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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 11:37

25 Janvier 2014

Le Woodrow Wilson Institute a mené à bien le projet portant sur l’inventaire des produits de consommation contenant des nanoparticules.1 628 produits ont ainsi été identifiés sur le marché mondial, dont 440 sur le marché européen.

On connaît depuis plusieurs décennies les dangers liés à la dissémination de ces particules, dont il est largement prouvé qu’elles pénètrent dans l’organisme par les voies aérienne, digestive ou intradermique. On sait leur grande réactivité chimique liée à leur très faibles dimensions et leur très grande surface de réaction.

(Nous rappelons quelques-unes de ces caractéristiques sur ce blog dans la catégorie « Nanoparticules »).

Malgré les innombrables études ayant démontré les processus de pénétration de ces corps dans l’organisme et leur dissémination dans les organes les plus divers y compris le cerveau, aucune alarme n’a jamais été officiellement lancée sur leur éventuelle toxicité. Une telle indifférence des pouvoirs publics vis-à-vis d’un problème qui ressemble de plus en plus à celui de l’Amiante commençait à devenir sérieusement suspecte. Il a donc fallu faire quelque chose, montrer au moins que les innombrables comités et instituts Théodule officiellement en charge de notre santé se penchent sur le problème.

La France a récemment mis en place un système de déclaration nationale des nanoparticules fabriquées, importées, et/ou distribuées sur le territoire. La première année de déclaration a été 2012 (documents remis avant le 30 Juin 2013).

Pour 2012, 3 400 déclarations ont été émises, émanant de 930 industriels. Ce type de document/enquête est censé servir dans un premier temps à faire un état des lieux (enfin !) pour ensuite établir un système de traçabilité pour, plus tard ( quand ?) effectuer des études de toxicologie. Peut-être alors sera-t-il procédé à l’émission de recommandations dans un but de santé publique.

Mais il sera probablement trop tard pour les malheureux ( vous, moi, les enfants surtout) qui auront inhalé à plein poumons ces ignobles produits.

Car dès aujourd’hui les nanoparticules sont très largement utilisées dans les produits de consommation comme les cosmétiques, les vêtements, les soins de la peau, les crèmes solaires et bien d’autres dont nos automobiles équipées de filtres à particules qui n’arrêtent que les particules inoffensives ! A vrai dire il serait plus facile de dresser la liste des produits qui n’en contiennent pas ou qui n’en émettent pas.

En 2012, en France, plus de 500 000 tonnes de substances à l’état nanoparticulaire ont été mises sur le marché:

282 014 tonnes produites en France.

222 090 tonnes importées.

( Chiffres extrait du rapport ANSES de Novembre 2013).

On notera l’énormité de la quantité, qui donne le vertige, s’agissant de produits dont on ignore à peu près tout de leur pouvoir de nuisance ! En fait, on feint de l’ignorer, car il faudrait être faible d’esprit pour ne pas réaliser le potentiel hautement toxique de particules de dimensions moléculaires inhalées en nombre incommensurable par les poumons de nos concitoyens, et constituées d’à peu près n’importe quel élément du tableau de Mendeleev.

On invoque souvent, a propos de projets contestés, le principe de précaution censé prévenir les catastrophes en suspendant l’exécution d’un programme dont l’innocuité n’aurait pas été démontrée.

Si ce principe était autre chose qu’une farce opportuniste, l’introduction des nanoparticules dans les produits de consommation aurait dû faire l’objet d’un moratoire.

Or il n’en a rien été comme chacun peut le constater. Tout au plus, éventuellement en 2015, les autorités exigerons que la mention « Nano » accompagne le nom de l’additif porté sur l’étiquette des produits alimentaires. Si toutefois les lobbies du même nom ne s’y opposent pas…

Cet exemple du mépris des autorités responsables de la santé publique, n’est hélas pas unique. Nous voilà donc prévenus, ce n’est pas le principe de précaution qui contribuera au retrait du Nucléaire, et pour les Gaz de schiste il vaudra mieux trouver d’autres arguments pour tenter d’empêcher leur exploitation…

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