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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 16:37

21 Avril 2011


La guerre du nucléaire sévit à l’état larvaire depuis de nombreuses années.


Dans la décennie soixante-dix, le Gouvernement Espagnol avait décidé d’implanter une centrale nucléaire sur la côte de Biscaye, à Lemoiz. Le site, distant de seulement 15 kms du centre de Bilbao, et à proximité immédiate de la côte touristique, permettait de pomper l’eau de refroidissement directement dans la mer.


Malgré une opposition sévère, le programme fut bien avancé. Constatant l’inefficacité de la méthode démocratique, l’ETA décida de s’occuper du dossier à sa manière. L’organisation perpétra plusieurs attentats, et finit pas enlever l’ingénieur en chef José Maria Ryan, n’acceptant de le libérer que si les travaux étaient interrompus. Le gouvernement Espagnol restant droit dans ses bottes, l’ingénieur fut assassiné en Février 1981.


La poursuite des attentats eut finalement raison de l’obstination du Gouvernement central, la construction de la centrale fut interrompue, et le site est à l’abandon depuis. La centrale n’a jamais fonctionné.


Cet acte de guerre, car c’en est un, n’est évidemment pas à donner en exemple aux anti nucléaires. Il existe heureusement d’autres méthodes de dialogue avec l’opinion, dont les Etats démocratiques s’inspireront, n’en doutons pas, pour nos éventuels ex futurs projets nucléaires…


Plus récemment, suite à la visite officielle de notre Président en Inde en Décembre 2010, un accord cadre a été signé entre AREVA et NPCIL (Nuclear Power Corporation of India Limited) pour la construction de six réacteurs EPR pour une puissance de 9 900 MWe.


En Inde il y a aussi des anti nucléaires, et ils sont nombreux. Le 18 Avril 2011, un communiqué de la Police de l’Etat du Maharashtra nous informe qu’une manifestation contre ce projet a dégénéré et que les forces de l’ordre ont dû tirer à balles réelles sur les manifestants. On déplore un mort officiellement.


Encore un acte de guerre.


La promotion des réacteurs de troisième génération ne sera décidément pas une partie de plaisir.


Bien sûr ce genre de débordement ne se produira jamais en France, mais le principe de précaution nous conduit à recommander le port du casque lourd  aux journalistes qui seront chargés de couvrir les évènements de Fessenheim et de Flamanville.


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