Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 15:07

31 Mai 2015

Les préoccupations des scientifiques concernant le changement climatique ne datent pas d’hier.

Le GIEC , chargé au plan international politique de préciser le phénomène et d’en déterminer les causes et les conséquences, a été créé en 1988. Dès l’origine le rôle de l’accroissement du taux atmosphérique de CO2 a été mis en évidence et l’implication des activités humaines dans cet accroissement a été démontré.

Près de trois décennies se sont donc écoulées depuis la mise en alerte des gouvernements de la Planète sur le risque de catastrophe climatique lié à l’utilisation abusive des ressources énergétiques fossiles.

Que s’est-il passé depuis ?

En 1990 la production mondiale d’énergie primaire était de 8 800 Mtep, dont 81% de fossiles ( Charbon, Gaz naturel, Pétrole).

En 2012 elle a atteint 13 400 Mtep, soit + 52%, avec toujours 81% d’énergie fossile.

La tendance est toujours à l’accroissement au taux de 2,3% par an, et la part des fossiles demeure au même niveau.

En presque trois décennies il ne s’est donc strictement rien passé, et le taux de CO2 atmosphérique continue imperturbablement de monter vers les sommets, les 400 ppm ayant été dépassés en 2014.

Le taux annuel d’augmentation de 2,3% de production d’énergie primaire, remarquablement constant dans la durée, prouve la totale inefficacité des avertissements de la communauté scientifique. On peut donc légitimement se demander si ce grand battage Scientifico-Politico-Médiatique aura, un jour, une influence quelconque sur le taux de CO2.

Dans cette grande mise en scène nous avons d’une part un consensus de scientifiques qui prédit une catastrophe climatique si les émissions de CO2 ne sont pas réduites drastiquement, et d’autre part des Etats et des Industriels qui regardent ailleurs et continuent à extraire et exploiter les produits énergétiques fossiles fortement émetteurs du même CO2.

Comme il fallait d’ailleurs s’y attendre, le pétrole, le gaz, le charbon, seront fort probablement brûlés jusqu’à la dernière goutte et peut-être au-delà si l’existence de sources naturelles d’hydrocarbures abiotiques sont confirmées.

Certes, certains Etats manifestent une volonté d’assainir leurs mœurs énergétiques, en améliorant leur efficacité énergétique d’une part, et en développant les sources d’énergie propres et durables d’autre part, mais le bilan global de la Planète n’en est pas affecté, comme le montrent les chiffres ci-dessus. Les améliorations constatées ici et là sont contrebalancées par l’accroissement de la demande toujours servie à 80% par les fossiles.

Le Dioxyde de Carbone est un gaz persistant dans l’Atmosphère, on parle de plusieurs centaines d’années, et encore plus longtemps dans les océans qui subissent une acidification préjudiciable à la vie. Même si les émissions anthropiques sont maîtrisées un jour, ce qui ne semble pas devoir se produire de sitôt, la concentration de dioxyde de Carbone ne retombera pas à sa valeur d’avant l’ère industrielle avant un siècle ou deux.

Comme le fait remarquer le Secrétaire Général de l’OMM Michel Jarraud: « Les lois de la Physique ne sont pas négociables ».

Nous devons donc probablement nous attendre à affronter la kyrielle des calamités annoncées par le GIEC:

- Augmentation de la température moyenne de la basse Atmosphère de 4 à 6 °C d’ici la fin de ce siècle, et combien au-delà ?

- Augmentation du niveau des océans, déjà 30 cm durant le XXè siècle, combien en 2 100 et après ?

- Acidification des océans.

- Augmentation du nombre et de la puissance des évènements climatiques.

- Pénurie sur la ressource en eau douce.

- Extension des zones désertiques.

- Etc… ( Lire le rapport du GIEC).

Avec le cortège des conséquences humanitaires que l’on peu imaginer.

La COP 21 sera certainement l’occasion pour les pays développés de se féliciter mutuellement des progrès accomplis vers une transition énergétique nous garantissant un avenir radieux. De nombreuses réalisations seront mises en avant, on parlera éolien offshore, économies d’énergie, voiture électrique, biocarburants, transports collectifs et même peut-être de nucléaire propre. La France mettra en avant son savoir faire qui lui permet de réduire sa part de nucléaire sans fermer un seul réacteur. L’Allemagne démontrera qu’elle réduit son empreinte carbone en augmentant l’exploitation du lignite. Les autres expliqueront pourquoi ils ont construit des éoliennes sans prévoir le moyen de stocker l’électricité en période creuse.

Des objectifs ambitieux seront fixés et des milliards seront brandis, prouvant la bonne volonté des uns et des autres. Les participants se quitteront en ayant conscience d’avoir donné au monde les bonnes clés pour survivre.

Et puis les choses continueront leur train.

Au fait, à propos de train, la SNCF envisage de remplacer certaine liaisons ferroviaires par des liaisons routières, lesquelles seront desservies par des autocar à moteur Diesel.

Vive la COP 21...

Partager cet article

Repost 0

commentaires