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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 10:09

19 Mars 2011


La fracturation hydraulique permettant l’exploitation du gaz s’effectue avec de l’eau sous très haute pression. Cette eau contient environ 2% d’additifs chimiques dont une grande partie va demeurer dans le sol et constituera une pollution à long terme.


Voici la liste de ces additifs avec leurs rôles respectifs:


- Proppant


Facilite l’ouverture des fractures et l’écoulement du gaz.


- Acid


Dégager et nettoyer les intervalles entre fracturations pour permettre le passage des fluides.


- Breaker


Réduire la viscosité du fluide.


- Bactericide/Biocide


Inhiber la croissance d’organismes susceptibles de produire des gaz contaminants ( sulfure d’hydrogène) et/ou de gêner l’écoulement du gaz.


- Clay stabilizer.


Prévenir la formation de bouchons argileux qui pourraient gêner les écoulements.


- Corrosion inhibitor.


Prévenir la formation de rouille sur le tubage et les réservoirs.


- Crosslinker.


Agent de viscosité à base l’esthers de phosphate et de métaux.


- Friction reducer.


Optimiser le débit des fluides de fracturation.


- Gelling agent.


Optimisation de la viscosité.


- Iron control.


Prévenir la précipitation d’oxydes métalliques.


- Scale inhibitor.


Prévenir la précipitation de carbonates et sulfates.


- Surfactant.


Réduire la tension de surface du fluide.


Tous ces composants font appel à des associations de produits chimiques dont l’identité et le dosage sont des secrets industriels. Les proportions dépendent de la nature du sous-sol .


En clair, l’autorité responsable le la santé publique n’est pas en mesure de connaître la nature et les quantités de produits injectés dans le sous sol !!!


Ce facteur de risques devrait, à lui seul, justifier un moratoire.


Mais ce n’est pas tout.


Le fluide de fracturation injecté dans le sous sol subit des transformations chimiques liées à la très haute pression et à la température. De plus, il agit comme agent de dissolution des composés présents naturellement (ou non) dans le sous sol. Le fluide de retour, récupéré avec une partie seulement des additifs chimiques, contient donc des composés chimiques qui n’étaient pas présents au départ. Ces composés se retrouvent dans les déchets, et on n’en connait pas la nature.


Il peut s’agir notamment de métaux lourds, et/ou de NORMs ( Naturally Occuring Radioactive Materials). 


Il s’agit d’un second facteur de risques qui vient renforcer la nécessité d’un moratoire.


Il y a mieux.


Le conduit qui traverse la ou les nappes aquifères pour atteindre les profondeurs, doit être parfaitement étanche vis-à-vis de ces nappes, sous peine d’y injecter des produits toxiques lors des opérations de facturation.


Le tubage d’un puits est, en principe, renforcé par l’injection de ciment censé combler l’espace libre et garantir l’étanchéité.


Mais, au cours des opérations de fracturation ( plusieurs fracturations primaires successives sont effectuées le long d’un forage ), le tubage subit des variations de pression brutales considérables, 350 à 700 bar sont appliqués pour obtenir le résultat.


Il y a un risque de fragilisation avec perte d’étanchéité au niveau de la traversée des nappes aquifères si des précautions particulières ne sont pas prises.


Le retour d’expérience aux USA a montré que ce risque est réel. Les compagnies interrogées ont montré une certaine négligence dans la prise en compte de ce problème.


Un troisième facteur de risque à prendre en compte avant d’autoriser des travaux.


Ces trois facteurs de risques devraient suffire à eux seuls à convaincre  les autorités de la nécessité d’un moratoire.



 


 


 


 


 


 


 


 

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commentaires

Guillaume 25/03/2011 23:17


Bonjour,
Pourriez-vous donner la source de ces informations ? Merci