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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 11:23

7 Février 2011


Désormais nul n’ignore les graves lacunes des organismes officiels de gestion des problèmes de santé publique. Il suffit d’évoquer les multiples scandales que chacun a en mémoire, depuis l’amiante jusqu’au médiator, en passant par la thalidomide, le sang contaminé, et quelques autres à chercher dans la fameuse liste des 77 jetée en pâture en guise de contre-feu.


Quelles que soient les raisons de cette incapacité avérée à gérer correctement les risques sanitaires autrement qu’à postériori quand les scandales ont éclaté, le résultat est une perte de confiance totale du public dans les assertions officielles concernant l’innocuité d’un nouveau produit ou d’une nouvelle technologie.


L’utilisation massive des ondes hyperfréquences dans les télécommunications a fait naître dans le public une inquiétude légitime, eu égard à leurs effets spectaculaires dans les fours à micro-ondes. Les professionnels des télécoms, et les organismes officiels de santé publique, ont affirmé que les risques étaient nuls dès lors que certains seuils de champ étaient respectés.


Ces affirmations rassurantes n’ont pas convaincu les usagers, qui gardent la mémoire  de quelques scandales retentissants.


Ce public n’a pas tout à fait tort…


Toujours en référence au four à micro-ondes de nos cuisines, la plupart des études mettent en avant  les possibles effets thermiques des hyperfréquences, et les dégâts éventuels en relation avec le cancer.


Les enquêtes épidémiologiques sur les effets possibles sont donc orientées vers la recherche de cancers. Or les cancers éventuels ne peuvent apparaître qu’au bout de nombreuses années, souvenons-nous de l’amiante. Inutile de dire que ces enquêtes « épidémiologiques » ont été négatives.


Les véritables dangers de l’exposition aux hyperfréquences sont autres. Ils sont d’ailleurs largement documentés dans la littérature scientifique.


Mais ils restent superbement ignorés des instances responsables de la santé publique. Faut-il s’en étonner ?


Notre micro-ondes de référence fonctionne à 2,45 Ghz. Cette fréquence n’a pas été choisie par hasard. Elle correspond au meilleur compromis pénétration-puissance pour chauffer les aliments en créant des pertes diélectriques par vibration des molécules d’eau dipolaires.


Le téléphone portable fonctionne sur les fréquences de 0,9, 1,8, et 1,9 Ghz. Le WiMax utilise la bande de 2 à 11 Ghz ( 3,5 Ghz en Europe ). Donc dans le domaine des hyperfréquences.


Il est donc légitime de s’interroger sur les effets physiologiques de ces ondes.


Il serait naïf de croire que l’effet des hyperfréquences sur la matière vivante se borne aux seules vibrations bien innocentes des molécules d’eau.


Les processus physiologiques sont tous essentiellement électriques. Les échanges ioniques au travers des membranes cellulaires, les transmetteurs neuronaux, la circulation des signaux dans le cerveau et le long des réseaux nerveux, tout est géré par des signaux et des interactions électriques, y compris la structure des molécules d’ADN.


Dès lors que des ondes hyperfréquences pénètrent la matière vivante, des effets se produisent.


Le problème n’est donc plus de prouver l’existence de ces effets, mais de les identifier, de les caractériser, de mesurer leur dépendance à la nature et à l’intensité des ondes, et d’en établir la nocivité s’il y a lieu.


Un tel travail n’a jamais été effectué de manière systématique. Il existe cependant des travaux ciblés donnant des résultats partiels, à partir d’expérimentations animales.


Ces travaux sont trop abondants pour être tous cités ici. On pourra consulter, pour information, les proceedings de l’ICNIR 2003 (International Conference on Non-Ionizing Radiations) :


«Biological effects of microwaves and mobile telephony »


Dans une telle situation, deux attitudes sont possibles:


Faire jouer le fameux principe de précaution, on arrête tout en attendant d’y voir plus clair. Mais les hyperfréquences, c’est comme le pétrole, il y en a partout. Y compris dans la Télé, les canaux 21 à  69 sont dans la bande 0,47 à 0,860 Ghz , dans laquelle certains émetteurs diffusent à puissance considérable, beaucoup plus élevée que dans la téléphonie mobile, et personne ne s’en est plaint jusqu’à présent.


Remarquons que la TNT diffuse maintenant avec une modulation semblable à celle des téléphones portables ( COFDM). Je n’ose même pas vous dire quelle est la puissance des émetteurs de la tour Eiffel….


Rappelons aussi les très fortes puissances des faisceaux hertziens pour les liaisons point à point, dans les bandes de plusieurs Ghz.


Il paraît tout à fait irréaliste se songer à arrêter tout çà.


La seconde attitude consiste à prendre acte du problème ( ce n’est pas fait aujourd’hui ) , mettre en place les structures pour supporter les recherches sérieuses sur les effets physiologiques, pour ensuite prendre des décisions.


Dans l’état actuel , et dans tous les cas où c’est possible, il vaut mieux éviter d’en rajouter une couche. C’est pourquoi il est souhaitable de ne pas disposer des émetteurs WiMax n’importe où sans discernement . Une solution filaire est toujours préférable.



 


 


 


 

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