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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 14:41

24 Mars 2011


La journée d’hier nous a gratifiés de deux sondages d’opinion sur le même sujet: faut-il ou non abandonner le nucléaire ?


Voici les résultats:


- Les opposants farouches au nucléaire, ceux qui veulent arrêter tout rapidement, font respectivement 19% ( IFOP) et 13%( SOFRES). Il sont donc fortement minoritaires dans les deux enquêtes.


- Ceux qui voudraient en sortir mais sont conscients que cela doit se faire progressivement, font 51% ( IFOP) , non exprimés côté SOFRES.


- Ceux qui sont clairement pour la continuation du nucléaire, y compris construire de nouvelles centrales, font 30% (IFOP), non exprimé côté SOFRES.


- Ceux qui sont contre l’abandon du nucléaire font 55% ( SOFRES).


Les autres chiffres sont inexploitables car rubriques trop vagues ( que signifie «  être plutôt pour » ou « plutôt contre » ?


Les deux sondages disent finalement la même chose, malgré les apparences de contradiction:


Il y a une très faible minorité en faveur de l’abandon catégorique du nucléaire, c’est un résultat essentiel. Il montre que plus de 80% de l’opinion est partagée entre la continuation du programme, l’abandon progressif, ou une incertitude qui traduit une demande d’informations complémentaires.


Ce qui prouve une fois de plus que les français se méfient des positions extrêmes, et demandent à voir de plus près la marchandise qu’on leur propose.


Il est clair qu’avant de lancer un référendum, il faudra mettre en œuvre une campagne d’information présentant les enjeux et les conséquences socio-économiques des différents choix.

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commentaires

doc zaius 25/03/2011 17:34


En matière d’énergies renouvelables, l’exemple allemand est à nos portes, il n’y a pas de secret, la recette n’est pas enfermée dans un coffre.
Je pense que la France est l’otage du nucléaire, qui est perçu en haut lieu comme LA solution électrique, les énergies renouvelables étant considérées comme des amusements d’écologistes.
Cet état d’esprit peut changer, mais il sera difficile de passer d’un projet d’avenir plutôt orienté surgénérateur à un projet de sortie progressive du nucléaire.
Car il ne s’agit pas seulement de planifier l’arrêt des centrales, il faut dans le même temps expliquer par quoi on va remplacer les Kilowatts manquants.
Les explications du genre « On va faire des économies » ne convaincront personne.
La prochaine campagne électorale sera révélatrice de la profondeur de réflexion des candidats.


Bernard Vignes 25/03/2011 14:45


Il y a quand même une différence au sein des 80% qui veulent garder le nucléaire au moins un temps :

. D'une part ceux qui disent : décidons maintenant de Sortir du Nucléaire, faisons le progressivement et définissons une date de sortie sous 25-30 ans
. Ceux qui disent : gardons le nucléaire pour l'instant, on verra dans 25-30 ans.

La première est volontariste et doit permettre de se donner tous les moyens (limitation extrême, en dehors de la sécurité, des investissements nucléaires, investissements massifs dans le
renouvelable, les économies d'énergie et la recherche d'alternatives non renouvelables)d'y arriver.

Sous l'impulsion des Verts l'Allemagne s'est lançée là dedans et çà lui a bien réussi notamment pour devenir leader en matière économique sur le renouvelable et créer des emplois.
Même si, sous l'impulsion de Merkel ils ont prolongé la vie de quelques centrales (il n'est pas interdit d'être intelligent), l'objectif n'est pas remis en cause et les efforts vont se
poursuivre.

L'autre solution est passive : on n'a pas de cap, on investit un peu partout. Très probablement dans 25 ans on y sera encore.