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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 15:21

13 Octobre 2014

« Le 20 Janvier 2009 , dans le contexte de la crise économique de 2008, le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie organisait les Etats Généraux de l’Automobile, regroupant les principaux acteurs de la filière. Après des travaux préparatoires conduits par des représentants des constructeurs, des fournisseurs, des organisations professionnelles et des pouvoirs publics, la Plateforme de la Filière Automobile (PFA) a été mise en place le 28 avril 2009, et officiellement inaugurée le 9 juin 2009, en présence de Luc Chatel, ministre de l'Industrie. »

La PFA a notamment pour missions de :

- Contribuer à promouvoir et développer toutes activités d’étude dans le domaine automobile au sens large.

- Représenter l’ensemble de la filière automobile française, en lui permettant de s’exprimer d’une seule voix lorsque le sujet le justifie.

- Mener toute action de nature à valoriser la filière et à en assurer la compétitivité.

- Développer une vision claire des grands enjeux de moyen et long terme communs à l’ensemble de la filière, et organiser les actions permettant d’y répondre.

- Développer l’attractivité de la filière et de ses métiers et orienter sa politique d’emploi, de formation et d’apprentissage.

- Contribuer aux relations harmonieuses entre tous les acteurs de la filière au travers du Code de Performance et de Bonnes Pratiques et de la médiation.

7 comités sont chargés des différents aspects de la stratégie automobile. Le comité « Techniques Automobile » (CTA) est le représentant scientifique et technique unique de la filière automobile.

(Extrait de la présentation PFA. pfa-auto.fr/)

Le 19 octobre 2012, à l’occasion du Comité stratégique de la filière automobile, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif, a confié à la Plateforme de la Filière Automobile (PFA) la définition des axes prioritaires pour la R&D, notamment autour du projet «Véhicule 2L/100 km» voulu par le Premier ministre et qui fait partie des 34 plans industriels sélectionnés ( Investissements d’avenir).

Ce programme, mis en place au sein de la PFA, a pour mission de développer les briques technologiques permettant :

- De produire des ruptures en termes de CO2 à coût acceptable pour le client, avec comme objectif une consommation homologuée de l’ordre de 2l/100 km,

- De répondre aux attentes des consommateurs en termes de sécurité (aides à la conduite) et de connectivité (multimédia et systèmes de navigation).

15 thèmes de travail ont été définis ( Briques technologiques):

1- Full Hybride essence non rechargeable ( Hybrid-Air Peugeot).

2- Hybrid essence rechargeable ( PHEV Low cost Renault).

3- Mild Hybrid 48 V.

4- Rendement moteurs essence atmosphériques et suralimentés.

5- Adaptation ICE ( Internal Combustion Engine) aux chaînes hybrides.

6- Allègement des composants mécaniques.

7- Réduction des pertes et récupération d’énergie thermique.

8- Contribution du pneu à l’optimisation énergétique du véhicule.

9- Allègement structure, composants et nouvelle filière.

10- Aérodynamique.

11- Rendement des consommateurs ( auxiliaires).

12 - Systèmes thermiques et chauffage de l’habitacle.

13- ADAS ( Advance Driver Assistance System) et éco conduite évoluée.

14- Voiture connectée.

15- Navigation temps réel.

Une aide au financement des travaux pourra être accordée après sélection du projet collaboratif par les instances de gouvernance du Programme des Investissements d'Avenir. »

Le moins que l’on puisse dire est que la stratégie automobile est bien encadrée, trop peut-être diront certains, qui craignent de voir les projets s’enliser dans une bureaucratie excessive, et surtout de voir les choix techniques plus motivés par l’optimisation des financements de R&D que par les besoins réels du marché.

Mais ne crachons pas dans la soupe avant de l’avoir goûtée.

Voici donc le cadre dans lequel sera développée la fameuse voiture à deux litres aux cent kms.

On peut se demander pourquoi une mobilisation aussi intense puisque la voiture électrique d’une part, et les biocarburants d’autre part, résolvent les problèmes du CO2 et de l’indépendance énergétique.

Faut-il en conclure que nos décideurs ont perdu toute confiance dans ces deux voies ?

Le programme d’industrialisation démarre sur deux prototypes présentés pas nos duettistes PSA et RENAULT. Nous décrirons ces deux objets dans un prochain article, il y a à boire et à manger. Les deux visent d’emblée une réduction des coûts permettant de faire jeu égal avec les voitures classiques dès 2017 pour toucher un large public, ce que n’ont pas su faire les véhicules hybrides de première génération.

Affaire à suivre…

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