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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 15:12

8 Février 2012

Le dépassement de la barre mythique des cent mille Mégawatts hier soir constitue un signal d’alarme qui ne saurait être négligé.

Le délestage n’a pu être éviter que grâce à des importations d’Allemagne et exceptionnellement de Grande Bretagne.

L’arrêt programmé de la production nucléaire en Allemagne laisse craindre des difficultés d’approvisionnement pour la France dans un avenir proche.

Notre outil de production électrique est désormais incapable d’assurer sans aide extérieure les besoins des pics de consommation.

Des solutions existent. Nous avons parlé dans un précédent article du nouveau compteur électrique « Linky » qui doit équiper trente-cinq millions de foyers prochainement. Il permettra entre autres de gérer de manière interactive et concertée le lissage de la consommation pour réduire significativement les pics de consommation.

Or diverses associations, se réclamant de la mouvance écologique, s’opposent à l’installation de ces nouveaux compteurs, évoquant les possibles risques sanitaires créés par les ondes utilisées pour le télé-relevé, et le manque de confidentialité des informations recueillies.

Par ailleurs, le formidable battage autour des énergies nouvelles a fini par porter ses fruits. Un appel d’offres pour des parcs éoliens offshore a été lancé, dont nous avons également parlé.

Or, là aussi, une forte opposition se manifeste.

L’UMIH ( Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie ) apporte son soutien aux actions menées par la FED ( Fédération Environnement Durable) et le collectif PULSE ( Pour Un Littoral Sans Eoliennes).

«L'UMIH dénonce la non concertation et la mise en péril de toute la filière touristique notamment de son million d'emplois que provoquerait le lancement du 1er projet de 5 parcs éoliens offshore » .

Il semble donc exister un mouvement d’opinion en faveur d’une opposition systématique à tout progrès allant dans le sens d’une meilleure gestion de l’énergie et/ou d’un développement des énergies durables réellement efficaces.

Ce mouvement, s’il acquiert une puissance suffisante, peut peser sur les choix politiques énergétiques.

Il peut aussi entraîner un rejet des idées écologiques dans la mesure où elles se révèleraient incapables de supporter la confrontation avec les réalités.

Le refus simultané des énergies fossiles à cause du CO2, de l’énergie nucléaire à cause des risques et des déchets, des éoliennes à cause de l’esthétique, des agro carburants à cause de l’empiètement sur les terres agricoles, est certes intellectuellement argumenté, mais peu constructif au plan pratique en ce sens qu’il n’est laissé aucune porte de sortie, sinon le renoncement à tout progrès avec un retour à une économie de survie.

L’obstruction systématique ne peut qu’induire une politique officielle conservatrice, ce qui en l’occurrence signifie la poursuite du nucléaire et une minimisation des efforts sur les énergies nouvelles, dont le développement serait laissé aux initiatives du marché ...

 

 

 

 

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