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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 11:17

 

29 Mars 2012

Les énergies solaire et éolienne souffrent de leur caractère intermittent, et la technologie ne permet pas encore de stocker de grandes quantités d’énergie électrique.

Ce constat interdit d’envisager le remplacement pur et simple des énergies fossiles par les énergies nouvelles pour l’alimentation des réseaux publics. Dans l’état actuel de la technologie, on considère généralement que leur participation ne doit pas dépasser 30% sous peine de graves désordres dans la distribution.

Outre les travaux d’adaptation décrits dans l’article précédent ( réseau intelligent), il faut investir dans la recherche de procédés de stockage de l’électricité en grande quantité.

On utilise déjà le système de pompage-turbinage hydroélectrique, mais ce procédé ne suffit pas à lui seul à répondre aux besoins.

Dans l’hypothèse d’un développement de la voiture électrique, les batteries peuvent constituer une solution de stockage exploitable pour soutenir le réseau public.

Dix millions de véhicules équipés de batteries de 30 KWh représentent un potentiel d’énergie stockée de 300 Gwh, si les batteries sont chargées bien entendu.

Un prélèvement de 10% sur cette énergie permettrait de récupérer 30 GW pendant une heure (ou 10 GW pendant trois heures), ce qui représente un appoint important pour soutenir le réseau aux heures de forte demande, sans apporter une gêne importante à l’usager qui aurait préalablement donné son accord évidemment.

Un réseau de distribution intelligent est capable de gérer cette application, qui interviendrait en complément d’autres dispositifs de stockage.

Bien évidemment ce n’est pas demain matin qu’un tel dispositif pourra être opérationnel, plusieurs décennies seront nécessaires pour mettre en place à la fois la production d’électricité renouvelable, les artères pour acheminer cette énergie, le réseau intelligent pour gérer le tout, et les structures de stockage de l’électricité pour amortir les effet de l’intermittence.

C’est une révolution dont il s’agit, et comme dans toute période révolutionnaire, nous devons nous attendre à quelques convulsions avant d’atteindre un nouvel état stationnaire …et décarboné.

 

 

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