demander si aujourd’hui le pays peut vraiment se permettre d’augmenter ses importations de gaz alors que la balance des paiements est déjà plombée et que les caisses sont vides.

Et de regarder avec insistance vers les possibles réserves de gaz de schiste du sous-sol français, qui, si elles étaient confirmées, nous permettraient d’économiser des milliards d’euros.

Ce raisonnement, qui peut paraître simpliste, a évidemment traversé l’esprit du ministre du redressement productif qui aimerait bien avoir ces milliards d’euros pour financer sa politique industrielle. Le ministre des finances, qui ne dit rien mais n’en pense pas moins, est probablement du même avis.

La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie est bien embarrassée: sa casquette de ministre de l’énergie l’inciterait à ne pas négliger à priori une réserve d’énergie gratuite disponible, mais sa casquette écologique lui impose de rester ferme sur le rejet des gaz de schiste.

La conférence environnementale qui commence demain nous réserve certainement des débats animés et des conclusions surprenantes dont les attendus ne manqueront pas de sel.

 

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