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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 20:33

L’écotoxicité de la civilisation technologique.

12 Février 2014

Depuis un siècle et demi les sociétés humaines ont entrepris de rechercher l’amélioration de leur condition en empruntant la voie du développement technologique.

Cette nouvelle route a pu être ouverte grâce d’une part à l’explosion des sciences, et d’autre part à l’exploitation des sources fossiles d’énergie, l’une ayant d’ailleurs suscité l’autre.

Il est juste d’ajouter que cette frénésie scientifico-mécanique doit autant à la Science qu’à la perspective de profits financiers colossaux, tant il est vrai que depuis la nuit des temps c’est l’argent qui mène le monde.

Cette fièvre a d’abord touché une partie des peuples de l’Hémisphère Nord, mieux préparés à aborder cette nouvelle étape grâce dit-on au bagage hérité des civilisations gréco-latines, mais ceci est une autre histoire.

Comme toute épidémie celle-ci tend à se propager à toute la planète, les peuples du Sud étant très demandeurs d’un mode de vie qui leur semble prometteur d’un avenir meilleur. Mais ceci est encore une autre histoire.

Cette profusion de technologie et de consommation d’énergie s’accompagne de la dissémination de déchets et de pollutions dont la variété dépasse l’imagination. Il serait vain de tenter d’en établir la liste, certains ont essayé, qui se sont enlisés dans des nomenclatures dépourvues de sens et n’aboutissant à aucune démarche opérationnelle.

Pour faire simple on peut dire que la plupart des éléments atomiques présents dans la nature, et même quelques autres fabriqués par l’Homme, se retrouvent présents dans notre environnement à l’état de déchets ou volontairement inclus dans des produits de consommation et/ou d’usage courant à seule fin d’en améliorer les propriétés.

Ils sont présents dans l’atmosphère à l’état de particules, dans les eaux terrestres, souterraines et aériennes, dans les océans, dans les sols, dans les produits alimentaires, les produits corporels, les médicaments, les textiles, les sprays, les peintures, en bref l’espèce humaine baigne dans un environnement imbibé de ces nouveaux éléments avec lesquels il nous faut désormais tenter de vivre.

Certains sont médiatisés, eu égard à l’évidence de leurs effets toxiques.

Qui n’a jamais entendu parler des particules émises par la combustion des énergies fossiles, des nanoparticules, du dioxyde de Titane, de l’Oxyde de Zinc, des polymères organiques, du nanoArgent, du Phosphogypse, du nanoCarbone, des Oxydes d’Azote, des radioéléments comme le Radon, le Tritium, l’Iode, qui sont les plus « populaires » ?

Et tous les autres, plus discrets mais tout autant actifs...

Lorsque l’un de ces éléments pénètre dans l’organisme humain, sa taille moléculaire lui permet de se répandre et d’atteindre n’importe quel organe, y compris le cerveau. Il peut franchir la barrière cellulaire et causer des perturbations à l’intérieur des cellules, l’ADN n’est pas à l’abri de leurs attaques.

La toxicité de certains de ces produits a été établie et des mesures de protection ont été jugées nécessaires.

Mais la grande diversité des espèces potentiellement toxiques et leurs effets rarement spécifiques ne permettent pas de définir une prophylaxie générique, d’autant plus que des effets croisés sont souvent constatés.

Il est donc nécessaire d’étudier les interactions spécifiques de chaque produits suspect avec l’organisme humain.

Le travail est d’autant plus difficile qu’il n’existe pas d’organisme humain de référence qui serait dépourvu de toute contamination puisque celle-ci est d’ores et déjà généralisée.

On ne va tout de même pas élever des groupes d’humains en salle blanche comme des animaux de laboratoire afin de les utiliser pour tester les effets de tel nano élément en particulier à l’exclusion de tous les autres!

Il est pourtant indispensable de caractériser la toxicité de chaque élément suspecté afin de déterminer des doses maximales acceptables et/ou des seuils de concentration qui permettront d’établir une règlementation.

En présence d’un individu atteint de cancer du poumon, comment incriminer le Radon plutôt que la fumée de tabac, les émanations de gaz d’échappement, ou l’eau exagérément tritiée par les rejets de centrales nucléaires ?

Face aux juges, le « c’est pas moi c’est l’autre » aura vite fait d’instiller le doute quant à l’identification du vrai coupable.

Les atermoiements autour de la possible prise en compte d’une contamination par le fameux nuage de Tchernobyl montrent bien les limites de nos moyens d’action.

Quant à décréter l’interdiction de ces émissions polluantes, il n’y faut même pas penser.

Alors, il nous faudra vivre avec.

Pour la première fois de son Histoire connue l’espèce humaine se trouve confrontée à une modification majeure de son environnement.

Majeure car l’influence sur la fonction de reproduction a été démontrée et de possibles modifications de l’ADN fortement soupçonnées.

( La mutagénicité a déjà été démontrée sur des microorganismes ).

Pendant ce temps Homo Sapiens sapiens étudie les problèmes de sa future survie sur la Planète Mars.

Peut-être serait-il plus avisé de s’occuper de sa survie sur Terre…

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