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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 11:39

19 Novembre 2011

Le débat actuel porte donc sur les vertus comparées de l’atome, du vent, et du Soleil, pour savoir lequel sera à même d’assurer nos fournitures électriques dans l’hypothèse d’un abandon progressif du premier.

Dans nos contrées, peu ensoleillées au Nord de la Loire, le Solaire ne retient pas immédiatement l’attention, on lui préfère ( peut-être à tort) le vent, qui a l’excellente idée de souffler même la nuit et d’être relativement régulier et fort dans les zones littorales.

C’est donc d’éoliennes que nous allons parler.

Selon les standards actuels tels qu’ils ressortent de l’analyse des parcs installés, la productivité moyenne annuelle dans l’éolien est de 2,2 GWh pour 1 MW installé. Ceci tient compte évidemment de la disponibilité des turbines, et du régime des vents.

Les 58 réacteurs électronucléaires du parc français ont une puissance électrique moyenne de 1 075 MW environ, pour une production annuelle de 300 TWh .

Pour fournir une production équivalente avec de l’éolien, il faudrait donc 27 000 éoliennes de 5 MW installés ( ou 45 000 de 3 MW ).

Ce n’est pas impossible, les allemands ont entrepris de réaliser un tel programme.

En France, un tel projet n’est même pas envisagé. Il pourrait l’être en cas de changement de majorité.

L’implantation de plusieurs dizaines de milliers de grosses éoliennes n’est évidemment concevable que sur une période de plusieurs décennies. Ce n’est pas une question de décision politique, mais de simple bon sens.

La sortie du nucléaire comporterait une première phase d’arrêt des réacteurs les plus anciens, ayant atteint leur limite d’âge définie initialement. Il y en a une vingtaine en France, répartis sur les sites de Fessenheim, Bugey, Dampierre, Gravelines, Tricastin, et le Blayais. Ces réacteurs ont été mis en service dans les années 79/80/81.

Ces vingt réacteurs de 900 MWe produisent annuellement environ 100 TWh, pour une disponiblité de 70%.

( On notera au passage cette disponibilité bien supérieure à celle des éoliennes, le vent souffle où il veut, comme dit l’adage ).

Il n’est bien sûr pas question de créer une pénurie en arrêtant inconsidérément des réacteurs sans avoir prévu une solution de substitution, mise en place avant l’arrêt de ces réacteurs.

Dans l’hypothèse où cette solution serait l’éolien, il faudrait donc mettre en service 15 000 éoliennes de 3 MW, ce qui ne peut être réalisé qu’avec un délais d’au moins deux décennies.

De plus, l’éolien étant capricieux, ce parc de machines devra être soutenu par quelques nouvelles centrales thermiques à flamme, pour assurer le relais en période d’absence partielle de vent.

Aujourd’hui le coût de l’investissement éolien en parc est évalué à 1,3 Millions d’euros par MW installé, ceci incluant tous les corps de métiers.

Il faudra donc investir 60 Milliards d’euros en parcs éoliens pour compenser l’arrêt des 20 réacteurs les plus anciens. L’investissement sera plus élevé pour l’off shore. A cet investissement il faudra ajouter bien sûr les centrales thermiques d’appoint, et surtout la restructuration des réseaux de distribution. Sans oublier le coût induit pas l’arrêt des réacteurs, le fameux démantèlement…

Ceci ne va pas arranger la dette de l’Etat, mais quand on aime on ne compte pas…

Et puis, qu’est-ce que 100 ou 200 milliards de plus rapportés à une dette de 1 800 milliards ?

Et il resterait encore 38 réacteurs nucléaires en service, dont l’arrêt serait programmé sur une deuxième tranche, avec les investissements éoliens ou solaire en rapport.

La simple logique voudrait qu’un réacteur ne soit arrêté que lorsque la solution de substitution sera prête à assurer le relais.

Nous sommes donc là en face de quelques menus problèmes, que la simple volonté politique ne suffira peut-être pas à résoudre.

Au cas où ce programme de sortie progressive du nucléaire serait adopté,

je conseillerais au lecteur avisé de se procurer un groupe électrogène confortablement dimensionné et d’envisager une installation solaire mixte sur son toit, complétée éventuellement d’une petite éolienne, et d’un poèle à bois.

Ce n’est peut-être pas le moment d’acheter une voiture électrique…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

windancer 20/11/2011 22:27

Pour ma part je pense que l'éolien est une bonne alternative, néanmoin c'est une énergie qui reste à optimisé