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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 15:38

9 Juin 2015

La France émet bon an mal an 500 millions de tonnes eq CO2.

Ces émissions sont dues pour la plupart (95%) à l’exploitation des énergies fossiles, Pétrole, Charbon, Gaz naturel. Les données suivantes sont extraites des statistiques du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, et concernent l’année 2012.

Emissions de GES en Mt eq CO2 :

- Transports: 136,4 Mt 26,6 %

- Résidentiel/Tertiaire: 115 Mt 22,4 %

- Industries manufacturières: 86,2 Mt 16,8 %

- Industries de l’Energie: 57,5 M t 11,2 %

- Agriculture: 105 Mt 20,5 %

- Traitement des déchets: 12,6 Mt 2,5 %

Pour un total de 512,7 Mt.

Les émissions dues aux transports sont à 90% imputables au trafic routier, le reste au trafic aérien, maritime et fluvial. Dans le trafic routier, la part des voitures particulières est de 57%, soit 70 Mt eq CO2, ou encore 13,6 % du total des émissions de GES.

Voici le détail reconstitué:

Le parc automobile français compte 32 millions de véhicules particuliers, qui consomment annuellement 29 Milliards de litres de carburant ( 64% gazole et 36% essence), soit environ 875 litres par voiture. La consommation moyenne du parc est de 7 L/100 km, pour une distance moyenne parcourue de 12 500 km/an.

La combustion d’un litre d’essence dégage 2,28 kg de CO2, celle d’un litre de gazole en dégage 2,6 . L’émission moyenne de nos voitures est donc de 168 g/km, soit 70,2 millions de tonnes de CO2 par an.

Grâce aux normes européennes, de plus en plus sévères, la consommation des voitures neuves se réduit d’année en année, et donc aussi leurs émissions. Un gain de 1 L/100 km se traduit par une baisse des émissions de 22,8 g CO2/km ( ou 26 g s’il s’agit de gazole).

L’âge moyen de nos voitures est de 8,5 ans. Le renouvellement du parc s’effectue en 15 ans approximativement. En quinze ans, grâce à l’application des normes européennes et à un réajustement des gammes vers des véhicules mieux adaptés à l’usage réel, la consommation moyenne devrait normalement descendre à 5 L/100, et les émissions moyennes passer de 168 g à 114 g CO2/km ( 50 Mt au lieu de 70 Mt).

Dans cette période on peut attendre une amélioration supplémentaire substantielle grâce à deux phénomènes:

Le développement de la voiture électrique d’une part, sous ses différentes formes (Tout électrique, hybride rechargeable, pile à Hydrogène), à condition que l’électricité et/ou l’Hydrogène soit produits à partir de sources renouvelables et/ou décarbonées.

Rappelons ici que l’on peut déjà acheter de l’électricité verte certifiée auprès de fournisseurs qui approvisionnent des quantités équivalentes auprès de producteurs d’énergies renouvelables.

Pour l’Hydrogène il faudra attendre encore un peu, mais çà vient puisque ce gaz servira de véhicule de stockage d’énergie électrique grâce à l’électrolyse. Il sera alors utilisé dans le réseau domestique en mélange, ou distribué pur pour les transports. Des véhicules alimentés en Hydrogène circulent déjà.

En quinze ans le parc automobile pourrait être électrifié à 20% à condition que les pouvoirs publics encouragent concrètement l’installation des bornes de rechargement rapide des batteries, et définissent une politique de tarification claire et pérenne pour l’électricité de recharge, notamment l’éventuelle taxation. Faute de quoi l’absence de visibilité à long terme dissuadera l’usager d’abandonner un système qui marche pour une solution incertaine.

La deuxième source d’optimisme est la perspective de croissance de la part des biocarburants de troisième génération, émettant du CO2 recyclable et évitant les changement d’affectation des sols. Là aussi la balle est dans le camp des pouvoirs publics auxquels il appartient de promouvoir la production de ce nouveau type de carburants.

On peut donc considérer que, dès à présent, l’Automobile est un secteur qui représente moins de 14% des émissions de GES, et que grâce aux normes européennes et à l’effort engagé par les constructeurs, les mesures sont d’ores et déjà prises pour réduire de 50% au moins ces émissions à l’échéance de 2030 par le mécanisme du renouvellement naturel du parc.

Au-delà de 2030 la généralisation des biocarburants et de la voiture électrique conduira à l’élimination du problème du CO2, au moins dans ce secteur d’activité et à condition que les pouvoirs publics prennent les choses en mains. Ainsi, du point de vue des émissions de CO2, l’Automobile sera le premier secteur d’activité ayant satisfait aux exigences de la transition énergétique.

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