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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 11:45

9 Décembre 2010


Concernant le débit que l’usager peut espérer d’une liaison WiMax, on trouve des indications très variables. En fait, la seule réponse sensée serait «  çà dépend… » un peu comme le fût du canon de Fernand Raynaud.


En effet, la norme IEEE 802-16 permet une transmission dite « adaptative » , ce qui est une qualité incontestable, mais qui implique par ailleurs certaines contraintes.


Le procédé grâce auquel les informations numériques sont transmises est trop complexe pour être décrit ici. Il suffit de savoir que la station de base ( l’antenne ) sait identifier chacun des abonnés individuellement, en terme de distance, de type de matériel de réception, de qualité de son antenne réceptrice, de type de service qui est demandé. De plus, la base est capable de mesurer la qualité de la transmission avec cet abonné, et ceci en permanence.


Par ailleurs la base a la possibilité technique d’adapter en temps réel le débit numérique servi à cet abonné , et de choisir le débit pour lequel la qualité de transmission sera convenable en fonction de certains critères ( QoS, Quality of Service).


Chaque abonné se verra donc attribué un débit de transmission individuel, qui pourra être différent de celui des autres abonnés.


Par exemple, si un abonné est situé loin de l’antenne, ou masqué par un obstacle, la transmission sera difficile; dans ce cas la base choisit , pour lui, un type de modulation plus « robuste », qui lui assurera une bonne réception. Or si on augmente la « robustesse » de la transmission c’est au détriment du débit, qui va être plus faible.


Pour un autre abonné qui se trouve près de l’antenne , la base va pouvoir lui servir la modulation la plus performante , avec un débit très supérieur au cas précédent.


Donc, le même jour, à la même heure, deux abonnés du même secteur d’antenne pourront avoir des débits très différents.


En plus de cet ajustement technique du débit , il faut également compter avec le nombre d’abonnés connectés simultanément sur le réseau. Pour éviter la cacophonie digitale, la base doit procéder à une régulation des accès. Pour cela elle fait appel à un algorithme qui gère lui-même les « temps de parole » en tenant compte de l’harmonisation des délais, du type de service demandé, et bien sûr du contenu du contrat d’abonnement.


Pour toutes ces raisons il n’est pas possible de connaître à l’avance le débit sur lequel on va pouvoir compter.


Une seule certitude: plus on se rapproche de l’antenne et plus les performances s’améliorent.

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commentaires

sasqat 28/02/2013 16:04

En "ville", surement.

Reste que
1) le déploiement de la fibre optique pose problème
dans un environnement rural.
2) le besoin n'est pas évident car l'ADSL offre des performances suffisantes
3) il y a toujours en France des zones blanches et grises haut débit... alors la fibre ...

Alors que les clefs 3G ou 4G sont une solution (bien sur, il faut une fibre derrière).
Un abonnement combiné mobile + clef (le mobile peut servir de clef mais les opérateurs l'interdisent ...) permet une totale liberté de mobilité et pourrait nuir au déploiement de la fibre

doc zaius 28/02/2013 12:02

Bonjour,
A première vue l’avenir des liaisons numériques terrestres passent par la fibre optique. C’est l’orientation choisie en ville, où le réseau se déploie cahin-caha . Les solutions paire de cuivre ou
hertziennes ne sont que des pis-aller. Je pense que dans dix ans on n’en parlera plus, sauf pour les mobiles évidemment.

sasqat 28/02/2013 09:26

un petit commentaire même si le sujet du Wimax est dorénavant obsolote.

Que ce soit le GSM (EGPRS) 2G, le WCDMA (3G) ou le LTE (4G), ces technologies utilisent des algorithmes d'adaptation de modulation et d'adaptation de puissance sur les voix montantes et
descendantes.

Dès lors, les débits obtenus peuvent varier considérablement en fonction des conditions de trafic sur la cellule.

Ces débits peuvent également être bridés par la Qualité de Service allouée au mobile (exemple flagrant : Mobiles Free naviguant sur les antennes Orange)

Quant à la puissance d'emission des antennes, en GSM au moins, elle dépend essentiellement du nombre de mobiles en communication.

Notez également que le marché des small cells est en pleine expansion (au moins aux USA) pour des usages résidentiels ou d'entreprises et pour couvrir des lieux public indoor et outdoor.
Ces équipements ont des puissances très inférieures aux Macro cells, de l'ordre de la puissance d'un simple mobile

doc zaius 04/03/2012 15:44

Bonjour,
La puissance rayonnée varie un peu en fonction de l’occupation du réseau, on parle de 30 à 50% tout de même.
Mais le fond du problème est que, par construction, le champ électrique rayonné varie considérablement en fonction de la distance et de la position par rapport aux faisceaux, et bien sur des
réflexions et des obstacles.
La disposition de l’antenne ( des antennes) sur un château d’eau au milieu du bourg est LA PLUS MAUVAISE; en effet, pour atteindre les usagers distants il va falloir arroser copieusement les
usagers proches qui vont se trouver nécessairement en zone de champ dépassé.
Les solutions à ce problème ne sont pas parfaites:
- Diminuer la puissance d’émission, mais dans ce cas on perd des usagers distants, qui sont en général ceux précisément que l’on désire atteindre !
- Multiplier le nombre des antennes et travailler à faible puissance. C’est cher et en général les antennes multiples sont mal acceptées par la population qui y voit ( à tort) un accroissement des
risques.
- Eloigner l’antenne des usagers proches, la placer en dehors du bourg sur un pylône, c’est le mieux. Ainsi aucun usager n’est à moins de trois cent mètres de l’antenne.
- Surélever l’antenne, ce qui revient à l’éloigner des usagers les plus proches ( peut-être le cas à Clohars si le château d’eau est assez haut).
- Travailler sur la réorientation de l’antenne, pour placer les usagers proches en dehors du lobe principal ( à vérifier à Clohars).
En bref, tout plutôt que placer l’antenne au milieu du village !!!
Pour ce qui est des mesures de champ, il faut qu’elles soient effectuées avec un analyseur de spectre ( mais cela va de soi) et en des lieux divers. Le champ le plus fort n’est pas forcément au
pied de l’antenne, même si cela va de soi, cela va encore mieux en le disant…

Bernard Vignes 04/03/2012 09:49

Cher Docteur

Le groupe local Europe Ecologie du pays de Quimperlé a été reçu hier par François Marc,vp du CG en charge du projet Wimax.

Parmi les informations données au sein d'un entretien trés cordial figure celle ci :

Nul besoin de faire de nouvelles mesures d'intensité électrique aux abords des antennes car la puissance émise ne dépend pas du nombre d'abonnés connectés, de leur distance, ..

Qu'en pensez vous, sur le plan scientifique ?

Merci de votre réponse sur le site ou par mail