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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 09:37

29 Janvier 2011


En Ile-de-France, le rayonnement solaire global quotidien moyen sur l’année est de 3,4 KWh/m2, soit 1 240 KWh/m2/an.


 

 

 

 

http://www.outilssolaires.com/   


Une installation photovoltaïque moyenne actuelle  présente un rendement global d’environ 8%.


L’énergie électrique produite est donc environ 100 KWh/m2/an.


Chiffre confirmé par l’outil de calcul disponible sur le site

 

http://www.energies-nouvelles.net/outil-calcul-rendement-panneau-photovoltaique-4.html  


Une surface de panneaux de 25 m2 permet donc d’obtenir une production annuelle  de 2 500 KWh.


Cette modeste production permet tout juste d’alimenter un (petit) cumulus pour l’eau chaude sanitaire ( il faut 5,8 KWh pour élever de 50 °C la température de 100 L d’eau).


La plupart des usagers choisissent de revendre cette électricité à EDF, pour profiter des  conditions actuelles extraordinaires de rachat. Ce petit business d’opportunité, qui  génère un chiffre d’affaire annuel de 1 450 euros (0,58 euros/KWh) pour 2 500 KWh, est censé permettre d’amortir l’investissement en moins de dix ans , compte tenu des avantages fiscaux consentis, a condition que l’installation fonctionne encore bien entendu, que les frais d’entretien et de maintenance ne soient pas trop élevés, et qu’on oublie les frais financiers d’un éventuel emprunt.


Une installation de deuxième génération sera basée sur la cogénération. Les capteurs solaires seront des panneaux hybrides constitués de capteurs photovoltaïques montés en sandwich avec des capteurs solaires thermiques à fluide caloporteur ( Air ou eau) .


Dans ces installations modernes on utilisera des cellules PV performantes dont le rendement atteint 25%, soit pratiquement le triple du rendement des panneaux de première génération. De plus la récupération de chaleur évitera la surchauffe des cellules et donc maintiendra leur rendement à sa meilleure valeur.


On obtiendra des rendements globaux de près de 50%.


La même surface de panneaux pourra alors fournir 15 600 Kwh ( toujours en IDF), ce qui suffira aux besoins énergétiques si l’habitation est convenablement isolée.


Cette énergie sera répartie à égalité entre l’électricité et l’eau chaude.


Une telle installation ne peut être efficace que si elle dispose de moyens de stockage car les périodes de forte demande ne correspondent en général pas avec les périodes de pointe de fourniture.


Le développement des technologies de batteries pour les véhicules électriques  laissent espérer la possibilité de stocker une cinquantaine de KWh électriques, voire plus. L’équivalent pour stocker l’eau chaude existe également, quoiqu’un peu plus encombrant.


Les installations de deuxième génération nécessiteront des investissements beaucoup plus importants que ceux qui permettent de vendre quelques KWh à EDF aujourd’hui.


Actuellement le prix moyen du KWh électrique est de l’ordre de 10 centimes; le gaz naturel est encore moins cher. Une installation autonome à cogénération et stockage de l’énergie de 15 000 KWh/an, peut être estimée à 30 000 euros. Compte tenu des frais financiers de l’emprunt et des frais d’entretien, la durée d’amortissement dépasse vingt ans.


Le bilan financier est encore plus mauvais si l’on compare avec une solution mixte qui utiliserait le bois énergie pour le chauffage.


( Le bois est aussi une énergie durable et propre dès lors que le CO2 émis est recyclé, et que la combustion est dépolluée ).


Le recours aux solutions de solaire cogénération ne se justifiera que si le coût de l’énergie conventionnelle augmente significativement, et/ou si une règlementation venait à interdire l’usage du bois énergie, ou à imposer une taxe carbone dissuasive.


L’arrivée d’une seconde génération de capteurs solaires associés au stockage de l’énergie est donc conditionnée par l’évolution du coût de l’énergie et par la règlementation, en particulier les limitations de puissance installée et les tarifs de rachat.


Un autre facteur peut influencer les choix, c’est l’arrivée de la voiture électrique. Un seul véhicule électrique pourra consommer entre 5000 et 10000 KWh par an selon l’usage, ce qui augmentera d’autant les besoins en énergie de l’habitation.


La politique de tarification de l’électricité « automobile » aura une influence certaine sur le marché des énergies nouvelles.


Nous pourrions donc avoir (en France) un tassement du marché du photovoltaïque de première génération, due à la disparition progressive de l’effet d’aubaine du « cadeau EDF », conjuguée avec un retard du développement de la deuxième génération, dû à un manque de rentabilité face aux prix de l’énergie conventionnelle, notamment nucléaire.


Ce que confirme le rapport Charpin:


 « Les spécificités françaises (coût faible de l’électricité, taux d’ensoleillement moyen) impliquent que le déploiement se produira d’abord dans d’autres pays du monde : les opportunités industrielles se situent au niveau mondial ».



 


 

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