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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 12:17

26 Septembre 2014

L’un des objectifs de la transition énergétique est l’abandon progressif des carburants fossiles dans l’automobile, l’énergie étant alors fournie par de l’électricité verte ou par des biocarburants.

Le parc actuel automobile compte 31,5 millions de voitures particulières dont 19,1 millions équipées en Diesel ( 60,6% ).

Les parcours moyens annuels sont de 15 500 km pour le diesel et 8 200 pour les autres. L’ensemble consomme environ 29 Milliards de litres de super et/ou de gazole, représentant une énergie de 290 TWh .

Sur chaque litre de carburant l’Etat prélève 0,86 euro pour le super et 0,66 euro pour le gazole ( TICPE + TVA), pour un total de 20,7 Milliards d’euros par an.

Dans l’hypothèse d’une électrification totale du parc, la consommation énergétique serait divisée par 4,5 et serait alors de 64 TWh. ( 4,5 représente le rapport entre le rendement d’une motorisation électrique et son homologue thermique).

Sauf à renoncer au pactole de 20,7 Milliards, l’Etat devrait donc faire supporter ce prélèvement par l’électricité de rechargement des batteries. Chaque kWh devrait alors être taxé de 0,38 euro TTC supplémentaires.

Aujourd’hui le kWh « domestique » est facturé 8,25 cents HT, auxquels s’ajoutent 2,1 cents de taxes spécifiques ( TCFE, CSPE, CTA), pour un montant TTC de 10,35 cents Hors abonnement .

Dans l’hypothèse d’un parc de voitures particulières entièrement électriques le kWh « automobile » coûterait 48 cents TTC , soit près de cinq fois plus qu’aujourd’hui… Etonnant, non ?

Dans notre modèle fiscal en cours le carburant automobile a deux fonctions: fournir de l’énergie pour propulser les autos, et procurer des ressources au budget de l’Etat. Dans le futur, l’électricité devra ( elle doit déjà ) supporter les coûts du développement des énergies renouvelables ( Eolien et Solaire) et des moyens de compensation de l’intermittence. Elle ne pourra pas, en plus, supporter le report des taxes actuellement généreusement abondées par les consommateurs de super et le gazole.

Le modèle fiscal devra être changé.

En contrepartie la balance du commerce extérieur sera soulagée de 15 Milliards par an, montant des importations de produits pétroliers consommés par nos voitures.

Mais la fourniture des 64 TWh d’électricité de recharge des batteries nécessitera la construction, au choix, de:

- Six réacteurs nucléaires de 1500 MWe ( type EPR),

- Ou l’équivalent en centrales thermiques,

- Ou 4 000 éoliennes offshore de 6 MW avec les moyens de production de relève de l’intermittence.

Les centrales thermiques de relève de l’intermittence devront fonctionner avec des énergies renouvelables, c’est l’évidence même. ( A moins de faire comme les Allemands…) Mais quelles énergies renouvelables ? Certainement pas les biocarburants, sinon autant les mettre directement dans les voitures.

Reste le Biogaz, mais le malheureux aura fort à faire puisqu’on compte déjà sur lui pour assurer le chauffage des bâtiments en remplacement des fossiles précisément.

La résolution de l’équation de la transition énergétique relèverait-elle de la théorie du chaos ?

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