Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 11:18

27 Mars 2011


Nos besoins énergétiques annuels sont aujourd’hui de l’ordre de 155 Mtep, ou encore 1 800 TWh .


Il serait évidemment souhaitable de réduire cet appétit, mais cela semble très difficile sans affecter la croissance, dont nous avons besoin.


Il faudra s’estimer heureux si le chiffre n’augmente pas trop d’ici 2020.


Le mix énergétique (consommation finale) est aujourd’hui (en 2009) composé de:


43% de pétrole, 


24% d’électricité,


20% de gaz naturel,


9% d’énergie renouvelables thermique.


4% de charbon.


(Source SOeS).


La consommation primaire a une physionomie différente, mais ce sont les besoins finaux qui nous intéressent ici.


On peut imaginer un mix énergétique différent en 2020-2030:


Le potentiel de croissance des énergies nouvelles est dans l’éolien et le solaire photovoltaïque et thermique . Il est donc logique de leur prévoir une large participation dans le mix, sous forme électrique, qui pourrait passer de 24 à 50%.


L’énergie renouvelable thermique pourrait passer de 9 à 25%, composée du Solaire thermique et de la géothermie.


Il resterait 25%  d’énergies fossiles, gaz et fuel dont les transports pourront difficilement se passer.


Sur la base de ces hypothèses ( évidemment purement théoriques) l’éolien et le photovoltaïque devraient fournir 900 Twh, c’est-à-dire la moitié des besoins.


C’est considérable, comme nous allons le voir.


Faute de données plus précises, on peut attribuer 50% à l’éolien et 50% au photovoltaïque.


LE PHOTOVOLTAIQUE / 450 TWh.


L’énergie solaire moyenne  reçue par une surface orientée au Sud et inclinée d’un angle égal à la latitude est d’environ 1 500 KWh/m2/an.


(1 200 à 1 760 KWh/m2/an selon l’emplacement géographique, et pour une surface orientée au Sud et inclinée d’un ange égal à la latitude).


Source: ADEME


Les panneaux PV actuels ont de très mauvais rendements. Il faut envisager l’utilisation de panneaux de nouvelle génération avec des rendements sur le site de 30% (Technologie multi jonctions et cellules à concentration).


L’énergie électrique recueillie en moyenne annuelle serait alors de


500 KWh/m2/an.


Pour avoir un potentiel de 450 TWh/an, il faudrait donc une surface de


900 km2.


Cette production pourrait être partagée entre d’une part des fermes photovoltaïques ( 60%) et d’autre part des installations en toitures ( 40%) en Résidentiel/ Tertiaire.


Fermes photovoltaïques: 540 km2, soit une ferme de 1,8 hectare par commune.


Toitures: 360 km2, soit 14 millions de toitures portant 25 m2 de panneaux.


Ces chiffres sont énormes, mais pas absurdes, dès lors qu’il s’agit d’assurer la survie énergétique.


N’oublions pas qu’une telle opération devra s’accompagner de dispositions très incitatives, par exemple établissement d’un quota d’énergie publique par logement, le reste devant être obtenu par une installation domestique, ou collective.


Notons également qu’un tel système ne peut raisonnablement fonctionner que s’il existe des dispositifs de stockage de l’électricité pour amortir le caractère aléatoire des fournitures.


L’EOLIEN:450 TWh.


Une éolienne offshore de 5 MW fournit en moyenne annuelle 15 GWh.


Beaucoup moins en version terrestre, environ la moitié.


Pour fournir un potentiel de 450 TWh/an, il faut de l’ordre de 30 à 40 000 éoliennes.


Là encore le chiffre est très important, mais les allemands en sont déjà à 20 000.


On voit qu’un tel plan est techniquement réalisable, même si une telle débauche de technologie envahissante peut heurter les esprits aujourd’hui.


Mais l’abandon du nucléaire est à ce prix, l’opinion doit savoir quelles sont les conséquences de ses choix.


LE THERMIQUE.


La croissance dans le thermique pourrait se faire grâce à des centrales solaires, dont le principe est connu depuis longtemps.


D’autre part, l’adoption de panneaux solaires hybrides permettrait de doubler la production des installations en ajoutant l’eau chaude à l’électricité.



La technologie permet donc le basculement vers un mix énergétique constitué à 75% d’énergies renouvelables décarbonées , mais au prix d’un envahissement significatif du territoire, que l’opinion n’est pas prête à accepter aujourd’hui.


Un long travail de pédagogie sera nécessaire pour obtenir un changement des mentalités.


Aujourd’hui on refuse dix éoliennes au large de nos côtes.


demain il faudra en accepter mille. Rendez-vous en 2020....

Partager cet article

Repost 0

commentaires