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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 15:49

19 Novembre 2010

La stratégie CSC ( Capture et Séquestration du Carbone ) est beaucoup critiquée, elle doit donc être justifiée.

Pour des raisons ( sur lesquelles nous ne reviendrons pas ici ) la communauté internationale a décidé de développer une stratégie de réduction du taux de CO2 dans l’atmosphère. Ce taux est actuellement de 380 ppmv, la valeur limite fixée comme objectif est 450 ppmv en 2050.

Pour atteindre un tel objectif il est donc obligatoire de réduire drastiquement les émissions de ce gaz. Les moyens à mettre en œuvre sont connus :

- Réduction de la consommation énergétique .

- Amélioration des rendements.

- Développement des énergies propres et durables.

- Etc….

Sauf à plonger l’économie mondiale dans le marasme générateur de troubles sociaux majeurs ( ce qui serait une autre stratégie…) il n’est pas question d’arrêter les usines, les transports, les raffineries, les chauffages individuels et collectifs, les cimenteries, les centrales électriques, demain matin. Pas question non plus d’interdire aux pays émergents de mettre en œuvre leurs plans de développement.

La stratégie de réduction des émissions ne peut donc être qu’une action sur le long terme, dont les effets ne se feront sentir significativement que dans dix ou vingt ans.

Au rythme actuel des émission de carbone, la limite de 450 ppmv sera franchie bien avant l’échéance de 2050.

C’est pourquoi, si l’on veut respecter cette limite, il est impératif de prendre d’autres mesures correctrices pendant la période critique des vingt prochaines années.

La seule méthode disponible , pouvant être mise en œuvre rapidement, est d’enfouir le maximum possible de CO2 dans le sol.

Il est évident que si un chercheur découvrait rapidement une autre méthode plus soft et aussi efficace, il serait le bienvenu, avec un prix Nobel à la clé.

On reproche souvent au CSC de séquestrer le CO2 dans des sites qui sont éloignés des sites producteurs.

Est-il bien nécessaire de rappeler à ces détracteurs que les sites d’extraction du pétrole sont également très éloignés des sites de consommation, et que cela ne gêne personne….

Pour conclure, la stratégie CSC comporte certes des inconvénients, mais c’est la seule stratégie capable, sur le court terme, de réduire le taux de CO2 atmosphérique.

Il paraît difficile d’y échapper , tant que le CO2 restera l’ennemi public numéro un.

Bien sûr, s’il s’avérait que le danger a été surévalué , il sera toujours temps d’adopter une stratégie moins ambitieuse.

Mais ceci est une autre histoire…..

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commentaires

doc zaius 11/03/2011 17:47


Bonsoir,
Je n’aimerais pas me baigner à côté d’une centrale nucléaire. Mais entre le moment où vous aurez acheté votre île et la mise en service de la centrale, en passant par la recherche du consensus, la
recherche des fonds, la construction des infrastructures portuaires maritimes et aériennes, les appels d’offres, le recrutement des personnels, la construction des logements, des infrastructures
hôtelières, la construction des bâtiments de la centrale, les appels d’offres pour l’usine de production du carburant, sa construction, il s’écoulera un « certain temps » pendant lequel
j’aurais tout loisir de profiter de la plage sans risque , à part les requins peut-être.
Cela dit c’est une voie certainement intéressante pour le jour où le carburant liquide fera défaut.
Mais pourquoi sur une île ?


Rutily Richard 10/03/2011 15:51


Ce qui signifie que cela ne vous posera pas de problème pour vous baigner près d'une centrale nucléaire?

Pour être plus sérieux, mon approche consiste seulement à faire un démonstrateur, lorsque les problèmes de pénurie de pétrole seront avérés, on sera peut être satisfait d'avoir gagné un peu de
temps. Les investissements pour en faire une solution seraient colossaux mais partagés entre différents pays et rentables.


doc zaius 10/03/2011 11:20


Bonjour,
Plutôt que d’enfouir le CO2 dans le sol, il serait effectivement plus intéressant de récupérer le carbone pour le recycler en carburant.
La méthode actuelle, connue depuis longtemps et que vous citez, est la manière forte, qui exige beaucoup d’énergie. Elle est viable seulement si cette énergie est non émettrice de CO2, c’est-à-dire
nucléaire.
D’autres voies de recherche sont prometteuses, ce sont les voies à basse énergie, notamment en utilisant des cyanobactéries.
L’enfouissement du CO2 ne peut être qu’une méthode provisoire, en attendant d’avoir mis au point un ou des procédés plus convenables. Elle a le mérite d’être immédiatement praticable sans
investissements colossaux.
Votre solution risque de se heurter à l’obstacle de l’équation écologique:
La stratégie de réduction drastique du CO2 est soutenue essentiellement par les écologistes, par définition. Or ces mêmes écologistes sont violemment contre le nucléaire. Donc toute solution basée
sur le nucléaire pour réduire le CO2 sera automatiquement rejetée.
D’autant plus que ce nucléaire là devra faire appel à la surgénération….
On peut aussi penser à une solution intermédiaire qui est la carbonatation.
Mais si vous achetez une île, prenez-la quand même avec une plage de sable blanc, vous m’inviterez….


Rutily Richard 09/03/2011 22:35


Retirer ou ne pas rajouter de CO2 dans l'atmosphère certe, mais pourquoi l'enfuir dans la terre? Pourquoi ne pas le considérer comme une matière première et en faire du carburant?
http://transition.wifeo.com/lemirat-vertueux.php


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