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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 16:14

2 Juin 2011

Depuis plus d’une décennie les ondes hyperfréquences émises par les téléphones portables sont suspectées par certains de générer un risque de santé publique.

L’absence de preuves évidentes ( et quand on ne veut pas trouver de preuves, il suffit de ne pas en chercher ) n’a pas permis de freiner le développement extraordinaire de ce moyen de communication, devenu aujourd’hui incontournable. Il y aurait cinq milliards de téléphones portables, quasiment un par habitant de la planète en moyenne.

Ce formidable marché est supporté par des lobbies dont la puissance est à la mesure des enjeux financiers, ce qui a donné à l’industrie de la communication hyperfréquences le pouvoir de rejeter les accusations portées par les associations de consommateurs.

Dans la lutte du pot de terre contre le pot de fer, c’est rarement le pot de terre qui l’emporte…

En matière de risques sanitaires générés par les portables, le statut était

« Circulez, il n’y a rien à voir… »

C’est pourquoi la récente communication de l’OMS fait l’effet d’un bombe.

Voici les termes de la communication:

« The WHO/International Agency for Research on Cancer (IARC) has classified radiofrequency electromagnetic fields as possibly carcinogenic to humans (Group 2B), based on an increased risk for glioma, a malignant type of brain cancer, associated with wireless phone use. »

( L’AIRC , membre de l’OMS, a classé les champs électromagnétiques à radiofréquences comme possibles agents cancérigènes pour les humains ( Groupe 2B ), en rapport avec un risque accru de gliome, un cancer malin du cerveau, associé à l’utilisation du téléphone sans fil ).

Il n’est donc plus possible maintenant de balayer d’un revers de main les mises en garde, jusqu’à présent ignorées.

Difficile de remettre en cause le travail de l’OMS . Cette mise en examen aura au moins le mérite d’ouvrir le dossier.

En l’occurrence , le groupe 2B est choisi lorsque les preuves du caractère cancérigène sur les humains sont insuffisantes, mais que les preuves apportées par l’expérimentation animale sont suffisantes.

Un suspect éventuel est en examen, une enquête poussée va être entreprise.

En attendant les résultats de cette investigation, l’IARC recommande:

« it is important that additional research be conducted into the long-term, heavy use of mobile phones. Pending the availability of such information, it is important to take pragmatic measures to reduce exposure such as hands-free devices or texting. "

( Il est important que des recherches complémentaires soient menées sur l’utilisation intense et sur le long terme du téléphone mobile. En attendant la disponibilité d’une telle information, il est important de prendre des dispositions pratiques pour réduire l’exposition, comme l’usage du kit mains-libres ou des SMS ).

Cette prise de position de l’OMS devrait normalement déclencher une réaction en chaîne, dont les produits de désintégration sont imprévus.

Affaire à suivre…

 

 

 

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