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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 16:24

19 Septembre 2011

Dans les articles précédents nous avons tenté de débroussailler le problème de la voiture électrique. Notre approche nous a conduit à montrer que l’abandon du moteur thermique au profit d’un basculement sur un véhicule tout électrique n’est pas la bonne solution pour amorcer ce nouveau marché dans de bonnes conditions. Trop d’interrogations subsistent à propos des possibilités réelles de la technologie des batteries, de l’autonomie des véhicules, des infrastructures indispensables à la gestion des problèmes de recharge, et du gain réel en terme d’émissions de CO2, compte tenu de l’origine actuelle de l’électricité.

On peut donc penser que le marché de la voiture particulière, dont le démarrage en volume est espéré pour 2012, sera sagement représenté par des modèles hybrides.

Un exemple de ce que pourrait être le véhicule hybride des dix prochaines années est le modèle TOYOTA Prius PHEV 2012.

Ce constructeur a déjà engrangé une bonne expérience du concept de motorisation hybride, et possède une connaissance en situation des besoins des clients et des problèmes de gestion.

Le PHEV 2012 possède un moteur à essence couplé à un moteur électrique. Les deux moteurs sont gérés par le système propriétaire HSD

( Hybrid Synergy Drive ), qui permet d’optimiser les conditions de fonctionnement de l’un ou de l’autre, ou des deux ensemble . Le moteur thermique fonctionne selon le cycle Atkinson, qui procure une amélioration significative du rendement. La présence du moteur électrique et d’un couplage glissant permet de maintenir le moteur Atkinson dans ses meilleures limites de rendement.

Ce choix permet d’obtenir des performances de premier plan: La consommation normalisée d’essence est de 2,2 l/100 kms, et les émissions de CO2 sont de 49 g/km.

Contrairement aux premiers modèles hybrides, qui étaient équipés d’une batterie de capacité très faible, le PHEV 2012 possède une batterie Lithium-ion de 5 KWh, qui lui procure une autonomie en tout électrique de 20 kms environ, avec un surpoids modéré de 40 Kg ( contre 250 Kg pour une tout électrique).

Cette combinaison permet donc de rouler tout électrique en agglomération, avec une bonne réserve d’énergie, le moteur thermique prenant le relais hors agglomération.

La recharge de la batterie s’effectue soit par le moteur thermique, soit sur une prise extérieure.

Cette solution hybride auto-rechargeable possède de nombreux avantages:

- Les émissions de CO2 sont fortement réduites, ainsi que la consommation d’essence.

- Les émissions d’oxydes d’azote sont nulles.

- L’autonomie du véhicule n’est plus un problème.

- L’usager est libéré du problème de recharge de la batterie, qui peut être confiée au moteur thermique à haut rendement.

- En agglomération, la pollution au CO2 est nulle grâce au mode tout électrique possible sur 20 kms.

- les performances routières de la voiture ne sont pas affectées, grâce au moteur thermique de 1,8 L de 100 CV, contrairement aux concurrentes tout électriques, limitées à la fois en vitesse et en autonomie.

Ce concept, qui paraît au premier abord le résultat du mariage d’une carpe et d’un lapin, pourrait bien rallier les suffrages des acheteurs, soucieux avant tout de ne pas s’embarquer vers l’inconnu en investissant dans une tringle à rideau.

Les concurrentes tout électriques surfent sur un prix de marché notablement inférieur à celui des hybrides. Mais c’est sans compter avec le prix de l’énorme batterie, des performances dégradées, et surtout une autonomie à la limite du sérieux, aggravée par l’absence totale d’infrastructures de recharge.

Au consommateur de faire la part des choses, à condition qu’il soit honnêtement informé des avantages et des inconvénients de telle ou telle solution.

 

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